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EFP NEWS : PIPOL9 - Orientations, Le mot de... Anaëlle Lebovits-Quenehen, Crète, et Éliminer l'inconscient ?


 

Orientation 6

« Déjà en 1950 il y avait un débat dans le mouvement psychanalytique sur l’inconscient : Est-ce qu’il est fait des traces biologiques ? Est-ce qu’il est en nous-mêmes ? Est-ce qu’il est en dehors de nous-mêmes ?

Lacan proposa l’interprétation que l’inconscient est un système qui n’est pas en nous-mêmes, mais qui comme le langage se trouve en dehors de nous. Il avait une phrase : « L’inconscient est structuré comme un langage. » Il ne se réfère pas au langage au sens linguistique, mais au fait qu’il est là à l’extérieur. Nous réagissons à un système qui n’est pas dans notre cerveau et pas en y pensant mais en étant sujet à ses influences sur nous. »

Éric LAURENT, « La thérapie vendue au détail »

 

Orientation 7

« Que le substrat biologique du sujet soit dans l’analyse intéressé jusqu’en son fond, n’implique nullement que la causalité qu’elle découvre y soit réductible au biologique. »

Jacques LACAN, « La psychanalyse vraie, et la fausse », Autres écrits, 1958, p. 166.

 

Orientation 8

« L’inconscient, soit l’insistance dont se manifeste le désir, ou encore la répétition de ce qui s’y demande, – n’est-ce pas là ce qu’en dit Freud du moment même qu’il le découvre ? »

Jacques LACAN, « Télévision », Autre écrits, p. 514.

 

Orientation 9

« Définir l’inconscient comme un savoir [...] c’est le prendre par le bout où il est un automaton. C’est pourquoi Freud met, lui, tellement l’accent sur la Zwangshandlung, l’action compulsive. C’est ça, la définition de l’inconscient comme savoir. Tandis que le définir comme sujet, c’est mettre au contraire l’accent sur, non pas l’automaton, mais sur la tuchè, sur la rencontre au hasard, sur l’imprévu, et même au-delà sur l’imprévisible. Prendre l’inconscient comme sujet, ce n’est pas du tout le prendre comme étant déjà là et portant des effets, mais le prendre au niveau de l’effet [...] comme quelque chose qui se produit et qui se manifeste de façon aléatoire. Et en ce sens, le sujet est un événement. C’est, dans les formations de l’inconscient, l’événement de l’inconscient. »

Jacques-Alain MILLER, "Les us du laps", 15 décembre 1999.

 

Orientation 10

« Nous sommes entrés en guerre. Nous sommes entrés – il a fallu nous en apercevoir – dans une guerre du savoir, une guerre entre les sujets supposés savoir. Il y a notre sujet supposé savoir et il y a le leur. Et l’enjeu est vital pour nous, car le sujet supposé savoir, c’est le nom de l’inconscient en tant que transférentiel. Il n’y a pas l’inconscient d’abord et puis le transfert. La position même de l’inconscient, sa position opératoire, tient au transfert comme transfert de savoir. »

Jacques-Alain MILLER, "Notre sujet supposé savor"

 

 

Orientation 6

"In 1950 there was a debate in the psychoanalytic movement on the unconscious: is it made of biological traces, is it in ourselves? Is it outside of us?

Lacan proposed the interpretation that the unconscious is a system that is not in us but, as with language, lies outside of us. He had a phrase: ‘The unconscious is structured like a language’. He does not refer to language in the linguistic sense, but to the fact that it is there exteriorly. We respond to a system that is not in our brain and not in thinking it but in being subject to its influences on us."

Éric LAURENT,  "Re-tale Therapy"

Translation: Raphael Montague

 

Orientation 7

"That the biological substrate of the subject is, in analysis, implicated to its core, in no way implies that the causality which analysis discovers  there is reducible to the biological."

Jacques LACAN, « La psychanalyse vraie, et la fausse », Autres écrits, 1958, p. 166.

Translation: Raphael Montague

 

Orientation 8

“Whence the unconscious, namely the insistence through which desire manifests itself, in other words the repetition of the demand working through it - isn't that what Freud says of it at the very moment he discovers it?” 

Jacques LACAN, Television, 1974/ 1990, p. 8.

 

Orientation 9

"Defining the unconscious as a knowledge [...] is to take it by the end where it is an automaton. This is why Freud himself puts so much emphasis on the Zwangshandlung, compulsive action. That's it, the definition of the unconscious as knowledge. Whereas to define it as a subject, is on the contrary to place the emphasis not on automaton, but on tuchè, on random encounters, on unforeseen events, and even beyond on the unforeseeable. To take the unconscious as a subject is not at all to take it as already there and carrying effects, but to take it at the level of the effect [...] as something that occurs and manifests itself in a random manner. And in this sense, the subject is an event. It is, in the formations of the unconscious, the event of the unconscious." 

Jacques-Alain MILLER, "Les us du laps", 15 décembre 1999.

 

Orientation 10

We went  to war. We entered – we had to realise - into a war of knowledge, a war between the subjects supposed to know. There is our subject supposed to know and there is theirs. And the stake is vital for us, because the subject supposed to know is the name of the unconscious qua transferential. There is not the unconscious first and then the transference. The very position of the unconscious, its operative position, lies in the transference as a transference of knowledge."

 

Jacques-Alain MILLER, "Notre sujet supposé savor"

Translation: Raphael Montague

 

Le mot de Anaëlle Lebovits-Quenehen

« Une affaire de goût »

 

« Cerveau et inconscient - deux mondes parallèles »

Journée préparatoire vers Pipol 9 en Crète

 
 

Éliminer l'inconscient ?

 

Pour qui douterait encore de l’actualité et de l’enjeu de Pipol 9

Après www.lacanquotidien.fr

« L'assassinat manqué de la psychanalyse » (A. Aflalo),

le projet d'éliminer, en France, la dimension de l’inconscient des enseignements.

À lire dans le Lacan Quotidien les articles suivants : 

 

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