Société Hellénique

Athènes- 22 juin

 Journée des cartels : 
 La psychanalyse confrontée à l’urgence subjective

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EFP NEWS

L’EUROFÉDÉRATION DE PSYCHANALYSE

 

 

PIPOL 9

 

 
Inscriptions au congrès Pipol9

Un lieu pour l’alangue du corps

C’est le titre qu’annonce Éric Laurent de la conférence qu’il donnera en séance plénière de PIPOL 9.

Éric Laurent

Un lieu pour l’alangue du corps. C’est d’une autre localisation, que celle de la localisation cérébrale, qu’on suppose qu’il sera donc question. Une autre localisation, comme Lacan parlait dans son Séminaire Encore, d’une autre satisfaction.

Cette conférence sera présidée par le Président de l’EFP,

Domenico Cosenza

 

Le fil rouge des AE

Victoria Horne-Reinoso (Paris), Gian Francesco Arzente (Turin), Oscar Ventura (Alicante) et Aurélie Pfauwadel (Paris) diront tout au long du congrès La flèche de l’expérience.

Patricia Bosquin-Caroz clôturera ce fil rouge, comme plus-un de la série.

 

PIPOL 9 recevra 

Catherine Pépin

Physicienne quantique, elle est chercheuse en physique théorique du CEA à Saclay. Son sujet d’étude, c’est le vide quantique.

La conversation se déroulera sous le titre : La science, pas sans l’inconscient ?

avec Marie-Hélène Brousse et Yves Vanderveken

 

Anne-Laure Boch 

est neurochirurgienne à la Pitié-Salpêtrière à Paris. Elle est aussi Docteur en philosophie. Elle nous parlera du Grandeur et décadence de la pinéale avec

Anaëlle Lebovits-Quenehen

 

Forum européen et international lors des plénières !

Présidé par Gil Caroz (Bruxelles):

Maria Cristina Aguirre (New York), Vilma Coccoz (Madrid), Dominique Holvoet (Tournai), Jean-Daniel Matet (Paris), Nicola Purgato (Padova) et Alan Rowan (Berlin).

De l’impossibilité de faire taire – Résistance du symptôme

 

INSCRIPTIONS

 
Register for the Pipol9 Congress

A Place for l’alangue of the Body

is the title of the conference that Éric Laurent has announced he will give at PIPOL 9.

 Éric Laurent

A  place  for  l’alangue  of  the body.  It  is  from  an  other  localisation,  than  that  of  cerebral  localisation,  that  one  supposes  therefore  that  it  would  be  a question.  An other localisation,  as  Lacan  spoke of  in  his  Seminar Encore,  of an  other  satisfaction.

This conference will be presided by the President of the EFP,

Domenico Cosenza

 

The Red Thread of the AE

Victoria Horne-Reinoso (Paris), Gian Francesco Arzente (Turin), Oscar Ventura (Alicante) and Aurélie Pfauwadel (Paris) will speak about The Pin-point of the Experience.

Patricia Bosquin-Caroz will conclude this red thread, as plus-one of the series.

 

PIPOL 9 welcomes

Catherine Pépin

A quantum physicist, she is a theoretical physics researcher at CEA in Saclay. Her subject of study is the quantum void (vacuum).

The conversation will be entitled, Science, not without the unconscious?

with Marie-Hélène Brousse and Yves Vanderveken

 

Anne-Laure Boch 

is a neurosurgeon at Pitié-Salpêtrière in Paris. She is also holds a Doctorate in philosophy. She will speak to us about Grandeur and Decadence of the Pineal with

 Anaëlle Lebovits-Quenehen

 

A European and International Forum during the Plenary!

Presided by Gil Caroz (Brussels):

Maria Cristina Aguirre (New York), Vilma Coccoz (Madrid), Dominique Holvoet (Tournai), Jean-Daniel Matet (Paris), Nicola Purgato (Padova) and Alan Rowan (Berlin).

The impossibility of silencing – Resistance of the symptom

 

REGISTRATION

 

 

 

 

 





À la suite du

CONGRÈS 2019 DE LA NLS
1er-2 JUIN – TEL-AVIV

¡ Urgence !
 

 

L'interprétation : de la vérité à l'événement

Argument du
congrès 2020 de la NLS à Gand

Éric Laurent

 


Téléchargez le pdf de l'argument ici

L’interprétation : de la vérité à l’événement
 

Discours prononcé à Tel-Aviv, le 2 juin 2019
 

       
        Dès que l’on évoque l’interprétation surgit un malentendu. Le binaire entre le texte et son interprétation nous fourvoie. Nous tombons immédiatement dans l’illusion qu’il existerait le langage de l’inconscient et que celui-ci appellerait un métalangage, l’interprétation. Lacan n’a pas cessé de marteler que l’expérience de la psychanalyse lui permettait non seulement d’affirmer qu’il n’y avait pas de métalangage, mais que ce dire donnait la seule chance de s’orienter correctement dans cette expérience. Deux propositions fondamentales en découlent. Le désir n’est pas l’interprétation métalangagière d’une pulsion confuse préalable. Le désir c’est son interprétation. Les deux choses sont de même niveau. Une deuxième proposition doit y être ajoutée : « les psychanalystes font partie de l’inconscient, puisqu’ils en constituent l’adresse [1]. » Le psychanalyste ne peut faire mouche que s’il se tient à la hauteur de l’interprétation qu’opère l’inconscient, déjà structuré comme un langage. Encore faut-il ne pas réduire ce langage à la conception mécanique que peut en avoir la linguistique. Il faut lui ajouter la topologie de la poétique. La fonction poétique révèle que le langage n’est pas information, mais résonance, et met en valeur la matière qui lie le son et le sens. Elle dévoile ce que Lacan a nommé le motérialisme, qui en son centre enserre un vide. …

 


1. Lacan, J., « Position de l’Inconscient » (1964), Écrits, Seuil, Paris, 1966, p. 834.

 

Lire l'argument complet ici
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CONGRÈS 2019 DE LA NLS
1er-2 JUIN – TEL-AVIV

¡ Urgence !

 

 

Ouverture du congrès 2019 de la NLS
 

Bernard Seynhaeve

 


Tel-Aviv, le 1er juin 2019

Si c’était à refaire, j’aurais donné pour titre à ce congrès : L’urgence de la vie.

Je voudrais vous indiquer comment le thème de ce congrès s’inscrit dans la suite logique des thèmes des congrès précédents : l’inconscient en 2017 et le transfert en 2018.

Dans le texte ultime de Lacan, « La préface à l’édition anglaise du Séminaire XI », Lacan fait un usage d’un signifiant que j’ai proposé à notre École de tirer au clair, celui de « cas d’urgence ».

Ce texte que Lacan a écrit immédiatement après son séminaire sur Joyce, (11/5/76 – 17/5/76) qui au fond constitue la dernière séance de ce Séminaire, comme le fait remarquer Jacques-Alain Miller, est un texte de clinique psychanalytique pure et qui redéfinit la passe. C’est la raison pour laquelle Miller peut dire qu’il s’agit en quelque sorte du testament de Lacan. En fait, ce texte est une boussole pour la formation du psychanalyste. Je me suis donc mis à la tâche de tenter de comprendre ce sur quoi je butais : « mes cas d’urgence ».

Je me suis d’abord mis à rechercher où Lacan parlait d’urgence. Lacan parle à plusieurs endroits d’urgence dans son enseignement. Puisqu’il s’agit de la formation du psychanalyste dans cette préface au Séminaire XI, je me suis posé la question de savoir s’il était aussi question d’urgence lorsque Lacan a inventé la passe, en 1967 dans sa « Proposition du 9 octobre 1967 ». Et la réponse est affirmative et cela a attiré mon attention.

L’urgence dans ce dernier texte, qui s’articule à la satisfaction, constitue l’un des ultimes concepts de l’enseignement de Lacan.

Arrêtons-nous par conséquent à ces deux paradigmes de l’urgence sur lesquels Lacan s’appuie pour inventer la passe : L’urgence subjective en 66 et 67 et ces cas d’urgence en 76.

A. En 1966 d’abord, Lacan parle d’urgence subjective. L’urgence subjective est le paradigme dont se sert Lacan pour aborder la question de la formation du psychanalyste : « Il y aura du psychanalyste, dit-il, à répondre à certaines urgences subjectives [1]. » C’est en 1966. C’est important de le souligner parce qu’un an plus tard, en octobre 1967, Lacan invente la passe [2].

B. Les cas d’urgence dont il parle 10 ans plus tard, n’est pas l’urgence du sujet, l’urgence subjective. Dans les cas d’urgence il s’agit de l’urgence du parlêtre. De l’urgence subjective à l’urgence du parlêtre il y a un pas à franchir. En 1976 ce paradigme de l’urgence est défini dans sa « Préface à l’édition anglaise du Séminaire XI ». Lacan situe le psychanalyste en tant qu’il est celui qui accepte de faire la paire avec ses « cas d’urgence ». Comme on va le voir, ce petit texte est une réécriture de sa « Proposition » sur la passe.

L'urgence subjective

En 66 l’urgence subjective est le point d’Archimède qui préside au transfert, soit lorsque Sest coupé de S2.

Lacan désigne ce qu’on appelle la demande de l’analysant en puissance comme la requête d’une urgence. L’urgence subjective est le point d’Archimède qui préside à l’établissement du signifiant du transfert dans son rapport au signifiant quelconque. L’urgence subjective, au sens de la psychanalyse, implique l’appel à l’Autre, à S2. On rencontre un analyste quand on se trouve face à une mauvaise rencontre ou à un symptôme qui fait rupture de sens, quand on se trouve face à une rupture de la chaîne signifiante (S1//S2). En 67, dans sa « Proposition », le psychanalyste dans le dispositif analytique, est cette personne, ce « quelconque », un S2, qui incarne ce lieu d’adresse du parlêtre, le Squelconque, il est celui qui accepte de se faire le lieu du transfert de l’analysant. En 66, l’urgence subjective correspond à la rupture de la chaîne signifiante (S1//S2). À cet égard, l’entrée dans la cure analytique « commémore » le moment traumatique de la rencontre de la langue et du corps. L’urgence subjective en 67 dans sa « Proposition » sur la passe, préside au transfert, soit à l’instauration du sujet supposé savoir pour renouer avec S2. Le mathème du transfert, explique Miller, se déduit de la définition du sujet dans le Séminaire XI : (S1→S2). Un sujet est ce qui est représenté par un signifiant Spour un autre signifiant S2.

L’urgence des cas d’urgence, l’urgence du parlêtre

Lacan, dans son tout dernier enseignement, redéfinit la question de la passe et de la formation du psychanalyste en articulant ce signifiant, urgence, avec un autre signifiant : celui de la satisfaction. Urgence et satisfaction font la paire dans le texte ultime de Lacan et constituent un ultime concept de la psychanalyse du tout dernier Lacan pour proposer sa définition de la passe.

Dans ce texte, Lacan se pose la question suivante : Qu’est-ce qui pousse quelqu’un à s’installer comme psychanalyste ? Pourquoi donc quelqu’un décide-t-il devenir analyste ? Y a-t-il autre chose qui le motive à exercer cette profession que de gagner du fric ? Est-ce que ce serait par amour de son prochain ? Et si ce n’est pas pour ça, y aurait-il une autre raison ?

Lacan répond alors à sa question : donner la satisfaction à son analysant est l’urgence à laquelle préside l’analyse. L’urgence du psychanalyste consiste en effet « à donner cette satisfaction ». Dans ce texte, l’analyste est appelé à donner la satisfaction à celui avec qui il fait la paire. Ce n’est pas évident à saisir cela au premier abord.

J’ai deux questions pour tenter de tirer cela au clair. D’abord, lorsque Lacan parle de cette satisfaction, de quelle satisfaction s’agit-il ? Ensuite, l’articulation de ces deux signifiants « urgence et satisfaction » m’est apparue particulièrement difficile à saisir à la première lecture du texte.

Depuis quand l’analyste donne-t-il la satisfaction à ses analysants ? Ce n’est pas du tout évident d’articuler urgence et satisfaction comme le fait Lacan. Quelle serait cette sorte de satisfaction que l’analysant attendrait de la part de celui avec qui il fait la paire ? S’agirait-il de satisfaire à une demande ? Comme le souligne Miller, il ne s’agit pas de satisfaire la demande qui, elle, « doit rester lettre morte ». Ou s’agirait-il alors de la satisfaction d’un besoin quelconque, ou encore par amour du prochain comme ce qui anime le bon samaritain ?

Il ne s’agit ni de la satisfaction de la demande, ni non plus de celle du besoin ou par amour de son prochain. Si ce n’est pas de tout cela qu’il s’agit, alors se dit Lacan, posons la question aux psychanalystes eux-mêmes, ou du moins à ceux qui sont allés jusqu’au terme de leur analyse. « Interrogeons ceux qui se risquent à témoigner » de leur parcours analytique, interrogeons, dit-il, « comment quelqu’un peut se vouer à satisfaire ces cas d’urgence ».

Quels sont alors ces cas d’urgence et de quelle nécessité de la satisfaction s’agit-il ? Voilà posées par Lacan les coordonnées de ce texte.

Lorsqu’il reparle de la passe à la fin de son enseignement, Lacan n’utilise pas le signifiant « urgence subjective » comme il le faisait dans sa proposition de 67, mais celui de « cas d’urgence ».

D’autres signifiants ne se retrouvent plus dans ce texte.

On ne retrouve pas le signifiant « transfert » dans ce texte non plus, alors que le transfert trouve sa définition algorithmique dans sa proposition d’octobre 67. Dans ce texte ultime, les signifiants savoir, sujet supposé savoir et transfert n’y figurent plus. Le sujet supposé savoir c’est l’hypothèse de l’inconscient freudien, l’inconscient transférentiel. À cet égard, Miller précise qu’il préfère qu’on dise qu’on revient de séance en séance parce que « ça pousse », « ça urge », plutôt qu’à cause du transfert.

À la place du signifiant transfert on trouve faire la paire. Le transfert s’appuie sur les signifiants de l’analysant, alors que faire la paire avec ces cas d’urgence impliquent une jouissance que recèle et qui préside au transfert, c’est-à-dire le sinthome.

Ce sur quoi Lacan met l’accent dans ce texte ultime, c’est que dans l’analyse, il y a toujours urgence, il y a toujours quelque chose qui pousse, qui urge, qui presse et que recèle le transfert au-delà des signifiants, même si on prend ensuite son temps, si on traîne [3]. L’urgence c’est ce quelque chose qui s’inscrit dans la durée, qui presse le parlêtre. Quelque chose de l’ordre de l’urgence de la vie, comme l’a magnifiquement développé Dominique Holvoet dans son enseignement d’AE.

Qu’elle est cette urgence ? C’est précise Lacan, l’urgence de la satisfaction. Quelle satisfaction ? Miller précise : « Cela indique une causalité qui opère à un niveau plus profond que le transfert, à un niveau que Lacan qualifie de satisfaction en tant qu’elle est urgente et que l’analyse en est le moyen [4]. » C’est l’analyste qui est appelé à donner cette satisfaction. On ne revient pas de séance en séance à cause du transfert, mais à cause d’une urgence qui satisfait la pulsion de la vie. Au fond, nous sommes toujours en état de tenter de satisfaire quelque chose, sans jamais y parvenir, et c’est ce qui nous pousse, ce qui met l’être parlant dans cet état d’urgence. Comme l’animal, on peut satisfaire ses besoins. Cependant la satisfaction dont il s’agit ici n’a rien à voir avec la satisfaction des besoins. Ce dont il s’agit ici c’est de l’urgence de la vie qui quelque part ne se satisfait jamais parce qu’elle ne se rapporte pas à la satisfaction de la demande. Lacan avait déjà précédemment évoqué l’urgence de la vie en tant qu’elle est quelque chose qui pousse, quelque chose qui veut, quelque chose qu’il faut situer au-delà de la satisfaction des besoins vitaux et qui se rapporte au réel. Il s’agit dans l’urgence de la vie, d’un « vouloir », d’une volonté de vivre que Lacan définit précisément dans le séminaire sur l’Éthique de la psychanalyse.

« L’urgence, l’urgence de la vie, l’urgence vitale, c’est-à-dire la volonté fondamentale de vivre, le besoin propre à la vie au-delà des besoins vitaux, le Not des Lebens de Freud est appréhendée par Lacan par l’expérience de la parole. Et à cet égard, la cure analytique est une expérience de parole au cœur de laquelle se situe l’urgence de la vie [5]. »

L’urgence de la vie est appréhendée par Lacan par l’expérience de la parole. L’urgence de la vie constitue le cœur du sinthome où le corps se noue à la langue.

En d’autres mots, l’urgence de Lacan tout à la fin de son enseignement, celle qui pousse le parlêtre, celle qui booste le parlêtre consiste ainsi à courir vers la vérité que recèle le trou du réel dans le langage, mais cette vérité ne s’attrape pas par les mots. L’urgence, c’est celle qui consiste à tenter d’attraper la vérité qu’on n’atteint jamais parce que le réel fait trou dans la langue. C’est cela qui se situe au-delà de la satisfaction des besoins. C’est la course elle-même vers la vérité qui procure la satisfaction du parlêtre. C’est la raison pour laquelle, on peut dire que l’analyse est en elle-même le moyen de cette satisfaction urgente. C’est le transfert lui-même qui travaille à la satisfaction. C’est l’association libre elle-même qui procure cette satisfaction qui se situe au cœur de l’urgence de la vie.

À cet égard, l’analyste est celui qui accepte de faire la paire avec l’analysant pour donner cette satisfaction. Et la question cruciale qui se pose alors est de savoir comment y mettre un terme.

La question qui se pose alors est la suivante : « Comment se passer de faire la paire avec son analyste, comment se satisfaire sans son analyste. » Cela revient à se poser la question de savoir comment y faire avec la jouissance non résorbable, celle que recèle le sinthome qui fait le cœur de cette urgence de satisfaction. « Le mirage de la vérité » a un terme dit Miller [6], celui de l'inconscient réel qui se voit, qui s'apprécie à « la satisfaction qui marque la fin de l'analyse [7] ».

La racine du mot « satisfaction » est le satis, du latin satiare, le « c’est assez ». Ainsi, la satisfaction c’est aussi celle de la fin de l’analyse. La satisfaction c’est aussi le « c’est assez !, ça suffit, c’est suffisant » que l’on doit situer à la fin.

La satisfaction se décline par conséquent selon le mode du satis, du « c’est assez ». C’est assez parce qu’on a trouvé une nouvelle façon de savoir y faire avec sa jouissance non résorbable. « La question de la passe, remarquait Miller, est celle de la réconciliation, de l’alliance avec cette jouissance impossible à négativer. Non pas le non, mais le oui à la contingence qui m’a fait ce que je suis, disait-il. Je suis ce que je jouis[8]. » 

Il n'y a pas de façon plus sobre, plus délicate, de le dire, poursuit Miller. Il y a fin de l'analyse quand il y a satisfaction. Cela suppose sans doute une transformation du symptôme qui, d'inconfort, de douleur, délivre la satisfaction qui, depuis toujours, l'habitait, l'animait. Le critère est de savoir y faire avec son symptôme pour en tirer de la satisfaction.

À la fin de son enseignement, Lacan écrit que l’analyste « s’hystorise de lui-même », c’est-à-dire, s’hystorise dans la solitude de l’Un, sans faire la paire avec son analyste. Comme on s’en aperçoit, l’urgence ici se situe au point d’Archimède de la passe du tout dernier Lacan. Ce texte testamentaire sur la passe définit la passe par l’urgence de la vie.

 

1Lacan, J., « Du sujet enfin en question », Écrits, Seuil, Paris, 1966, p. 229-236.

2Lacan, J., « Proposition du 9 octobre 67 sur le psychanalyste de l’École », Autres écrits, 2001, Seuil, Paris, p. 243-249.

Cf. Miller, J.-A.,« La passe du parlêtre », de « L’orientation lacanienne. Choses de finesse en psychanalyse » (2008-2009), The Lacanian Review, n° 6, « ¡Urgent ! », NLS, Paris, 2018, p. 124-146, établie par C. Alberti et P. Hellebois, enseignement prononcé dans le cadre du département de psychanalyse de Paris VIII, leçon du 21 janvier 2009. Une première version de ce texte établie par J. Peraldi et Y. Vanderveken est parue dans La Cause freudienne, n° 74, Navarin, Paris, 2010, p. 113-123. Non relu par l’auteur.

4Ibid., p. 136.

Extrait de la conférence Urgence ! de Christiane Alberti à Bruxelles le 8 décembre 2018.

Cf. Miller J.-A., « La passe bis », La Cause freudienne n° 66, Navarin, Paris, leçon du 10 janvier 2007 de « L'orientation lacanienne. Le tout dernier Lacan », enseignement prononcé dans le cadre du Département de Psychanalyse de Paris VIII.

Lacan, J., « Préface à l'édition anglaise du Séminaire XI », The Lacanian Review 6opcit., p. 24.

Miller, J.-A., « L’orientation lacanienne. Choses de finesse en psychanalyse », opcit., cours du 8 avril 2009.

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CONGRÈS 2019 DE LA NLS
1er-2 JUIN – TEL-AVIV

¡ Urgence !

 

 

Mots d’ouverture de la 
Directrice de la Commission d’organisation du congrès 2019  

Sharon Zvili-Cohen
 


Nous vous souhaitons la bienvenue au congrès de la NLS – ¡ Urgent !

Nous sommes heureux de vous voir aussi nombreux pour participer aux travaux sur le thème de l’urgence ; sujet si pertinent et si proche. Nous voudrions tout particulièrement remercier Barbara Wolffer, directrice de l’Institut français, Nurith Aviv, et tous nos invités qui nous honorent de leur présence.

Nous souhaitons également la bienvenue à Angelina Harari, présidente de l’AMP, à Domenico Cosenza, président de la EFP, et aux présidents des Écoles européennes.

Nos remerciements vont aussi tout spécialement à Éric Laurent pour sa contribution et pour son soutien aux travaux de notre École pendant les prochains jours.

_______

¡ Urgent ! Le XVIIe Congrès de la New Lacanian School, fondée en 2003 et regroupant des Sociétés et Groupes sensiblement éloignés les uns des autres, accueille cette année pour la troisième fois son congrès à Tel-Aviv. Cette année, à côté des langues officielles de la NLS, le français et l’anglais, nous avons voulu donné une place aux langues locales, à l’hébreu et à l’arabe.

Aboutissement d’une conversation au sein de notre communauté à la suite du projet de loi sur l’État-nation, la suggestion d’ajouter la langue arabe à la traduction a été faite au Comité exécutif de la NLS. Le projet de loi sur l’État-nation est une loi fondamentale récemment inscrite dans la législation israélienne. Elle précise notamment que la langue hébraïque est la « langue du pays », tandis que l’arabe est « une langue à statut spécial ».

Entre le « Maître » et « l’exception », où vous situez-vous ? Comment allez-vous vous positionner ?

La psychanalyse nous enseigne qu’aucune loi ne peut gérer le lien intime que chacun a avec le langage et la manière singulière de se situer dans la diaspora du langage.

Quiconque fait l’expérience d’une psychanalyse orientée par Jacques Lacan et Jacques-Alain Miller sait que parler n’est pas un acte automatique, et que la manière dont chacun se trouve empêtré et s’extrait de l’Autre s’incarne dans cet acte même. C’est à partir du corps qu’il est possible de poser l’acte de parler, acte qui revient au corps et le constitue en tant qu’Autre.

Le discours psychanalytique est un lien social unique. Ce n’est pas un lien direct de cause à effet, et en tant que tel, cela constitue un lieu de vie, un lieu qui dépasse le lieu où l’on vit.

Dans l’une de ses formulations récentes, Éric Laurent présente l’inconscient comme une bande de Möbius intégrée dans la faille de la civilisation, il y introduit quelque chose qui n’est pas de l’Idéal.

Avec cette bande de Möbius, nous pouvons situer le lien qui se forme entre le sujet et l’Autre de telle manière que l’intérieur et l’extérieur ne soient pas les deux côtés d’une barricade, mais soient au contraire attirés l’un par l’autre, et faisant plutôt obstacle à la séparation ségrégative ; les deux côtés d’une barricade qui soient reliés à la politique de l’École qui invite à frapper à la porte de l’intérieur.

Pour moi, l’urgence s’est faite sentir lorsque j’ai réalisé que le pari pris par la NLS d’organiser un congrès en quatre langues pourrait bien s’avérer être une chimère. Peut-être les gens ne viendraient-ils pas entendre les quatre langues !

Ce qui m’a permis de me réveiller, c’est le fait que la psychanalyse est vivante en Israël depuis plus de trois décennies. Une communauté qui travaille et qui dure depuis un moment. Une communauté de psychanalystes installée durablement. Un espace est laissé à l’expérience analytique et à la conversation concernant la formation du psychanalyste au sein de l’École. L’éthique de la psychanalyse se répercute sur les institutions de la santé mentale grâce aux nombreux analystes qui travaillent, d’une manière ou d’une autre, au sein des institutions existantes, aux côtés d’institutions nouvellement inventées, nées du discours psychanalytique, faisant place, entre autres, à la langue arabe et l’hébreu.

Il n’est plus possible d’effacer ce qui ne peut pas être effacé. L’invention freudienne a créé un trou dans l’universel ; là où il n’y avait pas de discours préalable, l’inconscient pouvait faire son entrée. C’est le traumatisme auquel se réfère l’enseignement de Lacan, nous dit Jacques-Alain Miller dans l’une des leçons retenues pour la préparation du congrès.

Les conséquences de ce trou dans l’universel, de ce traumatisme, sont ce qui rend possible la création d’une telle praxis radicale, formulant chaque fois à nouveau l’inconscient.

Je souhaite remercier Bernard Seynhaeve, président de la NLS, qui a fait preuve de suffisamment de discernement, de même que le comité exécutif de la NLS, pour sortir une initiative hésitante de son anonymat, en lui attribuant un nom appartenant à l’École. Ce fut un plaisir pour nous de travailler avec vous. Merci à tous ceux qui ont pris part à la préparation et aux travaux de ce congrès, et bien sûr à ceux qui se sont déplacés à travers les continents pour être ici aujourd’hui. Joyeux travail !
 

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Cercle de Varsovie (Pologne)

Varsovie – 15 juin

XVII Journées Scientifiques du Cercle de Varsovie  
"¡ Urgence ! dans la clinique psychanalytique" 
avec  Yves-Claude Stavy

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EFP NEWS

L’EUROFÉDÉRATION DE PSYCHANALYSE

 

 

PIPOL 9

 

 
Inscriptions au congrès Pipol9

La séquence sur ce qu’est l’inconscient et sa conversation seront animées par la Présidente de l’Association mondiale de psychanalyse

Angelina Harari

Elle viendra du Brésil pour cela. C’est dire qu’il le fallait. Elle nous avait prévenus dans sa vidéo : « C’est le moment de la réponse ».

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À PIPOL 9

Clotilde Leguil et François Ansermet interviendront en duo :

 

” L’inconscient / le vivant : tout en commun “

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PIPOL 9 recevra 

Pablo Jensen

Physicien de formation et spécialiste en « modélisation des nanostructures », il est actuellement directeur de recherche au CNRS et membre du laboratoire de physique (des systèmes complexes) de l’École normale supérieure de Lyon. Son dernier ouvrage : Pourquoi la société ne se laisse pas mettre en équations (Seuil, 2018).

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PIPOL 9

Journée en séances plénières du dimanche 14 juillet :

Miquel Bassols de Barcelone Antonio Di Ciaccia de Rome et Pierre-Gilles Guéguen de Paris.

Kaïros – Don’t miss it!

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Nous aurons le plaisir d’accueillir 

François Gonon

Neurobiologiste, il est Directeur de recherche émérite au CNRS, Institut des Maladies Neurodégénératives, Université de Bordeaux. 

Le titre de son intervention :

Le discours des neurosciences, entre argumentation de la preuve et rhétorique de la promesse

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INSCRIPTIONS

 
Register for the Pipol9 Congress

The sequence on what the unconscious is and its conversation will be animated by the President of the World Association of Psychoanalysis

 Angelina Harari

She will come from Brazil for this. It must be said that it’s necessary. She had warned us in her video: “It’s the moment of the response”.

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At PIPOL 9

Clotilde Leguil and François Ansermet’s intervention will take the form of a duet:

“The Unconscious / the Living: Everything in Common”

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PIPOL 9 welcomes

Pablo Jensen

A physicist by training and a specialist in “modelling of nanostructures”; he is currently research director at the CNRS and a member of the physics laboratory (complex systems) of the École normale supérieure de Lyon. His latest book: 

[Why Society Cannot Be Put into Equations] (Seuil, 2018).

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PIPOL 9

Plenary Sessions Day – Sunday 14 July:

Miquel Bassols, Barcelona Antonio Di Ciaccia, Rome and Pierre-Gilles Guéguen of Paris.

Kaïros – Don’t miss it!

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We’ll have the pleasure of welcoming 

François Gonon

A neurobiologist, he is Emeritus Research Director at CNRS, Institute of Neurodegenerative Diseases, University of Bordeaux.

The title of his talk is:

The Discourse of Neuroscience, Between Arguments for Proof and the Rhetoric of Promise

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REGISTRATION

 

 

PIPOL 9 Event at ICLO-NLS in Dublin 

With Florencia Shanahan, Raphael Montague and Rik Loose

 

 

Éliminer l’inconscient ?

Pour qui douterait encore de l’actualité et de l’enjeu de Pipol 9

Après www.lacanquotidien.fr

« L’assassinat manqué de la psychanalyse » (A. Aflalo),

le projet d’éliminer, en France, la dimension de l’inconscient des enseignements.

À lire dans le Lacan Quotidien les articles suivants :

 

 

LIRE LES ARTICLES PRÉCÉDENTS ICI

 

Argument – français

Argument – English

 

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L’urgence de ce qui pousse

Russell Grigg
 

 

Certains sont dans l’urgence de rencontrer un analyste, d’autres y sont poussés. Mais, pour qu’une analyse commence, il faut que ce qui pousse devienne urgent. Une analyse ne commence réellement que lorsque ce qui pousse émerge comme urgence [urgent urge]. Une telle urgence répond à la rencontre par le sujet d’un traumatisme à l’endroit même où il a rencontré un trou, une béance, un « troumatisme » comme dit Lacan.
 
Cependant, comme nous en avertit Jacques-Alain Miller, l’urgence de ce qui pousse ne doit pas s’arrêter sur l’hypothèse, qui serait partagée par l’analyste et l’analysant, qu’une analyse prendra du temps et qu’il faut lui laisser suivre son cours. Cette hypothèse séduisante peut en effet servir de prétexte pour se réconcilier avec le report constant de l’acte. Soyons kantiens, et prenons plutôt comme maxime la formule suivante : « soutenez-vous dans l’urgence de ce qui pousse, et ceci de manière permanente ». Une seconde maxime kantienne suit la première comme corollaire : « agissez de manière à reconnaître que l’analysant est animé par quelque chose d’urgent qui pousse toujours vers une satisfaction particulière ». Mais quelle est cette satisfaction, demanderez-vous alors ? Cette satisfaction est le produit de l’analyse elle-même, et ce produit se situe derrière et au-delà de chaque phénomène transférentiel.
 
Cette mise en formule clarifie plusieurs choses pour moi, mais je n’en mentionnerai qu’une qui concerne l’ambivalence du transfert, déjà mentionnée par Freud. Par rapport au travail analytique, le transfert est à la fois un obstacle et un allié. Il est un obstacle parce que, en tant que répétition, il apparaît à la place des souvenirs. Il est un allié parce qu’il constitue le moteur même du travail analytique. Mais il y a une limite au transfert : si « l’inconscient transférentiel », selon le terme de J.-A. Miller, est une élucubration de savoir sur le réel, il finira toujours par révéler son impuissance à résoudre l’opacité du réel.
 

Traduction : Florencia F. C. Shanahan et Monique Kusnierek
 
 


 


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Enseigner – 
un cas impossible
en urgence permanente

Ruth Bengio

 

 

« Tafsan » en Hébreu signifie l’accrocheur, l’attrapeur, l’attrape-cœur. Cet accrocheur au Tafsan à deux faces ; celle de l’attrapeur de l’adolescent et celle de s’accrocher à son désir et ne pas céder sur son désir d’attraper l’adolescent qui est en chute. Il s‘agit d’un savoir-faire en urgence,  d’aller à la rencontre de l’adolescent, d’aller à la rencontre du symptôme de l’élève, de dire oui et non en même temps. Tafsan est un lieu en chemin qui vient à la rencontre de celui qui erre dans son chemin.
 
L’exil dans la langue de S
S. à 13 ans, il est dans un collège français-arabe-israélien. En cours d’hébreu il répète continuellement qu’il n’est pas fort en hébreu, qu’il ne sait pas bien parler cette langue mais par contre en anglais il est très bon. Il aime parler en anglais. S. a décidé de ne rien faire en Hébreu. Il ne travaille pas, il ne fait rien. Il est sympathique et en même temps agaçant, tient des conversations avec ses amis en anglais et en arabe pendant le cours d’hébreu. Je ne comprends pas pourquoi il tient son discours de ne pas connaître l'hébreu alors qu'il le parle couramment. 
 
Un jour lors des travaux personnels en classe, je le regarde et je me demande comment il va tenir 1 h 30 sans rien faire. C’est l’urgence d’une intervention qui surgit en moi, une invention qui lui permet de trouver ensuite sa réponse a l’étude de l’hébreu. Je l’appelle et je lui dis : « tu feras ce devoir en anglais. » C’est alors qu’il commence à bégayer en me disant : « Mais on est en cours d’hébreu, comment ça ? » Je lui réponds : « Tu ne connais pas l’hébreu n’est-ce pas ? Mais tu connais l’anglais ? » Il me répond oui avec fierté et donc je continue en lui disant, « alors tu liras le texte en hébreu et tu écriras les réponses en anglais. » S. s’est mis au travail sans dire un mot. Le lendemain je le rencontre et je lui dis : « Alors comme tu as fait un bon travail, tu prépareras ton prochain exposé en anglais si tu veux. » Il me répond et me dit tout content : « non ! C’est bon je vais l’écrire en hébreu, je vous l’amène demain. »

 


 



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Promenade à Jaffa

Doron
sera votre guide.

RDV ce vendredi
à 18 h précises 
à la Tour de l'Horloge
à l'entrée de Jaffa :

14 rue Yefet, Tel Aviv-Yafo


ECOUTEZ :
Coucher de soleil à Jaffa de Yossi Gamzo avec Avi Toledano
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