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GIEP 

15 mai – par Zoom

Vers PIPOL 10 

Tous mère 

avec  Esthela SOLANOSUAREZ 

 18h30 – 21h30  – heure d'Israël

Hébreu – français

Inscription: https://giepnls.com/product/touts-mere

Veuillez noter que ceux qui s'inscrivent en dehors d'Israël sont priés de saisir le numéro de passeport au lieu du numéro d'identification

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London Society

15 May – via Zoom

Toward PIPOL 10

Wanting a Child?

 Desire for Family and Clinic of Filiations

 with Domenico Cosenza

Time: 11:00-12:30 BST

Free and open to all

Registration: secretary@londonsociety-nls.org.uk

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De la chaîne YouTube de PIPOL 10 : 

 

Interview avec Céline Gautier

Journaliste indépendante et co-fondatrice de Médor

 

 

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Strip-tease

"L’écriture est une trace où se lit un effet de langage"
— Lacan, XX, 110



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NLS Congrès présente

Reginald Blanchet
Strip-tease

Le premier effet corporel du langage, son effet constituant, c’est, peut-on dire, « le corps qu’on a », c’est-à-dire qu’on voile. Invariant civilisationnel le vêtement est le signe par excellence de l’humanité au même titre que le langage et l’interdit de l’inceste. L’habit fait l’être parlant : la nudité est impossible. La mise à nu elle-même est encore vêture, revêtement de voiles. En se dévoilant le corps parlant ne peut jamais que se voiler encore et toujours. Il ne peut être que nude, il n’est jamais naked. Que le nu soit celui de l’athlète, de l’invite érotique, de la réalisation artistique, de l’écologie naturiste ou de la gestuelle pornographique, il est en effet discours toujours. Marqueur social de sa condition de citoyen de plein exercice en Grèce antique la nudité intégrale de l’athlète dans la palestre est le costume qu’il revêt comme sa parure. Le corps nu ici est synonyme de corps dûment façonné. Il est vêtement taillé sur mesure à même la chair selon un patron précis. C’est la musculature, la stature et l’harmonie des formes du corps. Le nu est ainsi toujours et partout en quelque manière revêtement.

Mais se voilant le corps parlant se dévoile. Ce que cèle le vêtement est aussi ce qu’il donne à voir : qu’il exhibe lourdement ou insinue à peine. Le vêtement conduit le regard. Il l’appelle et l’interdit, le leurre ou le gratifie. Revêtement ultime du corps parlant la nudité est donc coextensive au regard. Elle est fonction de regard. Elle est en cela jouissance pulsionnelle de l’objet regard. Le corps parlant en effet n’a, à proprement parler, jamais affaire qu’à sa mise à nu, soit à la mise en jeu de son être-regardé. Destin comique, dira-t-on en somme, que celui du corps parlant pris dès l’origine dans le tournoiement de la « danse des sept voiles » que nous conte la mythologie et que reconduit sans manquer le strip-tease continuel auquel le soumet sa condition. Il y puise sa jouissance. Elle est pulsionnelle, soit précisément l’effet du dire dans le corps.           

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NLS Congress presents

Reginald Blanchet
Strip-tease

The first bodily effect of language, its constitutive effect, is, one might say, "the body one has", that is to say that one veils. A civilisational invariant, clothing is the sign par excellence of humanity just as language and the prohibition of incest. Dress makes the speaking being : nudity is impossible. Laying bare [a mise à nu] is itself still a clothing, a covering of veils. In revealing itself, the speaking body can only ever veil itself again and again. It can only be nude, it is never naked. [1] Whether the nude is that of the athlete, that of the erotic invitation, that of the artistic achievement, or that of the naturist ecology or of pornographic gestures, it is in fact always discourse. As a social marker of his condition as a full citizen in Ancient Greece, the athlete's complete nudity in the palestra is the costume he wears as his adornment. The naked body here is synonymous with a properly shaped body. It is a garment custom-made from the flesh according to a precise pattern. It is the musculature, the stature and the harmony of the body's forms. The nude is thus always and everywhere in some way covered.

But by veiling itself, the speaking body reveals itself. What the garment conceals is also what it gives to be seen: whether it heavily exhibits or barely insinuates. The garment leads the gaze. It calls and forbids it, lures or gratifies it. The ultimate covering of the speaking body, nudity is therefore coextensive with the gaze. It is the function of the gaze. It is in this way the drive jouissance of the object gaze. The speaking body is, strictly speaking, only ever concerned with its nudity, that is to say, with the putting into play of its being-seen. It is a comic destiny, one might say, that of the speaking body caught from the start in the whirling "dance of the seven veils" that mythology tells us about and that is constantly renewed by the continual strip-tease to which its condition subjects it. He draws his jouissance from it. It is the drive, precisely the effect of saying in the body.          
 
Translated by Linda Clarke
Reviewed by Eva-Sophie Reinhofer

 

[1] TN: Italicised words in English in the original.

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Pendant le Congrès de la NLS 2021

Effets corporels de la langue


During the Congress of the NLS 2021

Bodily Effects of Language


Corps confinés  / Bodies in Lockdown 


 with – avec 

Marie-Hélène Brousse, Marco Mauas,

 Thomas Svolos, Philip Dravers 

Linda Clarke & René Raggenbass

 


Analysts talk about their experience of analysis in times of lockdown

Des analystes parlent de leur expérience de la psychanalyse aux moments de confinement


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Le lien Zoom pour le congrès sera envoyé la veille du congrès

 The  Zoom link for the congress will be sent in the evening before the congress


Register HERE – Inscrivez-vous ICI!

 

Les inscriptions seront fermés le vendredi 21 mai, 21h (Bruxelles/Paris)  


Registrations will be closed on Friday 21th of May 9 p.m. (Brussels/Paris Time)


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Initiative Russie 

 Samedi – 15 mai 

 Saint-Pétersbourg – via Zoom 

Séminaire

Le corps dans la psychose

  avec Bernard Seynhaeve

L'heure : 11h-15h (Saint-Pétersbourg)

Inscriptions : https://lacan-sinthome.ru/registration

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La chair et lalangue : nos parasites

"L’écriture est une trace où se lit un effet de langage"
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NLS Congrès présente

Stijn Vanheule
La chair et lalangue : nos parasites

En 1997, Berlinde De Bruyckere a réalisé une série de dessins intitulée « parasite ». Elle nous montre une femme penchée, qui est probablement enceinte, de longs cheveux voilent son visage. Toutes sortes de tentacules noirs, couleur peau et rouge sang s'élèvent ostensiblement du bas du tableau ; s'accrochant aux cicatrices, ils semblent comme liés à son organisme. Certains tentacules ressemblent aux pattes velues d'une araignée,  tandis que d'autres sont comme des vaisseaux sanguins perforant la peau et fusionnant avec son corps.
 
Un parasite est un organisme qui se nourrit d'autres organismes vivants, comme une tique sur le pelage d'un chien. Comme De Bruyckere utilise ce terme, la question est de savoir quel parasite attaque cette femme. Dans une interview, l'artiste relie l'idée d'être habitée par un parasite à la grossesse et évoque la peur qu'elle a ressentie lors de sa première grossesse.

Sans s'en rendre compte, elle formule ainsi une remarque très lacanienne. Lacan soutient qu'un embryon a un lien parasitaire avec la mère, qui est physiquement rompu à la naissance, provoquant un malaise physique chez le bébé. Les dessins de Berlinde De Bruyckere démontrent que de même la grossesse provoque un malaise chez une femme. Outre les ajustements hormonaux, elle est aussi confrontée au défi de situer l'intrusion parasitaire d'une nouvelle vie dans l'espace de son propre corps. Habituellement, cette coexistence devient vivable en s'identifiant à la maternité. En d'autres termes, une réponse est nécessaire en réponse à une telle intrusion parasitaire.
 
Les idées ultérieures de Lacan sur le lien entre le langage, le corps et la physicalité tournent particulièrement autour de la recherche d'une réponse adéquate aux intrusions parasitaires que nous rencontrons tous. Prenez sa Séance de clôture de 1975, que nous avons étudiée dans notre cartel, où il déclare que nous devons considérer un être humain comme une chose pensante ou res cogitans. Là où dans les années 1950 et 1960, il soulignait que la pensée obéit à la logique du signifiant et donc de l'inconscient ; dans cette Séance de clôture, ainsi que dans d'autres contributions des années soixante-dix, il accentue le caractère matériel des res cogitans. La chose pensante est une substance, et cette substance échappe à l'opposition corps-esprit (res cogitans versus res extensa). Lacan l'exprime ainsi : « ce à quoi nous nous efforçons, c’est tout de même de faire rentrer ça, cette notion de substance pensante, dans un réel ».
 
Avec la notion de « substance pensante », Lacan postule que notre être signifié est lié à une physicalité réelle, qui peut aussi être distinguée du corps en tant que représentation spatiale imaginaire. Pour penser cette physicalité, selon Lacan (toujours dans sa Séance de clôture), il faut se libérer de l'idée que la « vie » doit être considérée par opposition à la « mort ».
 
Dans la logique de Lacan, la « vie » n'est rien d'autre qu'un processus cyclique tournant autour d'un trou. Vu du Réel, l'homme est une masse de chair tremblante insensée percée de trous – les trous des orifices corporels – où précisément le tremblement de la chair évoque une jouissance parasite à l'image corporelle. Parasite parce que cette jouissance est vécue comme interne, mais pas comme « propre ». Elle doit être appropriée, et dans la mesure où elle échoue, l'inquiétude surgit.
 
 

parasitant
I   corps  —————————->   R   chair

 
 
C'est peut-être précisément ce pourquoi une grossesse peut évoquer une expérience parasitaire chez une femme : une nouvelle vie dans votre corps montre clairement que votre propre corps vivant a toujours vibré et tremblé sans que la volonté n'ait beaucoup d'impact sur lui. Cela ne s'arrête pas là, cette chair vivante n'est elle-même pas autonome. Sa substance est liée à lalangue. Les mots parasitent notre organisme, ce que Lacan exprime avec son terme « corps parlant ».
 

 

parasitant
R   chair —————————->   S   lalangue

 

Dans L'inconscient et le corps parlant, Miller (p. 56) écrit que le concept du corps parlant rappelle « que les chaînes signifiantes que nous déchiffrons à la freudienne sont branchées sur le corps et qu’elles sont faites de substance jouissante » . 
 
En d'autres termes, dans la mesure où les signifiants sont des lettres et ont un caractère lalangue dénué de sens, leur utilisation parasite le corps. Lalangue est un organisme hors du corps qui mord dans la chair vivante. Parler fonctionne donc comme un circuit de plaisir qui affecte le corps avec ses sons. A l'inverse, l'excitation de la chair vibre aussi dans la manière dont nous traitons le signifiant. Ceci, soutiennent Lacan et Miller, est le réel de l'inconscient.
 
Pour limiter les deux formes de parasitage, les gens intègrent généralement leur corps parlant dans le champ des images et des significations. Deux pistes s'ouvrent ainsi spontanément : la débilité et l'illusion. La débilité signifie que l'on en vient à croire à « l’imaginaire comme imaginaire de corps et imaginaire de sens » (Miller, p. 58). L'illusion implique la croyance que le réel est signifiable. La débilité et l'illusion nous rendent sourds au parasitage par le langage.
 
Lacan illustre cette dynamique dans son 24e Séminaire (Leçon VIII du 8 mars 1977) avec l'exemple de son petit-fils Luc. Un jour, le petit Luc lui dit qu'il essaie d'utiliser des mots qu'il ne comprend pas. De plus, il pense que c'est précisément pour cela qu'il a une grosse tête. Lacan souligne que le garçon, comme lui, a en fait un gros crâne, mais ce n'est pas le nœud de l'histoire. Le fait est que le petit Luc relie cette image particulière de sa tête à la prolifération de mots incompris, cela montre qu'il utilise l'illusion quotidienne pour limiter l'expérience parasite du langage. C'est une forme d'identification avec laquelle il répond à une intrusion.
 
La troisième piste, à côté de la débilité et de l'illusion pour faire face au parasitage à travers la chair et lalangue, consiste à être dupé par le réel. Cela peut se faire, entre autres, en nommant la jouissance insignifiante qui marque notre vie. Je lis les dessins de Berlinde De Bruyckere comme une sorte de dénomination ou de présentation d'une vraie jouissance. Ils rendent la jouissance singulièrement présente sans qu'elle soit tout à fait particularisable dans le domaine du sens et du langage.
 
 
Traduit par Dominique Gentès

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