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EFP - FORUM NEWS : Débat - F. Haccoun, A. Fuentes, A. Vicens, G. Di Giovanni, C. Antonucci (en français, espagnol, italien)


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L'EUROFÉDÉRATION DE PSYCHANALYSE

LES ÉVÉNEMENTS – THE EVENTS 

Forum Européen de Milan

Une figure de la haine : l’antisémitisme

Françoise Haccoun


« C’est dans le vide de la pensée que s’inscrit le mal » (Hannah Arendt)



Le sujet que j’aborde ici est sensible car il touche dans une certaine mesure une dimension à la croisée de l’intime et du politique. Mais le thème du forum de Milan ne le permet-il pas ? Y a-t-il une politique des affects comme telle interroge Éric Laurent indiquant qu’il s’agit dans ces passions de l’être de modes de modulations de la jouissance[1].

Racisme, homophobie, antisémitisme,les exemples ne manquent pas pour dévoiler la haine féroce de l’autre, la haine de l’altérité. Jacques-Alain Miller nous a invités à aborder ce qu’il en est de la banalité de la jouissance, ce qui résonne avec la banalité du mal avancée par Hannah Arendt.
La pensée d'Hannah Arendt permet de questionner la haine de l’autre au sein du monde actuel et éclaire les évènements sociaux d’une vive intensité : les frontières, le futur de l'Europe, la fragilité de la démocratie, l'exil...La philosophe déclare en introduction de son livre sur l’antisémitisme que « comprendre, en un mot, consiste à regarder la réalité en face avec attention, sans idée préconçue, et à lui résister au besoin, quelle que soit ou qu'ait pu être cette réalité[2] ». Sa thèse est fondée sur le procès d’Adolf Eichmann ouvert en avril 1961 à Jérusalem, haut responsable de la déportation des Juifs vers les camps de la mort sous le IIIe Reich. « Plus on l’écoutait, plus on se rendait à l’évidence que son incapacité à parler était étroitement liée à son incapacité à penser – à penser notamment du point de vue de quelqu’un d’autre[3]. » Elle évoque ainsi les mécanismes, les logiques à l’origine de la destruction des populations civiles qui rendent compte du comportement d’une grande quantité d’exécutants bureaucrates. Hannah Arendt parle de crime administratifcommis par ce qu’elle nomme des criminels de bureaux.

Antisémitisme historique ? Antisémitisme renouvelé ?Doit-on utiliser ce même mot aujourd’hui ? Y-a-t-il discontinuité par rapport à l’antisémitisme nazi ? Les débats à ce sujet sont actuels et me paraissent incontournables à exploiter. Parlera-t-on de la haine antisémite ? de formes nouvelles de cette haine ? Alors quid aujourd’hui de cette haine du juif ? Nombreux sont les faits, les massacres en tous genres, mais aussi les actes qui s’avancent masqués. Peut-on parler de symptôme social avec l’antisémitisme de retour sur la scène politique ? L'antisémitisme « cette haine obscurantiste[4] » rencontre un essor, dans plusieurs pays de l’Europe, mais un antisémitisme que l’on pourrait qualifier d’antisémitisme du quotidien. Une terrifiante banalisation comme l’indiquait Hannah Arendt comme banalité du mal.

Quelques exemples :
Un article du Monde du 11 décembre 2018, met l’accent sur la conclusion, préoccupante, d’une enquête menée par l’Agence européenne des droits fondamentaux, rendue publique par la Commission de Bruxelles, lundi 10 décembre 2018 sur le sentiment d’insécurité des communautés juives d’Europe qui n’en finit pas de grandir.
Après le meurtre de Mireille Knoll[5]et les marches blanches qui ont suivi, d’autres faits mettent au-devant le retour de l’antisémitisme qui dépasse les frontières de la France et touche désormais une grande partie de l’Europe.
L’historienne Marie-Anne Matard Bonucci [6]s'interrogeait sur la possibilité d'écrire une histoire de l'antisémitisme, se demandant si une généalogie de la haine est possible ? Ne range-t-on pas l'antisémitisme au rang d'un phénomène aussi éternel qu’indicible ? indique-t-elle.
Ce dernier 4 janvier 2019 sur France Inter Delphine Horvilleur, femme rabbin française du Mouvement Juif Libéral de France (MJLF) publie Réflexions sur la question antisémite(Ed. Grasset). « L'antisémitisme, énonce-t-elle, n’est pas le problème des juifs mais d'une nation ».
Quelle jouissance mauvaise est impliquée dans cette recrudescence massive des mouvements de haine vis à vis du juif ? Pourquoi cette montée en flèche du démon fasciste dans le monde et en Europe ? Nous le savons. Freud énonçait dans Malaise dans la civilisationcette vérité sur le sort de l’homme : « que l’homme n’est point cet être débonnaire, au cœur assoiffé d’amour dont on dit qu’il se défend quand on l’attaque, mais un être, au contraire, qui doit porter au compte de ses données instinctuelles une bonne somme d’agressivité. Pour lui, par conséquent, le prochain n’est pas seulement un auxiliaire et un objet sexuel possibles, mis aussi un objet de tentation[7] ». Lacan montre que l’agressivité tournée contre autrui est porteuse de mort : « L’agressivité intentionnelle ronge, mine, désagrège ; elle châtre ; elle conduit à la mort[8]. » Oui, elle peut conduire à la haine dans sa face la plus nocive. Alerte ! Urgence !



[1]Laurent, Eric, « politique des affects et modulations de la jouissance »,revue Scripta,2017, Pourquoi la haine, p. 4.
[2]Hannah Arendt, Les origines du totalitarisme : sur l'antisémitisme, Calmann-Lévy, p. 13
[3]Hannah Arendt, Eichmann à Jérusalem, éd. Folio.
[4]https://www.franceinter.fr/emissions/la-chronique-de-jean-marc-four/la-chronique-de-jean-marc-four-29-mars-2018
[5]En France, e produisent les événements dramatiques avec des meurtres : Ilan Halimi, l’école d’Ozar Hatorah, l’hyper Casher de Vincennes, Sarah Halimi, aujourd’hui Mireille Knoll.
[6]https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance/l-antisemitisme-34-genealogie-d-une-haine
[7]Freud, Sigmund, malaise dans la civilisation, PUF, p. 64-65
[8]Lacan, Jacques, « L’agressivité en psychanalyse », Écrits, Seuil, Paris, 1966, p104.



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Adresse: Aula Magna dell’Università Statale via Festa del Perdono 7, Milano

Date: Samedi 16 février 2019

Heure: de 9 h à 18 h 30

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Transferencia y sentimiento:
Une-bévue (una equivocación) y hacer verdadero

Araceli Fuentes



Fragmento de la conferencia de Eric Laurent: “Disrupciones del goce en las locuras bajo transferencia”, publicada en la revista El Psicoanálisis nº 33.

Lacan concluye su reformulación de la transferencia en un punto clave. La separación entre la transferencia negativa y el odio, que hasta ahora había abordado como pasión del ser. Como la pasión que apunta por excelencia al ser del Otro. El Otro no existe, pero la pasión odiosa existe. Precisamente porque no se entretiene con los atributos del Otro, apunta a lo real.El odio al prójimo apunta a algo más profundo. En nuestro último Forum de Roma sobre el extranjero, recordé la función del odio:

En el odio al Otro, (…) es seguro que hay algo más que la agresividad.

Hay una consistencia de esta agresividad que merece el nombre de odio y que apunta a lo real en el Otro (…) Ésta es incluso la forma más general que se puede dar a este racismo moderno tal como lo verificamos. Se odia especialmente la manera particular en que el Otro goza.1

El oído está del lado de lo real, y aunque el Otro no exista, el odio es primero en relación al amor. Es un punto de rechazo, de expulsión del (de lo) Otro que se remonta a la Ausstossung de Freud ya en la fase clásica de su enseñanza. “pues así es como hay que comprender (…) la Ausstossung aus dem Ich, la expulsión fuera del sujeto. Esta última la que constituye lo real en cuanto que es el domino delo que subsiste fuera de la simbolización”.2 Con este fondo es como hay que leer la introducción por Lacan, en contrapunto a la separación de los Unos, del lugar del sentimiento.

HayUno, pero esto quiere decir que, con todo, hay sentimiento. Este sentimiento que he llamado, según las unaridades, que he llamado el soporte, el soporte de lo que es preciso que reconozca del odio, en tanto este odio es pariente del amor.3

El odio es consecuencia de la separación respecto del goce de los Otros unos. Del mismo odio que constaté en Roma el hecho de que “saber esto, saber las aporías del amor y del goce en la vecindad del prójimo no nos condena al cinismo, ni a la inmovilidad o a la constatación de la presencia irreductible del odio o del mal”, Lacan da un lugar a partir de lo real del odio, a otra dimensión. Esta última se impone a partir del tropiezo (achoppement).

Porque el “hablar solo” del Uno no está exento de esta dimensión, muy al contrario. El rasgo de lo Unario conlleva el rasgo de la une-bevue.

No hay nada más difícil de captar que ese trazo/rasgo de la une-bevue (…) En alemán

Esto significa inconsciente, pero traducido como una- equivocación, quiere decir algo muy distinto, quiere decir un tropiezo, un traspié, un deslizamiento de una palabra a otra.4

Detengámonos en esta nueva versión del tropiezo aislada por Jacques Alain Miller.

En su seminario Los cuatro conceptos…, (Lacan) ya había definido el inconsciente mediante el escollo (tropiezo), es decir, mediante la une-bévue. Pero en su Seminario 24, esto tiene un significado totalmente distinto. Aquí, el escollo (tropiezo) o el deslizamiento de palabra en palabra como fenómeno se ubican en un tiempo anterior aquel en el que puede aparecer el inconsciente. El inconsciente sólo aparece en la une-bévue en la medida en que se agrega una finalidad significante, en la medida en que se agrega una significación.5

Y es ahí donde se realiza una nueva versión de la transferencia positiva. Es una transformación añadiendo sentimiento, una transformación añadiendo significación que permite un nuevo uso del partenaire de goce para superar los tropiezos de la une-bévuedel sujeto confrontado a lalengua y su inestabilidad, sus deslizamientos permanentes.

Lacan da un nombre a esta transformación mediante el agregado de significación. La designa como un hacer verdadero: “El psicoanálisis, es lo que hace verdadero”… El inconsciente viene después, porque se agrega sentido. “Se agrega un toque de sentido, pero sigue siendo un semblante”.6

Así el semblante sigue estando sometido a un régimen distinto de la verdad. El semblante sometido al “hacer verdadero”, permite al sujeto restablecer una homeostasis, a pesar de los tropiezos, a pesar de la profunda inestabilidad de lalengua, a pesar de la homofonía7primordial. Es preciso entonces el apoyo del analista, más allá de la función del testimonio, de apoyo, de secretario. Es aquel que hacer verdadero el escollo (tropiezo).

Que por supuesto el analizante produzca el analista, de eso no cabe ninguna duda. Por eso me interrogo a cerca de lo que es ese estatuto del analista al que dejo su lugar de “hacer verdad”, de semblante.8

Lo que en el tiempo de la Cuestión preliminar… se presentaba como el horizonte de un tratamiento posible de la psicosis, una estabilización de la metáfora delirante gracias a una ficción no edípica, ahora se generaliza en forma de una homeostasis regida por el principio del placer como defensa contra la disrupción del goce. Pero Lacan introduce ahí una nueva dimensión al considerar que la homeostasis del principio del placer es sinónimo de reposo y de sueño. Jacques Alain Miller dio una transcripción de esta versión del psicoanálisis que constata el Otro roto y restablece un lugar del analista como semblante entendido en el sentido de un hacer nuevo. “El hacer verdadero”. Este “hacer verdadero” se opone al registro del “hacer ser” contemporáneo del otro que incluye el significante de la Ley.9

Se percibe entonces en qué consistiría el psicoanálisis. Consistiría en traer hacia el principio del placer mediante el efecto de sugestión. (…) La sugestión es el efecto natural del significante. Lo entiendo de esta manera porque Lacan dice. “hay contaminación del discurso por el sueño” (…).10

¿Qué describe Lacan como el uso de lo que se llama, de lo que se llamaba, la interpretación? Curiosamente vuelve a traer ahí el principio del placer y le reconoce un lugar en el Uno.11

Al final del recorrido, la sugestión es devuelta a su fundamento primero: el impacto del significante sobre el cuerpo, que permite cierto tratamiento de la disrupción de goce, su atemperación en una homeostasis gracias a la autoelaboración de una ficción no estándar. En esto resiste la importancia de la definición que lacan da del fin del análisis en las conferencias norteamericanas de 1975. “Un análisis no debe ser llevado muy lejos. Cuando el analizante piensa que está feliz por vivir, ya es bastante”.12 Lo que hay que entender es que esta felicidad de vivir, esta satisfacción, es una satisfacción del Uno. Se sitúa a contrapelo de la satisfacción articulada con el Otro, la que indicaba Lacan en Función y campo… donde

La cuestión de la terminación del análisis es la del momento en que la satisfacción del sujeto resulta realizarse en la satisfacción de cualquiera, es decir de todos aquellos que se asocian en una obra humana.13

Jacques Alain Miller, comentando este pasaje en su último curso, considera que causa “perplejidad”.

No se ve exactamente que aquellos que se asocian en una obra humana, ya sea una escuela o un partido, brillen por la compatibilidad de su satisfacción, se percibe más bien que se pelean.14

Por eso Lacan da un lugar, en contrapunto, a la ficción autoreguladora y de satisfacción del Uno, a un nuevo abordaje de la interpretación. La que funciona a contracorriente del uso común de la ficción, como un “despertar”.



1 Miller, J.-A.., Extimidad, Buenos Aires, Paidós, 2010, pág.53.

2 Laca, J., “Respuesta al comentario de Jean Hyppolite”, Escritos I, Madrid, Biblioteca Nueva, 2013, pág.369.

3 Lacan, J., “Le Séminaire: “L’insu que sait de l’une bévue s’ aile à mourre” (cours 17 mai 1977), op. Cit.,pág.17

4 Id.

5 Miller, J.-A., El ultimísimo Lacan, op. Cit., pág 142

6 Id.

7 Milner, J.C., “Back and forth from Letter to Homophony”, Problemi volinternational, vol. 1, nº1, 2017, Society for Theoretical Psychanalysis.

8 Lacan, J., “Le Séminaire 24, (cours 17 mai1977)

9 Miller J.-A., El Uno solo, op.cit., lección del 11 de mayo del 2011. Clase publicada en Freudiana nº69.

10 Miller, j.-A., El ultimísimo Lacan, op.cit.,pág.145

11 Ibid., pág. 145

12 Lacan, J., “Conférences et entretiens dans des universités nor-américanes”, Yale University, Silicet 6/7, Seuil, 1976, pág. 15

13 Lacan, J., Función y campo de la palabra y el lenguaje en psicoanálisis”, Escritos I, Madrid, Biblioteca Nueva, 2013, pág.308.

14 Miller, J.-A., El Uno solo, clase del 6 de abril del 2011.

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Los amantes de Europa

Antoni Vicens



Si fuera mínimamente cierto que el hombre del que hablaré inspiró el carácter de Victor Laszlo en la película Casablanca, eso añadiría sólo un matiz aventurero a quien quiso tener a Europa entre sus brazos. Cuando en 1946 Winston Churchill pronunció su discurso en Zurich — “Let Europe arise!” — se refirió al antecedente de la Unión PanEuropea “que tanto debe al Conde Coudenhove-Kalergi”.

En efecto, a partir de los años ’20 este “noble cosmopolita” (como lo calificó Thomas Mann) dedicó su vida a impulsar un movimiento al que llamó Paneuropa, sobre el cual llamó la atención de una buena parte de los políticos de la época. Su fin era construir una federación de Estados europeos, que pudiera competir con las otras grandes potencias mundiales, que según él eran el Imperio Ruso, el Imperio Británico, Panamérica y la República China. Su proyecto culminó en la intervención de Aristide Briand — jefe del gobierno francés — ante la Sociedad de Naciones en 1929. Si Coudenhove-Kalergi era un idealista que consideraba que la ideología política era una transformación moderna del espíritu religioso, Briand adivinaba que el futuro pasaría por el control económico del poder. Así presentó el proyecto de “alguna clase de vínculo federal” poniendo la dimensión económica como básica. La propuesta se decidió en una reunión celebrada en Madrid entre Briand y Gustav Stresemann, el canciller alemán. Ambos habían recibido el Premio Nobel de la paz tres años antes, por sus esfuerzos para resolver la crisis política que dejó la Gran Guerra. Pero a la Sociedad de Naciones no le entusiasmó la idea; fue creada una Comisión; pero ya era tarde: la crisis económica mundial y el ascenso del fascismo y el nazismo ocupó el escenario europeo.

Coudenhove-Kalergi no actuaba como político, sino más bien como impulsor y abogado de una idea que Hitler había de considerar repugnante a la vez que consideraba a su defensor como un “bastardo”.

Hijo de un diplomático del Imperio Austro-Húngaro, el conde Richard Nicolas Coudenhove-Kalergi era un filósofo. Partía de la idea de que Europa no tenía aún definición, ni casi frontera. ¿La Gran Bretaña pertenecía o no a Europa? ¿Dónde fijar la frontera oriental? De otro lado, obviaba el hecho de que la fuerza económica de los Estados europeos provenía de sus colonias. Alemania había perdido las suyas; de ahí el esfuerzo hitleriano por conquistarse un Lebensraum. A España le quedaban poco más que el raquítico protectorado del Rif. La idea de Paneuropa era aristocrática, impracticable y elitista. Era, como dijo Churchill, “errónea pero verdadera”. Su pacifismo tenía raíces budistas, por la vía de su madre , japonesa descendiente de samuráis. No parecía tener claro que el europeísmo como superación de los nacionalismos se haría al precio de crear una nueva nacionalidad, la europea, enfrentada a las otras. Su idea de frontera era topológicamente plana: si “la Unión Paneuropea se abstiene de toda ingerencia en los asuntos de política interior”, ¿qué harán los Estados con los extranjeros éxtimos?

Dicho ésto: ¿por qué Sigmund Freud, en 1931, “fue uno de los que propusieron a Coudenhove-Kalergi para el Premio Nobel de la Paz”? Ernest Jones remite la explicación a la consideración que Freud tuvo por el libro de Heinrich Coudenhove, padre de Richard, titulado La esencia del antisemitismo, de 1901. Al parecer, lo consideraba uno de los mejores libros publicados sobre el tema. De él dice la Jewish Enciclopedia que su autor mostraba un gran conocimiento sobre el tema. Consideraba el sionismo como el resultado y el remedio al antisemitismo, y hacía la predicción de que las tres religiones del libro acabarían combinándose en una sola. Quizá interesó a Freud saber que ese hombre había sido antisemita en su juventud, que ello le llevó a estudiar el fenómeno, de lo que resultó su paso al punto de vista contrario y a la crítica de las teorías raciales que empezaban a circular por Europa. No excluía al propio judaísmo de haber causado el odio fanático con su propia intolerancia, cuyo origen se remontaría al escriba Esdras, quien al retorno del exilio en Babilonia habría instaurado la obligación para los judíos de observar la Torá y de evitar los matrimonios mixtos.

El archivo Freud de la Biblioteca del Congreso conserva tres cartas de Richard Coudenhove-Kalergi a Freud. Parece que en 1925 pidió a Freud por dos veces que se pronunciara en favor de la Unión Paneuropea. Jones da por sentado que Freud le autorizó a ello. En la tercera carta, de 1931, agradece a Freud que hubiera dado soporte a su candidatura al Premio Nobel de la Paz. Nunca lo consiguió, a pesar de que fue nominado por amigos suyos en 21 de sus ediciones, hasta 1967. Sí que recibió, en cambio, en su primera edición de 1950, el Premio Carlomagno, dedicado a quienes contribuyen a la idea de Europa y de la paz de Europa.

Su amor por Europa se consumió en una obra orientada, pero que se quedó a las puertas de los lugares donde se toman las grandes decisiones políticas y, sobre todo, económicas. De su idealismo histérico nos queda la elección del “Himno a la alegría” de la novena sinfonía de Beethoven como himno de Europa.

Europa tuvo sus amantes; pero sus padres serían, en la postguerra, hombres como Alcide de Gasperi, Robert Schuman, Jean Monnet o Konrad Adenauer. Parece que podemos atribuir a la Europa de los ’30 la pregunta de Ilsa entre los brazos de Rick mientras la Wehrmacht entraba en París: “¿Son cañonazos, o los latidos de mi corazón?”

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Dalla speranza alla paura … 
è questa l’inevitabile deriva dell’Europa?

Giovanna Di Giovanni



L’essere umano nasce sociale, ci dice Freud, e con Lacan possiamo aggiungere che è iscritto in un ordinamento simbolico ancora prima di nascere, preso nelle maglie del linguaggio che struttura desiderio e godimento. Ma non è una strutturazione così pacifica. Il mondo esterno, l’Altro è primario e prende “la parola di comandamento”,1 rendendo ciascuno estraneo a sé stesso proprio in ciò che ha di più intimo. Freud ha anche detto che l’odio è primario e l’amore un tentativo di riparazione e Lacan aggiunge che l’odio proviene dal rifiuto primordiale che il Lust-Ich oppone al mondo esterno e parlerà di hainamoration.2

Ma l’Altro rinvia comunque a questa parte di me che rigetto e la padronanza intravista nello specchio si rivela illusoria. E’ facile allora scivolare nell’odio dell’Altro, che ha illuso e derubato. Anche nei rapporti sociali più vasti, come fra Europa e singole nazioni o fra le diverse nazioni stesse, si possono così ritrovare queste dinamiche, esacerbate e accresciute dall’attuale comunicazione di massa, che diviene arma pericolosa se al servizio di facili demagogie. II passato, pur non lontano, non sembra infatti invitare alla riflessione. Nell’odio di sé proiettato nell’altro possono situarsi anche le radici della volontà di unirsi all’Altro non nella progettualità costruttiva ma nella distruttività mortale, come nell’attentato suicida, “tentativo di iscriversi specularmente nell’Altro odioso.”3

La paura si può così sostituire alla speranza e alla fiducia, come ha osato umanamente dire un uomo politico,4 e può assumere le forme più diverse. Può incarnarsi in colui che viene da “altrove” o in colui che, anche all’interno del mio codificato ,confortevole sistema, minaccia il possesso di qualcosa ritenuto un diritto acquisito. Il migrante, il derelitto, l’emarginato mostra specularmente la fragilità del mio statuto e corrode la supposta incrollabile legittimità. Chi può garantire infatti chi sono “i sommersi e i salvati”?5

Sfruttando l’angoscia dell’essere umano, facilmente si può scivolare alla massa, alle nazioni, quelle che non vogliono cedere i privilegi e quelle che dovrebbero subire, in una dicotomia che seziona l’Europa intera. Dalla speranza di collaborazione vitale, perché “l’Europa non è solo vincoli ma può essere anche progresso”,6 si passa allora alla paura reciproca, all’odio e l’Altro vira a nemico. Ma indicare qualcuno o qualcosa da odiare all’esterno non impedisce il sorgere sempre più frequente di tensioni interne, come si vede accadere nelle diverse nazioni europee.

Con la psicoanalisi sappiamo che, sotto apparenze di movimenti rapidi fino all’inconsulto, la paura comporta una paralisi difensiva profonda e impedisce ogni cambiamento vitale. La propaganda della paura è la prima forma della distruttività, di Tanatos. Ormai è ripetuto che la perdita di riferimenti simbolici, la parcellizzazione paradossalmente unita alla globalizzazione negli attuali media, che fanno la nostra comunicazione, sottopongono l’essere umano a difficoltà sempre nuove.

Non sembra però che una proiezione dell’angoscia nell’altro simile, una chiusura difensiva da assediati, sia la prospettiva più utile. Questo può valere anche per un intero continente, l’Europa, occupata a dividersi nell’odio ma assediata dal mondo esterno, in un processo ignorato dai più.

La sfida appare nel sociale e riguarda il mondo politico, ma come tutti i fenomeni umani tocca anche la psicoanalisi e chiama ciascun operatore del campo ad interrogarsi sulla forma da dare a qualcosa che con Freud ha avuto origine nella singolarità della sofferenza ignorata dalla scienza ufficiale, ma che da subito ha avuto una portata universale e rivoluzionaria. Ha infatti mostrato che l’esistenza umana non è nella repressione e nemmeno nell’odio per l’ignoto in noi e fuori di noi, ma nella ricerca instancabile di una forma ogni volta nuova e per questo vitale.

Tanatos, l’odio, immobilizza e Eros “immortale” si origina nelle esistenze singolari e impegna anche l’analista a darne testimonianze sociali e visibili. Visto che il discorso del capitalista appare avvitato su se stesso, occorre che l’essere umano ricordi che esiste un’altra più profonda e persistente economia umana, quella dell’inconscio. Compito della psicoanalisi allora proprio adesso può essere mostrarne l’operatività nei diversi contesti dell’esistere umano. 


1- E. Laurent, La vergogna e l’odio di sé, in La Psicoanalisi, n.46, ed. Astrolabio, p.51

2- J.Lacan, Il Seminario XX, ed. Astrolabio , p.89.

3- E. Laurent, ibidem, p.52.

4- R. Prodi, L’Europa della speranza, SIR, 22 nov. 2018.

5- P. Levi, I sommersi e i salvati, ed. Einaudi.

6- G. Napolitano, L’Europa siamo noi, raistoria.rai.it, 24 ott. 2014.

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Amore e odio per l’Europa da un sapere iniziatico a un sapere per tutti

Carla Antonucci



Prima di cominciare a scrivere su questo tema mi sono domandata se si trattasse di scrivere su qualcosa che riguardasse gli italiani o l’intera comunità Europea… Già questo però esemplifica la situazione, in effetti il desiderio di appartenere all’Europa nasce dal desiderio di voler ridefinire un’identità di comunità allargata, col sottinteso, non così esplicito di sacrificare una quota parte della propria identità pregressa. Mentre a buoni conti l’odio per l’Europa nasce, tra le altre cose, dalla paura del depauperamento della propria identità pregressa. Forse in questo momento storico stiamo collettivamente ridefinendo molti aspetti della nostra vita sociale, a partire dai modelli familiari, le relazioni interpersonali, il ruolo dell’uomo e della donna, i rapporti di lavoro, senza parlare del modo in cui la presenza del nuovo mondo di internet ha cambiato il rapporto con il sapere e la conoscenza. Tutto questo attiene alla modifica identitaria del soggetto. 

Siamo tutti cresciuti in un mondo omofobo, non nascondiamoci dietro a un dito, negli anni ottanta ad esempio i gay si chiamavano apertamente froci, ballavamo l’alligalalli tutti insieme, per poi finire in un passato non molto lontano a ballare il bunga bunga… e così per molte altre cose. Alcuni di noi, forse, sono pronti a fare un passo avanti, altri ne hanno fatti due, questa progressione sociale non è uniforme. A quelli che invece continuano a ballare l’alligalli viene chiesto di fare un passo avanti rispetto alle loro concezioni sul mondo, ma è evidente, soprattutto agli occhi di noi psicanalisti, che questo non è possibile senza un adeguato percorso e un tempo per farlo, soprattutto è difficile imporlo. 

Senza parlare del fatto che in Italia abbiamo smesso di credere a una guida culturale prima che politica. Ci troviamo in un momento, e internet ha un peso non indifferente, in cui come dice Miller, c’è una forte tensione una “opposizione tra l’iniziazione e il per tutti, tra il per qualcuno, il per tutti. […] per avere accesso al sapere degli iniziati, bisogna essere passati per l’esperienza. L’iniziazione concerne un sapere e la trasmissione di un sapere sotto la condizione di essere passati per una esperienza data.”1

Così abbiamo al governo un Ministro del lavoro che non ha mai lavorato perché risponde al criterio del per tutti senza essere passato per una esperienza data. 

Bisogna tenere presente ed è questo probabilmente che si ignora, che “indiscutibilmente, l’iniziazione è all’occorrenza servita alla diffusione per un per tutti”2

Basti pensare agli Illuministi, “la filosofia degli Illuministi ha risposto al per tutti e soprattutto nel suo valore morale. […] Ma chi sono stati gli agenti attivi della trasmissione della filosofia illuminista? Eh dunque, una setta iniziatica.”3

In fondo un esempio ancor più vicino a noi lo è la Passe, non si tratta in fondo della stessa cosa? 

Al giorno d’oggi per controbattere le assurdità di Salvini, un uomo che fa il bullo con i più deboli, intervengono cantanti e attori… manca nel nostro Paese una guida culturale. 

Se pensiamo a quanta confusione è presente nel nostro Paese: i dati dell’ultimo Eurobaromentro mostrano che gli Italiani vogliono mantenere l’Euro come moneta ufficiale ma al contempo vogliono uscire dall’Europa… è il caso di dire amore e odio per l’Europa. In questa piega si inseriscono i populismi che vanno a prendere tutta quella fetta di popolazione che non è pronta a un cambiamento così netto e ha bisogno di una guida. E allora la paura prevale e forte diventa l’aiutiamoli a casa loro, chiudiamo i confini. 

Se solo però ci fosse qualcuno che facesse presente quali sono gli attributi fondamentali dell’europeismo come John McCormick li definisce4 sono sicura che italiani diventerebbero Europeisti. Perché dico questo? In fondo altro non si tratta di una buona parte dei principi del programma che il Movimento Cinque Stelle presentava alle elezioni prima di salire al governo e allearsi alla Lega. Se dessimo un’occhiata indietro nel tempo, sfortunatamente vedremmo che il sogno di un Europa unita nel 1929 veniva fatto a brandelli a causa dell’opposizione dell’Italia Fascista, niente di più vicino a quello che sta succedendo oggi. 

In fondo noi lacaniani abbiamo l’esempio di Lacan, quando fonda la Scuola, lui non si pone come una guida ma come guidato, non si è mai presentato come un conducator5. Rimane valida la domanda di Miller: “Come si può passare dal uno ad uno al per tutti?6Come dunque a questo punto trasmettere gli insegnamenti etici di Lacan, insieme agli strumenti validi e democratici che ci ha trasmesso, come ad esempio il cartello (è forse un caso che in questo momento ci sia nella Scuola una difficoltà a formare i Cartelli?)? Come giungere ad una psicoanalisi per tutti senza perdere ciò che di iniziatico c’è nella psicanalisi? Come la psicanalisi può essere utile alla società al fine di tenere lontano il fantasma della dittatura? 



1 J.-A. Miller, L’École, le transfert et le travail in Travaille!, La cause du desir n. 99, 2018, p. 145

2 ibidem p. 145

3 ibidem p.145

4 John McCormick, Europeanism (Oxford University Press, 2010)

5 J.-A. Miller, L’École, le transfert et le travail in Travaille!, La cause du desir n. 99, 2018, p. 138

6 ibidem p. 147



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Traduzione simultanea in inglese, francese, spagnolo e italiano.

Data: Sabato 16 febbraio 2019

Orario: 9.00h -18.30h

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