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Urgence subjective et objet petit a

Frank Rollier
 

   Dans « Le temps logique…», Lacan parle de « l’urgence du moment de conclure1 ». En bas latin, urgens est ce qui ne souffre pas de retard. Ce moment, propose J.-A. Miller, comporte une « inversion subite » de l’attente en urgence, qui est « prescrite par la structure signifiante elle-même » car il y a alors « du manque dans le signifiant ». Ce manque sera « supplémenté » par l’urgence de la conclusion, donnant ainsi à la hâte, à l’urgence, « le statut d’un objet petit a2 ». Qu’est-ce que cela indique ?
 
L’objet petit a est un concept qui « insère la vie dans la chaîne signifiante mortifiée3 », ce dont rend compte en particulier le mathème du fantasme. Urgence rime donc avec vie, ce que Lacan souligne lorsque il traduit la formule de Freud, die Not des Lebens par « l’urgence de la vie4 ». Il note aussi qu’il n’y a « rien de créé qui n’apparaisse dans l’urgence…5 ». L’urgence de la vie colore l’urgence subjective, puis la cure elle-même.
 
Mais ce statut d’objet petit a indique aussi une « perte6 ». Dans l’urgence, le sujet se sépare d’un état d’angoisse et de perplexité causé par une rupture traumatique de la chaîne signifiante. L’urgence subjective a le caractère d’un acte qui est une ouverture vers l’Autre : « … rien dans l’urgence qui n’engendre son dépassement dans la parole7 ». Ce mouvement qui va contre la passion de l’ignorance et éloigne du passage à l’acte, est une urgence à dire. L’angoisse du sujet peut alors commencer à s’apaiser. 

 


1 Lacan, J., « Le temps logique et l’assertion de certitude anticipée », Écrits, Seuil, Paris, 1966, p. 206.
2 Miller, J.-A., « L’orientation lacanienne. Les us du laps », leçon du 17 mai 2000.
Miller, J.-A., « Biologie lacanienne », La Cause freudienne N° 44.
Lacan, J., Le Séminaire, livre VII, L’éthique de la psychanalyse, Seuil, Paris, 1986, p 58.
Lacan, J., « Fonction et champ de la parole et du langage en psychanalyse », Écrits, op. cit., p. 241.
Lacan, J., Le Séminaire, livre XVII, L’envers de la psychanalyse, Seuil, Paris, 1991, p. 13.
Lacan, J., « Fonction et champ de la parole et du langage en psychanalyse », Écrits, op. cit.


 

 

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Data: Sabato 16 febbraio 2019

Orario: 9.00h -18.30h

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Débat

L’Europe du discours

Christiane Alberti

Ce qui ne peut plus durer

Qu’il me soit permis par ce clin d’oeil à Althüsser, d’accentuer le bouleversement radical que nous sommes en train de vivre dans les démocraties occidentales et bien au-delà. En France, il s’est notamment matérialisé par l’échec cuisant des partis de gouvernement aux dernières élections présidentielles. Sans doute n’avons-nous pas suffisamment pris la mesure de l’onde de choc que cet évènement a constitué.

Après le consensus de l’après guerre, l’Europe a signifié longtemps la paix entre des États qui s’étaient régulièrement fait la guerre, une certaine stabilité démocratique après les expériences nazies et fascistes, la construction d’une force politique capable de peser sur l’Europe mais aussi sur les affaires du monde. Même si l’on peut se demander si de l’autre côté de la Manche, on ressentait l’Europe ainsi ? Le récent Brexit atteste que rien n’est moins sûr.

Toutes les institutions sur lesquelles reposait jusqu’à présent nos sociétés sont remises en cause. Et les institutions européennes en particulier sont ébranlées : le suffrage universel perd de sa force légitimante et il en est de même pour les partis politiques et les syndicats. La confiance dans les élus ne cesse de décroître. Il ne s’agit pas seulement d’une crise qui touche l’Etat, elle touche aussi la justice, la médecine, le journalisme, la famille, bref tout ce qui faisait notre routine du signifié.

En quelques années, le paysage politique européen a été bouleversé. Des États ont disparu, d’autres se sont constitués, l’URSS s’est défaite et aujourd’hui l’Union européenne perd un de ses membres. Et ces changements sont loin d’être clos.

Certaines démocraties que l’on croyait stables, car ayant connu l’alternance politique, sont gravement menacées. La Hongrie en est un exemple.

Tandis que démocratie rimait jusqu’il y a peu, avec les valeurs traditionnelles héritées du libéralisme politique (séparation des pouvoirs, indépendance de la justice, liberté d’expression…), on a vu émerger, dans le débat politique européen, le concept de démocratie illibérale. Viktor Orban en a fait la doctrine et le fer de lance de ce qu’il a nommé la « contre-révolution en Europe » dans son appel de septembre 2016 avec Jaroslaw Kaczynski, au forum de Krynica en Pologne. C’est à la science politique que cet idéologue dangereux a emprunté ce concept. On doit à Fareed Zakaria d’avoir publié, il y a une vingtaine d’années, Illiberal Democracy1, avec la thèse suivante : après 1989, il y a eu prolifération de régimes dits démocratiques à la suite de la chute du bloc soviétique mais il ne s’agissait pas de démocraties libérales, avec l’État de droit, séparation des pouvoirs etc. Elles revendiquent une légitimité par les seules urnes au détriment d’une légitimité du droit. Ainsi Orban s’est emparé de ce terme pour avancer qu’il y a d’autres conceptions de la démocratie que la libérale : il défend un état illiberal fondé sur la dite souveraineté du peuple qui doit primer selon lui sur les contraintes constitutionnelles et les pouvoirs supranationaux toujours susceptibles de contrecarrer la volonté du peuple. Une fois élu par le peuple, Orban peut restreindre les libertés civiques, porter atteinte à la liberté de la presse et remettre en cause la séparation des pouvoirs. La perspective est claire : il ne s’agit pas d’une étape vers la démocratique libérale, la démocratie illiberale est une fin en soi. Il y a plus : à revendiquer cette autre conception de la démocratie soi disant fondée sur la souveraineté du peuple, on affiche clairement la volonté de changer l’Union européenne et pourquoi pas par la voie d’une alliance ou internationale populiste (un groupe au parlement européen ? ). L’enjeu des prochaines élections, on le voit, est décisif. L’Union européenne peut attaquer frontalement sur les principes de l’Etat de droit mais aussi sur les valeurs telles que le pluralisme, la tolérance, la non discrimination et décréter comme irrecevable l’argument de la Pologne qui veut, à l’encontre du plan de relocalisation, une société « ethniquement homogène » (Cf. l’article 2 du Traité sur l’Union européenne).

La leçon de la démocratie en Europe de l’Est nous fait saisir clairement qu’il ne s’agit pas seulement pour Orban et ses fans de se contenter d’une « révolution de rattrapage » selon l’expression d’Habermas, – se mettre au niveau des institutions démocratiques de l’Europe – mais que l’ambition clairement affichée est l’extension de « l’Europe du sursaut » : celle du peuple enfin maître de son destin. En clair, changer l’Europe pour rapatrier les pouvoirs vers les gouvernements nationaux.

La régression de la démocratie en Europe centrale n’est pas un phénomène isolé, pensons à l’Italie, l’Autriche, la France aussi bien (cf. le contexte dans lequel E. Macron a été élu).

Il apparaît en ce sens, que le libéralisme politique doit être défendu, c’est-à-dire ne pas limiter l’Europe au marché et au droit. Si l’on veut véritablement contrer la pente qui consiste à dresser le peuple contre la démocratie, pour reprendre le titre du fameux essai de Yasha Mounk, The People vs Democracy2. L'auteur a clairement montré à travers ses enquêtes auprès des jeunes générations, la montée d’un espoir en faveur de l’essai du régime d’un homme fort non démocratique qui pourrait faire mieux.

On connaît sans doute l’Europe du marché, celle de la gestion bureaucratique également, celle du savoir expert, mais quelle clarté a-t-on du projet politique de l’Europe, si gouverner n’est pas gérer ? Comment affirmer contre les populismes de droite et de gauche la nécessité démocratique d’une Europe politique ?

Un expérience vivante : l’acte de parole en politique

Quels chemins s’offrent à nous pour une Europe à la hauteur de ses principes fondateurs ? Réaffirmer sans cesse l’Europe du droit et des valeurs ? Sans doute mais encore ?

La France a inventé la démocratie représentative, la représentation étant la condition de la démocratie (elle transforme les communautés d’individus en égalité citoyenne). Mais cela signifie-t-il pour autant que la démocratie ait à se limiter à la représentation, autrement dit se réduise au fait que des représentants prennent la parole à la place des citoyens, l’Être politique ( les représentants, la Nation) tendant à absorber les citoyens comme êtres physiques. De ce point de vue, la démocratie s’avère toujours en « état de manque » selon l’heureuse expression de Dominique Rousseau. Et la représentation dans son principe de fusion génère toujours ses révoltes et insurrections populaires en mal de démocratie.

Le populisme n’est-il pas à cet égard « le côté obscur de la nécessite de démocratiser davantage » notre république ( notre Europe ? ) comme le propose Blandine Kriegel3 dans sa critique du trop d’état administratif au détriment de la vie démocratique ? La protestation, l’explosion de colère des foules qui envahissent les places publiques sont -elles un incident fâcheux de parcours ou bien un symptôme qui dit l’essence même de la démocratie, en tant que la revendication démocratique fait partie du processus démocratique moderne ?

Il faut relire ici Cicéron dans La République qui distingue et oppose la foule (multitudo) et le peuple (populus) qui « ne se constitue que si sa cohésion est maintenue par un accord sur le droit »4. En clair, le peuple se constitue dans et par la structuration politique. En cela la démocratie est un processus continu dans lequel les citoyens se constituent comme tels en s’associant, de prés ou de loin, à la vie politique. Et il faut remarquer ici qu’en dépit de la défiance à l’endroit du politique, on reste attaché à l’idée démocratique, on reste engagé dans les écoles, les mairies, les circonscriptions, les entreprises, les collectifs informels, les réseaux sociaux. Les forums de nos Ecoles de psychanalyse et plus récemment les forums Zadig sont la preuve vivante de cet attachement à l’esprit démocratique.

Il faut souligner surtout que la démocratie pour se réaliser ne doit pas être « une abstraction mathématique mais une expérience vivante du peuple » pour reprendre le mot de John Dewey. En somme, la démocratie est une affaire d’acte de parole, elle engage les corps parlants. La vie démocratique se réalise au moyen de la conversation continue. A ce titre, elle peut être invention et réinvention permanente. Dans Radicaliser la démocratie, Dominique Rousseau qui milite en faveur de « la démocratie continue » pour une refondation des institutions européennes, accentue la dimension du citoyen comme parlêtre. Il fait remarquer notamment que la révolution de 1789 a consacré la séparation du corps du Roi de celui de la Nation. Mais qu’une fois ce pas réalisé, la représentation en son principe doit maintenir un écart entre le corps des représentants et celui des représentés. La vie démocratique dépend de l’articulation de ces deux espaces institutionnels. Cet écart s’affiche dés les premiers mots de la Déclaration de 1789 : « la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen reconnaît l’existence du corps des citoyens, son impossible absorption par et dans le corps des représentants et la nécessité pour le premier de bénéficier d’une autonomie.(……) le corps des citoyens est posé comme existant indépendamment du corps des représentants et défini par un ensemble de droits et parmi eux par la libre communication des pensées et des opinions qualifiée comme le « droit le plus précieux d l’homme » »5. Quels sont les lieux et les liens qui vont permettre cet écart ? Pas simplement assurer une condition d’être – être citoyen – mais atteindre une manière d’existence – exister comme citoyen, si « exister, ce n’est pas être mais c’est dépendre de l’Autre » (J. Lacan).

Effet de discours, effet de rejet

Les ressources du discours tel que Lacan en a forgé la structure, restent une boussole inégalée pour la psychanalyse, les psychanalystes. En 1967, en même temps qu’il signale la « la remise en question de toutes les structures sociales par les progrès de la science », Lacan construit sa catégorie de discours comme lien social. Le discours structure, organise, institue ce souci européen de faire vivre ensemble des peuples aux histoires différentes.

Mais il a un autre effet que les turbulences de l’actualité révèlent aujourd’hui avec acuité, présence. Est dénudée comme jamais la structure du discours avec ce qu’il contient comme effet essentiel : cet effet est effet de rejet nous dit Lacan. Il le nomme objet a.

« cet objet a (qui) désigne précisément ce qui, des effets de discours, se présente comme le plus opaque, depuis très longtemps méconnu et pourtant essentiel. Il s’agit de l’effet de discours qui est effet de rejet. » (Séminaire XVII, p. 47).

Par delà l’amour ou la haine pour l’Europe, comment accueillir, interpréter, faire une place à l’effet de rejet inhérent au discours qui préside à la vie de l’Europe ? Comme place de rebut dans le discours analytique, les psychanalystes sauront ils mieux y faire avec cet effet de rejet ?

1 https://www.foreignaffairs.com/articles/…/rise-illiberal-democracy,

2 Mounk Y., Le Peuple contre la démocratie, éd. de l’Observatoire, 2018.

3 Cf., Kriegel B., « L’état de droit à l’épreuve de la mondialisation », Mental, 37, p. 119-141.

4 Cicéron, La République, Paris, Gallimard, 1994, p. 45.

5 Rousseau D., Radicaliser la démocratie, Seuil, 2015, p. 49.

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Les suisses vont à la gare, mais ne prennent jamais le train

Michel Soutter-cinéaste

Marlène Belilos

Je suis arrivée en Suisse après être née en Égypte, vécue à Milan, à Monaco. J’étais égyptienne et juive, je me suis retrouvée apatride et athée. 

J’habite en France et me sens européenne.

Mais j’essaie de m’expliquer ce paradoxe suisse.

Pourtant les Suisses par leur situation géographie centrale, mais peut-être à cause de celle-ci, par leur antériorité sur la réflexion européenne, rappelons que Jean Monnet, un des pères de l’Europe, choisit la Suisse en 1978 pour y installer la Fondation Jean Monnet qui existe toujours à Lausanne-Dorigny, les archives de Jacques Delors y furent aussi déposées. Les suisses avaient tout pour être les premiers européens. Jean Monnet au sortir de la guerre pour en éviter une nouvelle estimait qu’il fallait renouer les relations entre la France et l’Allemagne et surtout fonder des institutions supranationales.

Pour ma part, j’écoutais en 1964, déjà, les cours d’Henri Rieben suiveur Monnet et fervent défenseur de la CECA, mon professeur en sciences politiques , j’eus l’occasion de rencontrer Denis de Rougemont, auteur de « l’Amour et l’occident », qui fonda le Centre européen de la culture en 1951. Pour Denis deRougemont , « Il n’y a d’amour » que quand il y a langage, cité par Jacques Lacan, habitant de Genève, il prônait l’Europe de la culture. 

Ainsi la Suisse ne manqua pas de fées européennes qui se penchèrent sur son berceau.

Mais malheureusement si on peut dire, la Suisse pays “démocratique”, découpée en cantons, petite Europe a elle seule possède des institutions” exemplaires “qui aux mains des populistes peuvent se retourner contre elle. Initiatives nombreuses contre l’immigration, l’UDC parti populiste est devenu majoritaire.

C’est ainsi qu’en 1992, le référendum qui militait pour l’entrée de la Suisse non dans l’Europe mais dans l’espace économique européen soutenu par tous les partis, les intellectuels les cantons villes, obtint un retentissant non. Les populistes s’étaient appuyés sur les cantons campagnes. 

La Suisse choisit alors une voie de traverse, les accords bilatéraux, elle a cela en commun avec la Norvège et l’Islande, être dedans et dehors à la fois, pas membre de l’UE mais un statut sur mesure dans l’espace européen. C’est ce statut qui aujourd’hui vole en éclats faute d’une actualisation via un accord cadre .

La libre circulation étant la principale pierre d’achoppement, une libre circulation qui mettrait à mal la politique salariale de la Suisse qui craint de voir un vrai dumping social.

Dedans ou dehors, la Suisse doit choisir.

La neutralité de la Suisse fait d’elle une nation à part, et aujourd’hui alors que la réalité économique lui dicterait sinon une entrée dans l’union,mais au moins de conserver un statut lié à l’union, elle tergiverse.

Il est vrai que son statut à part lui a offert bien des avantages, notamment ses exportations vers l’Europe. 

Mais la Suisse veut continuer avec son statut privilégié, l’Angleterre et son Brexit ne lui laisse plus le choix. 

L’Europe ne peut se permettre cette “exception “.

Alors? Va-t-elle se contenter d’être le dommage collatéral du Brexit? Préfigurer le sort de l’Europe victime des populistes.

Elle a été le modèle e l’Europe par excellence. Cette idée de modèle suisse se retrouve dans d'autres écrits de Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi, ce prix Nobel soutenu par Freud, et cité par Antoni Vicens.

Elle risque de devenir après l’Angleterre l’exemple de la non-Europe de demain.

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Date: Samedi 16 février 2019

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La mort des "alouettes", prises dans le miroir des Narcissismes Actuels, des petites différences

Inma Guignard-Luz

Pendant des siècles, les guerres, grandes, petites ou locales, semblent avoir pu fonctionner, comme symptôme-sinthome, soutient d'un certain mirage narcissique Imaginaire-Symbolique; il semblerait qu'elles parvenaient illusoirement, pour un certain temps, à refouler ou forclore le réel des liens, tant sociaux, que particuliers, y compris de chaque sujet avec son corps propre;

Aujourd'hui, La pseudo logique, aujourd'hui dominante, par le pseudo Discours Capitaliste, d'accès illusoire à ce réel existant, hors limites imaginaire-symboliques, vient rabattre les cartes, tout en ré-faisant les jeux pour tenter la même issue; ceci en misant sur la récupération et rentabilité de ce qui échappe à tout lien social, ce hors limites, en l'incluant à l'intérieur du système.

Un jeu où l'illimité pouvoir de production capitaliste de biens de consommation et de savoirs, sous tend le prix d'un certain deal dans le marché des échanges.

Soutient de la main de fer du "Marché", dans la lutte à mort d’États et Sociétés locales, contre des boucs émissaires marginalisés officiant comme entorses aux aspirations subjectivées de consommateurs homogènes et triomphants. Embarquement du monde d'aujourd'hui, dans ce Grand combat du narcissisme des petites différences qui empiètent dans la lutte à mort imaginaire-symbolique de ce "se reconnaitre soi-même dans l'Autre".

Jeu macabre où, cette fois, l’illimité de la mort est, croit-on, assuré, repris, recyclé dans le propre au système dominant.

Les morts prévisibles et comptabilisés", qu’entretient aussi bien l'industrie de l'armement, de la reconstruction avec ses médiateurs et coachings de tout bord, sont aujourd'hui aussi "prévisibles", que "gérables"les campements où on les entrepose au mot d'ordre: "où ils consentent au retour aux homogénéités de culture, race, classe sociale, rang sociaux-économique, pays, langue, ou… qu'ils crèvent!!


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De la Oda a la alegría a la Política del sinthome

Eugenia Varela

La caída del muro de Berlín el 9 de noviembre de 1989 se vivió con una gran alegría por todo Europa y en el mundo, como símbolo de la caída del poder de los soviets y de la reunificación de Alemania, homenaje a quienes lucharon contra este muro de la infamia, acto que puso fin a la guerra fría donde resurgieron debates sobre los derechos humanos y la democracia a lo largo y ancho de los países democráticos y de los países del otro lado de la cortina de hierro. A la celebración asistieron músicos notables, el director Leonard Bernstein cambió la letra de la Oda a la alegría(Freude) por la Oda a la libertad( Freiheit) de la 9ª sinfonía de Beethoven, cantada y tocada por músicos de Alemania, Francia, Usa, Inglaterra y Rusia; el violonchelista Mstislav Rostropovich, en plena caída del muro, tocó la Zarabanda de la 2ª suite de Johann Sebastian Bach, la caída del muro de Pink Floyd fue escenificada en un megaconcierto por músicos destacados de habla inglesa. Con el discurso político de la globalización surge entonces un nuevo ser hablante, discurso que es interpretado por la burocracia europea no solo en beneficio del gran debate sobre los derechos humanos y la lucha contra los racismos, sino que paradójicamente se elige, por el sistema neo-capitalista en conjunción con la ciencia, un conjunto de practicas de control y de gestión de los individuos para estabilizar el nuevo orden geopolítico donde los individuos pasan de su estatuto de sujetos al de ser unas cosas evaluadas a partir de normas colectivas donde la exigencia de transparencia, evaluación y control, ataca las libertades individuales y el derecho al secreto. 

La construcción de Europa, más allá de la función del mercado común, entra así en ese mercado de valores que calcula como administrar la vida, aplicando protocolos, estadísticas y programas de prevención y de despistaje, para incluir en los intersticios del tejido social las categorías de la Sociedad Americana de Psiquiatría que hacen del sufrimiento humano una enfermedad, lo que deja como efecto, el retorno de lo real traumático de las guerras y del nazismo, bajo los discursos políticos de la segregación y los nacionalismos. Una política-administrativa se implanta provocando un cambio profundo en los cuerpos, el inconsciente y el lenguaje de los seres hablantes a partir de esta versión patológica de la política como si la sociedad fuera un gran hospital, donde hay enfermedades para tratar. Esta versión clínica de la política son las técnicas de adaptación y de adiestramiento de las técnicas cognitivas-comportamentales. No es de extrañar que los políticos hayan perdido credibilidad y autoridad, puesto que, si los individuos son considerados a través del filtro de la sospecha y sin cesar tengan que producir un significante amo de la evaluación para el bien de las empresas o de la humanidad, el lazo discursivo que sostiene la relación del deseo inconsciente con los objetos pulsionales del cuerpo del ser hablante se rompe, dejando a los individuos a la deriva bajo los efectos del goce sin límites que no pasa mas por la palabra y el discurso. La voz y el decir de los sujetos se hace escuchar en las manifestaciones por los derechos sustraídos puesto que hay una falla estructural que no puede ser alcanzada por la cuantificación. 

En el siglo XX la categoría de la existencia, puesta en primer plano por los escritores y filósofos de l’après-guerre y por el psicoanálisis con Freud y Lacan, fue transformada por los administradores haciendo pasar la existencia, al plano de la biología. Foucault dice “Si el genocidio es el sueño de los poderes modernos, no es por causa del retorno del viejo deseo de matar. El es debido al hecho que el poder reside y se ejerce a nivel de la vida, de la especie, de la raza y de los fenómenos masivos de población (…) Se trata de una época donde los rituales que rodeaban la muerte han desaparecido, la muerte parece no tener ninguna importancia, porque el poder se ejerce a nivel de la vida (…) Es la primera vez en la historia que lo biológico de la vida pasa bajo el poder administrativo”. El nuevo paradigma biológico de la ciencia aborda el cuerpo de los seres hablantes como una máquina donde el viviente es el soporte de procesos donde se excluye de entrada el cuerpo hablante, la interrogación de su deseo y del goce inconsciente que lo habita, para dar paso a exámenes IRM que vienen para encontrar el lugar de la locura en el cerebro, la intervención del código genético para control de la natalidad y la purificación racial, la cirugía y tratamiento farmacológico para cambiar el sexo, la producción de medicamentos a gran escala para cada nueva enfermedad del DSM5 , los estudios de la actividad cerebral y las técnicas cognitivas herederos de la antigua frenología se plantean en oposición al psicoanálisis y a la causalidad psíquica acabando con la libertad de decir, con la memoria y el lenguaje, se comercializa a gran escala la venta e implantación de órganos y para terminar esta lista que podría extenderse dada la fragmentación del cuerpo, se proclama el derecho a la eutanasia, y la administración se interesa en el calculo de la duración de su vida. El hombre de la modernidad encuentra en la política la puesta en cuestión de su ser viviente, el discurso del derecho concerniente a los cuerpos se presenta como una ley que distribuye el viviente según los criterios de utilidad y de valor predominantes en el mercado. El poder en algunos estados de Europa en este siglo XXI es alcanzado por movimientos fascistas y líderes autoritarios que fundan su fuerza en oligarquías mafiosas y racistas constituyéndose en una real amenaza para los derechos fundamentales de los ciudadanos. Las libertades de desplazamiento entre las fronteras, de hacer escuchar su palabra ya sea oral o escrita, de reunión y opinión política, de elección sexual y de estado civil, de libre disposición de sus cuerpos y de derecho al aborto para las mujeres, son derechos fundamentales socavados en estos regímenes autoritarios que quisieran afianzar la situación política de fragilidad de la sociedad y de sus estados, con la propaganda que difunde el retorno a la intimidación y a la intolerancia contra los que sean diferentes , al miedo y odio contra los extranjeros, manipulando y despertando así las pasiones mas innobles entre los que se sienten dejados a un lado en la carrera loca del consumo y del acceso a lo que se considera privilegios en una sociedad. 

La cuestión de Lacan sobre la Cosa freudiana, la substancia del goce imposible de decir se mantiene viva en el campo de la Ética donde se requiere ir más allá o mas acá del sujeto del inconsciente, pues el sujeto hablante no es la cadena significante, tampoco es el lugar de los afectos, no hay manera de abordarla ni por el amor ni por el odio, la angustia es una señal, pero no es la Cosa, ella tiene que ver con el más allá del Principio del placer, es la mala voluntad. El psicoanálisis de la orientación lacaniana es una práctica sin valor no sujetada a la tradición ni a los valores morales de la civilización puesto que el cuerpo en la experiencia analítica separa por el acto del analista, los ideales que han alienado al ser hablante del objeto pequeño a plus de gozar, para extraer las marcas de lo real del goce y encontrar otra manera de hacer con éstas. El declive de la función del Nombre-del-Padre ha abierto la vía a nuevos modos de goce y a múltiples respuestas a través de semblantes con los cuales abordar los enigmas de la vida sexual y de la vida, introduciéndose un cambio radical en la transmisión entre las generaciones en nombre de la ciencia. 

Ni la nostalgia, ni el apocalipsis orientan el acto del analista que debe haber atravesado el fantasma fálico que le da una mirada sobre la realidad a partir de un orden que no existe más. Para enfrentar las consecuencias del Discurso del amo contemporáneo se requiere, caso por caso, aislar los objetos de goce pulsionales del cuerpo que sostienen el fantasma, el objeto de mira del acto analítico es este objeto pequeño a para vaciarlo, con su presencia silenciosa y la interpretación fuera de sentido que juega con los equívocos de la lalengua, única vía de tener acceso al cuerpo que se goza de la marca que lo traumatiza, lo cual incita al ser hablante a inventarse nuevas maneras de hacer con lo real. La política del síntoma es también una batalla por la democracia, a la cual llegamos por el tratamiento del amor de transferencia que nos vuelve efectivo un amor mas digno y un lazo social que vuelve indispensable la presencia y el decir en los asuntos de la política a nivel social. 

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Raíces del odio

Oscar Ventura

Difícil contradecir que asistimos a un momento inquietante del estado de la civilización en su conjunto. Y obviamente Europa no está exenta de las turbulencias que pueden hacer bascular su destino inmediato. Son plurales y diversas las voces que alertan sobre el peligro que se cierne sobre las democracias, sobre el conjunto de los derechos civiles conquistados, sobre la dignidad misma del sujeto que habita en cada uno. 

Lo que resiste del mundo intelectual, la opinión ilustrada que aún conservan algunos países, el aparato crítico que sobrevive, heterogéneo sin duda, transmite una enunciación pesimista del porvenir, una inquietud legítima por el destino inmediato del lazo social y sus formas de regulación. 

La amenaza tiene nombres propios, tanto simbólicos como encarnados. El discurso político se esfuerza por llamarla ultraderecha, para enmarcar dentro del campo ideológico al discurso del odio que se multiplica, sin encontrar fórmulas efectivas de amortiguarlo, ni de detener su deriva. El significante neo fascismo, opaco y difícil de darle una significación que pudiera definirlo con cierta precisión, ocupa también un lugar privilegiado de los análisis. 

Con frecuencia se despliega el argumento de que las coyunturas políticas actuales europeas son homologables a la de los años treinta del siglo XX. Y no se puede negar que una serie de acontecimientos ofrecen consistencia a estos argumentos. El retorno de los nacionalismos que se encarna en el surgimiento de líderes llamados populistas, la violencia cada vez más frecuente, ejecutada por los aparatos represivos de los estados, al amparo muchas veces de una dudosa consistencia jurídica. Más un elemento clave que se materializa en el rechazo de las diferencias, organizan un discurso que vaticina el comienzo de una nueva forma de totalitarismo. 

En fin, las voces de denuncia se multiplican. Y dan cuenta de la impotencia de las democracias para desactivar los mecanismos que han desencadenado la deriva autoritaria. No obstante se insiste en que el antídoto contra el odio podría ser neutralizado por la democracia misma, como si la enorme crisis de confianza que atraviesa el lazo social mantuviera al significante democracia a distancia, como si fuera inmune a la caída generalizada de los semblantes. 

Resulta evidente -y no es algo nuevo- la degradación a que el significante democracia está sometido. Porque en realidad todos estos acontecimientos de generalización del odio se juegan en su propio marco. Y con frecuencia en su nombre propio. Creo que es lícito preguntarse si no ha llegado el momento de hacer el duelo definitivo por las formas de democracias representativas. La política, hace tiempo ha dejado de ser un factor real de poder, en beneficio de convertirse en una burocracia fagocitada por la lógica circular del discurso capitalista. Y este es el real de la época. Ubicarlo con precisión permita, tal vez, la oportunidad de agujerarlo. 

Es curioso verificar la vertiginosidad con que las conquistas que se han ejecutado a partir de una enunciación política que ponía en primer plano lo común, el ciudadano, la subjetivación de la alteridad como ejercicio de una política orientada, se diluyen o son seriamente cuestionadas y deberían ser rectificadas o abolidas. Es desde el corazón mismo de las democracias que brota el discurso del odio. Y no hay amor que pueda neutralizarlo. Los velos que la democracia podía tejer en beneficio de neutralizar la potencia de la pulsión de muerte están desgarrados. Y lo que se impone es un discurso sin complejos y sin piedad ninguna. La proliferación del cínico y del canalla son los efectos de una destitución salvaje del Otro. De una operación discursiva que clausura los tiempos de comprender. El peligro que se cierne, es que el odio suture los agujeros donde escribir la letra de una contra-experiencia. Aquí reside el desafío. 

Europa corre el riesgo de entregarse a la experiencia del olvido ciego de lo que significó su traumatismo contemporáneo , su agujero radical que se encarna en la experiencia de la Shoah, esa coagulación inédita de la pulsión de muerte que allí se fija. Hay un antes y un después de la historia de la humanidad después de eso. 

Sus réplicas a escala planetaria no han podido ser reguladas por las democracias construidas en la posguerra, a lo sumo las han externalizado, -como quien pretende ahuyentar sus propios sueños-. Cuando no consentido y apoyado, la inercia puesta en juego de este real sin ley no cesa de escribirse. Y hoy, bajo coordenadas diferentes vemos emerger la potencia destructora que anidaba en el huevo de la serpiente. 

Cualquier contra-experiencia contra el odio no puede dejar de tener en cuenta que las democracias de las posguerra están atravesadas por este agujero, una verdadera aspiradora. 

Los procesos de segregación son imposibles de regular sino se consigue una subjetivación posible de su causa. El rechazo de la alteridad, se fije donde se fije en el lazo social es el fundamento de la cuestión. Y su tratamiento no concibe un cierre sin restos, la potencia y la magnitud de goce que vehiculizan no se desactiva. 

Por ello cualquier contra-experiencia democrática, si podemos decirlo así, no puede dejar de bordear este real que se impone. No se trata de construir un destino, sino mas bien de agujerear la teleología, de ir a contrapelo de las causas finales y sus soluciones. 

El lazo social no está orientado por la representatividad de las burocracias políticas, sus semblantes están diluidos. Más bien son las demandas heterogéneas y plurales que pueden objetar el empuje a lo peor, se trata de como hacer para perpetuar en el tiempo espacios de poder. Estando advertidos de que ninguna estabilización en la que se pueda pensar nos es más que transitoria. 

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Hate in the time of ignorance 

Bogdan Wolf

Hate and love run deep in the European psyche. If we place them on the Moebius strip, as Lacan did, we will see before eyes perhaps the best-known paradox of how I love you becomes I hate you. Passions turn, fluctuate, intensify. But how do they differ, and which one comes first? Is the newly-born infant’s cry that of love or of hate, a sign of powerlessness or of independence? Lacan did not approach passions as a historical development, starting with an origin. The experience of speech shows that the distance of origin is interwoven with the proximity of the immanent real. Lacan made his wager on the passions of the speaking body. The real unconscious that does not want to know a thing about it. It says what in saying is not said – a cry of the real. Passions do not lie. They carry the vociferousness of our being, what cannot be transmitted other than as semblant. To this extent love and hate differ. It is in this context that we encounter the immigrant, the foreigner, the new terms for the Nebenmensch.

To demonstrate the logic of the encounter with the alien Other, Lacan introduced another passion that surprised us. In what way is ignorance a passion? He evoked Empedocles who is said to have claimed that God’s ignorance is so great that he cannot even hate1. But since he cannot hate, he is unable to love either. It appears that at the beginning was ignorance. Much later Christianity translated ignorance into unconditional love. It was a good translation except that love got lost in it. The God of Empedocles was the ignorant God, unable to love and hate. Lacan took it up in his logic of sexuation and wrote this ignorant, impotent Other as the barred Other, (A/ ). The only speaking being who has access to the barred Other is the woman in so far as she is not whole. A woman can be drawn to the ignorant, agnostic man to light up in him the passion of lovehate, hainamoration, and she usually succeeds. In this she is more at home with her jouissancethan the man. 

We can situate the coming of immigrants to Europe, and the emergence of hate towards them, starting with the passion of ignorance. The immigrants who come from outside Europe bring with them the mystery of language we do not understand. They bring pleasures of the body that awaken in us the incomprehensible foreigner. The ignorant Other of Europe today is the immigrant who is greeted with hate because he does not know and does not have to know anything that is familiar to me. In short, the immigrant does not have to participate in the subject’s modality of jouissance. He is thus desupposed of knowledge – Lacan’s formula of hate – of “our” mother tongue, and the non-participation in “our” world makes him a hated figure and a threat to “our life style”. 

Lacan grappled with the conundrum of the Other that does not know and found in ignorance the analyst’s passion. Only psychoanalyst can make an alliance with the incomprehensible foreigner. The unconscious of Empedocles did not help to answer the mystery of language. His trace was lost until someone found his sandal at the foothill of Etna. It was concluded the philosopher fell into the hole. This also happened to Lacan. When staying once in a London hotel, he was told by his wife that a certain colleague, professor D., was there too. How did she know about it? She saw his shoes. It’s an amusing story. It also shows us that whether the signifier is of absence or presence, the unconscious from which truth is derived does not tell us which one. 

Let’s say that between these undetermined signifiers, there exists at least one that hates. This was the Freudian way of speaking about that internally excluded real of das Ding to which Freud gave the name Nebenmensch – my neighbour. The question raised by Lacan, and so pertinent in the last few years in the UK and of what looks like the eternal end-game of Brexit, is whether the foreign, immigrant Other reciprocates hate. Lacan spoke of love as requited, but this is not the case with hate. It stands all alone, drawing its intensity from the degrees of desupposition of the Other of knowledge. But hate serves us well to cover up what we could call the fundamental passion of the subject who is all so eager to hate in order to deny that of ignorance or of welcoming the Other as speaking, i.e. as desiring. 

The immigrant in Europe today is in the position of the negative of the Christian theology. The immigrants are not here to love us, of course. So, what do the immigrants want? I see no other way of posing this question than at the level of desire that responds to the mystery of language of the speaking body: If the Other as desiring is here to remind us of the profound ambiguity of ignorance, which is one of the modalities of silence, we are merely reminded, as we have been for thousands of years, that the way to respond and to mobilise desire would be first to let the object I once was for my Other drop. That the real of passion left from this operation can assume the position of a semblant evidently shows hate as unreciprocated. The formula would be: I hate you because you don’t tell me why. In effect, the satisfaction drawn from the refusal of castration can easily propel the subject to fantasy of being the object of hate. For many political figures of the right today, there is perhaps nothing more unbearable than to fail to cause the Other’s desire. Ultimately, hate is a failure to cause desire. Hence the recourse to the desupposition of the immigrant. I hate him for his ignorance, and for the pleasures of his speaking body that escapes me and leaves me anxious. But I hate me even more because of it. From the hate of the Other to self-hate then. In effect, in the political scene in Europe today, and by way of projection, hate becomes attributed to the Other, to the foreigner as the bearer of negative theology I mentioned earlier. Starting with the desupposition we are thus led back to the speaking body and to the failure to cause desire which is a failure of mourning of love lost. This would be, as far as the political discourse today is concerned, one of the causes of the fascist renaissance, of the return of the unstoppable traumatic real. 

We are all ignoranti. If Lacan’s lesson on the passion of ignorance teaches us anything today, it is that the speaking body does not tell the immigrant from the native, the exile from the remainer except for the impossible to know. We are suddenly catapulted back to the Empedoclean dilemma: How to love the one who ignores me? 

1 J. Lacan, On Feminine Sexuality. The Limits of Love and Knowledge, Seminar XX, 1972-73, trans. B. Fink, Norton, 1998, p. 91.

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Data: Sabato 16 febbraio 2019

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Au début et à la fin

Pamela King
 

L’expérience analytique, il est urgent d’y entrer, et urgent d’en sortir! Les modulations du temps logique1 de Lacan déplient cette urgence en trois étapes : l’instant de voir, le temps pour comprendre, le moment de conclure.
 
D’abord, il y a un « ébranlement2 » : l’émergence d’un trauma d’urgence subjective qui nous précipite dans un mouvement vers l’analyse. Un trauma fait rupture dans la vie quotidienne et nous déstabilise. Nous faisons alors une demande urgente à l’Autre – à l’analyste qui est déjà dans la position de sujet supposé savoir au moment de la demande – pour nous plaindre de cette rupture aigüe. Cet instant de voir est un moment décisif ; il y a un avant, et un après.
 
Le temps de comprendre est la partie de l’expérience analytique où nous cherchons la réponse à ce que l’on veut dans l’autre. C’est le working through, la répétition du dire. L’urgence première de l’instant de voir est ici prolongée dans l’analyse ; l’acte d’y retourner encore et encore est cette chose qui urge, qui pousse au niveau du réel. C’est la satisfaction urgente.
 
Au moment de conclure, une nouvelle satisfaction urgente émerge : la satisfaction d’arrêter le dire. Satis veut dire, « c’est assez !3 » Le sujet de la passe est propulsé dans un acte d’urgence qui, quoique logique, n’est pas basé sur la raison. C’est pourquoi autant de témoignages de la passe décrivent une expérience « hors sens » qui met fin à l’analyse. Le sujet n’est plus dépendant du regard de l’autre, il ne fait paire qu’avec l’urgence de l’acte.
 
Logiquement, l’entrée dans l’analyse précipite sa fin. Lacan l’insinue : « Nos points de raccord, où ont à fonctionner nos organes de garantie, sont connus : c’est le début et la fin de la psychanalyse, comme aux échecs4. » La satisfaction obtenue par la passe à la fin de l’analyse est une confirmation de ce pari qui a été fait au début. 

 


1 Cf. Lacan, J. « Le temps logique et l’assertion de certitude anticipé », Écrits, Seuil, Paris, 1966, p. 197-213.

2 Miller J.-A., « C.S.T. », Ornicar ?, n° 29, Navarin, 1984, p. 143.

3 Seynhaeve B., « L’argument du congrès 2019 de la NLS », The Lacanian Review 6, « ¡Urgent! », NLS, Paris, p. 20.

4 Lacan J., « Proposition du 9 octobre 1967 sur le psychanalyste de l’École », Autres écrits, Seuil, Paris, 2001, p. 246.

 


 

 

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Forum Européen de Milan

Débat

Les affects au service de l’Europe

Jean-Daniel Matet

Les enjeux européens et les affects qu’ils suscitent ne sont que le symptôme du malaise qui déglingue les liens sociaux bien au-delà de l’Europe économique et géographique. Ils sont pris dans un monde où le capitalisme libéral n’a plus d’alternative comme ce fut le cas au long du XXème siècle avec les espoirs soulevés par la Révolution en Union soviétique et en Chine.

Les affects d’amour et de haine qui déchirèrent les pays d’Europe pendant des siècles accompagnaient les volonté hégémonique des uns et des autres : extension territoriale, guerre de religion, domination politique. La fin de chaque guerre a fait espérer à des hommes de bonne volonté le renoncement au conflit armé, à l’agression, aux rapports de force entre les pays d’Europe. La paix n’avait été assurée pendant longtemps que par la loi du plus fort qui imposait à l’autre une domination où le sort des populations n’entrait pas véritablement dans le calcul. N’oublions pas qu’avant la révolution française de 1789, les biens, outil de travail ou patrimoine appartenait, comme les personnes, aux membres de l’aristocratie. Les monarchies sont tombés jusqu’au début du XXème siècle et le modèle républicain s’est imposé avec des différences, et quand elles subsistent c’est sous sa version parlementaire comme en Grande Bretagne, en Espagne ou en Belgique ou dans les pays scandinaves. La stabilité des monarques ne met pas à l’abri des incertitudes politiques les pays concernés comme on le voit actuellement en Angleterre avec le bourbier du Brexit.

La crise qui affecte tout le système du suffrage direct n’est plus en mesure de traduire les nuances d’opinions qui traversent une société. Les partisans du Brexit sont parvenus à obtenir l’aval des électeurs à travers le referendum, mais le système britannique où l’ordre parlementaire était assuré par le régime des partis est complètement pris en défaut. Tony Blair a su faire revenir les travaillistes au pouvoir en 1997 en défendant son projet le plus technocratique. La défaite avait été cuisante pour Neil Kinnock, en 1992, donné gagnant sur John Major, le conservateur et successeur de Margaret Thatcher, réélu pour la 3ème fois. La pièce de théatre de David Hare « L’absence de guerre » écrite en 1993 par un auteur qui avait été associé à la campagne travailliste traduit remarquablement la crise que traverse les partis (voir la remarquable mise en scène de Aurélie Van Den Daele à l’Aquarium à Paris). En France, de Gaulle avait œuvré au profit du rassemblement contre les partis, et Macron y a trouvé le ressort de son élection. L’un comme l’autre n’ont pas trouvé, au-delà des machines électorales que sont ces mouvements, le système démocratique qui permette l’expression du plus grand nombre, malgré le pari sur le referendum.

S’exprimant dans » Le Monde » William Boyd, écrivain britannique anti-Brexit clame sa honte des manœuvres qui ont permis à des mots d’ordres hasardeux, mensongers, et non fondés en raison de trouver une majorité au référendum de 2016. Sa honte du personnel politique pro-Brexit incapable d’une négociation avec les instances européennes. Travailleurs pauvres (aile gauche du parti travailliste) et conservateurs extrêmement riches sont « au diapason », écrit-il, les qualifiant de « Englanders » – petits anglais- qui « s’accordent — vaguement, émotionnellement— sur une image fantastique de l’Angleterre et de sa place dans le monde ». Ce qu’on appelle « populisme » dans de nombreux pays d’Europe ne pourrait-il y trouver ainsi une définition : une vision fantasmé de sa nation et du rôle qu’elle peut jouer dans un environnement mondial peu contrôlé. L’émotion contagieuse des laissés pour compte du système trouve son point d’appui dans des courants politiques irresponsables en tant qu’ils proposent des solutions qui méprisent l’histoire même de leur pays, dans ses relations internationales, dans les liens sociaux patiemment construits depuis la dernière guerre mondiale. S’agit-il seulement d’une catharsis pour maintenir la paix, comme l’avancent certains commentateurs, dans nos pays où la guerre avait autrefois cette fonction ? Ce point de vue fait peu cas des questions réelles qui affleurent comme le mouvement des « gilets jaunes » en France le montre. L’Europe, comme ambition politique et économique, mérite mieux que le déchainement de nos affects. Elle exige que nous ne méconnaissions pas le réel qui l’a constitué et que l’on reconnaisse celui qui nous gouverne.

Les sciences et les techniques ont accompagné l’explosion économique des pays d’Europe au XXème siècle au prix du pire, le nazisme, quand la folie d’un homme entraine celle d’un peuple. Au XXI ème siècle la révolution numérique, l’extension généralisée de la possibilité d’échanger et de communiquer (internet, téléphonie mobile, etc.), le calcul n’épargnant aucune action humaine, ni aucun individu, modifient les liens sociaux, bouleversent la question de la représentativité et jouent un rôle déterminant dans les mouvements de protestation ou de révolte. Cela n’efface pas la misère et la paupérisation, n’efface pas ce que les conflits extérieurs à l’Europe ont provoqué comme mouvement de réfugiés et de migration humaine, renforçant les affects de colère et les sentiments négatifs de certains.

Les instances européennes, et métonymiquement le projet européen, cristallisent ces affects négatifs, mais face au réel qui surgit sans prévenir, c’est plutôt l’affect d’angoisse qui domine chez les uns et les autres, et c’est sur ce point que la psychanalyse, de l’enseignement tiré par les analysants eux-mêmes sur le traitement de l’angoisse, peut contribuer de manière renouvelée au débat.

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Date: Samedi 16 février 2019

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Retour à Babel

François Ansermet 

Pourquoi ne pas aimer l’Europe ? Pourquoi ne pas s’y inclure ? Pourquoi vouloir en sortir ? Pourquoi vouloir redevenir un étranger ? Quelle peur entre en jeu ? Je partirai d’un spectacle récemment créé en Suisse, « Les Italiens », imaginé et mis en scène par Massimo Furlan au Théâtre de Vidy à Lausanne, lequel est parti d’un groupe de retraités italiens qui, de façon inattendue, ont élu le foyer du théâtre comme le lieu où se retrouver tous les jours, pour se parler, évoquer leurs souvenirs, jouer aux cartes napolitaines. Trois d’entre eux montent sur scène, pour évoquer leur histoire, pour jouer leur propre rôle, ou presque, chacun devenant le héros de soi-même. Ils sont rejoints par trois fils d’immigrés, nés en Suisse, ajoutant ainsi la frontière des générations à celle des origines. A eux s’ajoutent deux danseuses, aux rôles multiples : parmi ceux-ci, l’une devient Helvétia qui figure au dos de certaines pièces de monnaie en Suisse, et l’autre la chanteuse italienne Mina.

Ces immigrés venaient de partout en Italie, des Pouilles, de la Sicile, de la Sardaigne. Leurs origines étaient différentes, leurs langues aussi. Leurs coutumes, leurs cuisines, leurs histoires variaient. En Suisse, ils se découvrent italiens. Les voilà devenus tous les mêmes en cette terre étrangère. Leurs histoires singulières se sont résorbées dans leur statut d’immigré : les voilà tout à coup semblables, les voilà devenus « les Italiens ». On ignore leurs différences. Au point de ne plus pouvoir se faire entendre. Et cela d’autant plus, comme le rappelle sur la scène un des fils d’immigrant, s’il s’agit d’un Sicilien, qui se fait d’abord entendre ce qu’il ne dit pas.

Pour se faire entendre, pour exister, ne faut-il pas retrouver sa différence, sans être d’abord identifié comme un étranger, un « travailleur étranger » comme on le disait, rendu semblable par le regard que l’on porte sur lui. 

Outre le travail, on attendait encore d’eux qu’ils changent de langue, qu’ils s’intègrent. Les voilà donc aussi convoqués en une sorte de retour à la Tour de Babel d’avant la séparation des langues : les voilà enfermés dans la Tour construite d’ailleurs par eux, enfermés dans une seule langue. Leurs enfants parlent d’ailleurs mieux qu’eux la langue de la Tour, ce qui les y enferme d’autant plus. 

Mais quoi qu’il advienne, la langue reste vivante. D’ailleurs, même dans la Tour de Babel, la langue se modifiait. Selon Dante, Adam lui-même avait commencé à modifier la langue reçue de Dieu1. La langue avait changé avant que la Tour ne puisse être achevée : « La langue que je parlai s’éteignit toute avant qu’à l’œuvre inachevable fût occupée la race de Nemrod »2. L’œuvre inachevable, c’est la Tour de Babel, fermée sur elle-même dans la perspective impossible d’une langue à maintenir unique, pour défier la puissance de Dieu. L’œuvre inachevable, c’est aussi la langue, que chaque locuteur transforme par la parole, par l’appropriation subjective de la langue pour reprendre la conception de la bipartition entre langue et parole de Ferdinand de Saussure. Dante anticipe ainsi Saussure : « Œuvre de la nature est que l’homme parle, mais ainsi ou ainsi, nature vous le laisse faire ensuite vous-même comme il vous plaît »3

Les murs de la Tour ne sont-ils pas aussi des frontières : les frontières entre les pays, mais aussi frontières entre les langues, entre les origines, entre les histoires. A quoi servent les frontières si ce n’est à lutter contre la peur. D’où viennent les réactions populistes, nationalistes, si ce n’est la peur de l’autre, si bien mise en évidence dans le film de Jean-Stéphane Bron4 sur Blocher, le leader populiste d’extrême droite, qui a créé un parti anti-européen, devenu le plus important de Suisse, dans un projet qui en lui-même nie la diversité constitutive de la Suisse : un nationalisme qui nie la diversité caractéristique de la Suisse elle-même, ce qui n’est pas le moindre des paradoxes ! Ce que montre le film de Jean-Stéphane Bron, c’est ce parti populiste, basé sur la peur de l’autre, trouve ses racines dans les peurs d’enfant de son leader. La peur de l’autre n’est-elle pas d’abord une peur de soi. De même pour la haine de l’autre. L’insupportable touche à cette part de soi étrangère en soi, extime: une part de soi inconnue au cœur de soi5, constitutive de soi tout en restant étrangère à soi, à la base de la peur comme de la haine, mais pourquoi pas aussi de l’amour, condition d’un accès possible à l’autre.



1 Dante, Œuvres complètes, Bibliothèque de La Pléiade, Paris, 1965, note 124, p. 1602

2 Dante, La Divine comédie, Le paradis, XXVI, 124-126, Traduction Jacqueline Risset, GF-Flammarion, Paris, 1992

3 Ibid, vers 130-132

4 « L’expérience Blocher », film de Jean-Stéphane Bron, 2013

5 Lacan J., Le Séminaire, Livre VII, L'éthique de la psychanalyse, Paris, Seuil, 1986, p.167



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Europa y sus Unos (sin H)

Enric Berenguer

Las invasiones bárbaras son el estereotipo de la caída del Imperio Romano, extrapolado a una Europa invadida desde el Sur. Rafael pintó el encuentro ficticio entre Atila y el papa Leon, como si la autoridad de la Iglesia lo hubiera detenido a las puertas de Roma. Nunca fue más allá de Verona y aspiraba a aumentar su ascendencia sobre el debilitado Imperio. Que se conceda a la religión la fuerza que había perdido el Imperio, resuena ahora, cuando gana peso en la internacional que impone su discurso contra el proyecto Europeo. 

El Imperio murió él solo, de desafección y tensiones separatistas. Poderes locales se aliaron con funcionarios imperiales. Los bárbaros sustituyeron, dentro del imperio, su autoridad, traicionada por quienes aspiraban a modos de satisfacción nuevos y prestigios locales. Ellos mismos reinventarían el Imperio, ávidos de legitimidad y trascendencia. Tras siglos de reivindicar su “barbaridad”, frente a su Otro romano, abandonaron su rasgo distintivo del arrianismo y abrazaron la fe universal… ¡Y empezaron a llamar “bárbaros” a los violentos del origen que fuese!

Caricatura de la reviviscencia de los nacionalismos europeos, es J.-M. Le Pen, en 2002 se proponía como “campeón del pueblo de Francia, nacido con el bautismo de Clovis, en 496, que ha mantenido esta llama inextinguible […] alma de un pueblo durante pronto 1500 años” .

Frente a soberanías que apelan a distinciones étnicas de una Edad Media inventada, el continente siempre estuvo atravesado por migraciones y en mutación. Los inseparables Bárbaro/Romano nunca coincidieron con fronteras: estaban dentro o en posición de exterioridad calculada y éxtima. Esos significantes amo expresaban distinciones de clase (y/o de órdenes distintos en la tripartición indoeuropea analizada por Dumezil). 

La globalización perturba espacios discursivos y distribuciones de los Unos y sus Otros. Las unidades históricas “naturales” o “históricas” ocultan la complejidad de la sociedad y el “exit” desencadena fisiones internas. Hace poco, los términos de clase predominaban. Hoy las líneas de desagregación son imprevisibles e inestables. Restos de identidades nacionales, sectores sociales con una consistencia imprevista, divisiones de género, grupos creados a partir de significantes arrojados a la “redesfera”, cuyo poder de arrastre viene de la rabia movilizada. No se trata de la ex-Yugoslavia, eran tiempos en los que el Otro existía más. Pero las “soluciones exit” conducen a sociedades binariamente divididas, presagiando problemas si el proyecto culmina. 

¿Odio? En España hay desamor por un significante antes idealizado. Europa empezaba en los Pirineos. El acceso a la UE fue factor de cohesión y su debilidad aumenta tensiones centrífugas.

La impasividad de la Troika en 2008 fue decisiva. Se creía que la UE se salvaría del tsunami de Wall Street. El mito del superestado protector cayó. Algunos movimientos actuales se originaron entonces.

No hay retorno: el Uno ya no es lo que era. La historia es engañosa si pesa en el debate político. El goce perdido (doloroso si el plus de gozar está en cenit) se busca en un pasado convertido en futuro alucinado.

Los movimientos de rabia e indignación son manifestaciones del malestar en la cultura, ligados a la perturbación en el universal que son la globalización y la referencia niveladora a la ciencia. Frente a esto, la burocracia europea, con sus déficits democráticos, está perdida. Su insistencia en aliarse con las peores versiones de la “ciencia” al servicio de poderes oligárquicos es un síntoma grave.

¿Qué hace Europa para hacerse amar en la época de los Unos solos y del Otro que no existe?

Si sobrevive, será política, el mercado no cohesiona una sociedad – ficción ordoliberal alemana presente en el origen de la UE. Respétense todas las formas de malestar, sin seguir sus dictados. Ningún síntoma debe ser despreciado, aunque revista las formas menos agradables. Todas las protestas, incluso antieuropeas, deben ser leídas. Son manifestaciones de goces que se resisten a la asimilación en un falso universal.

Roma vivió de su capacidad para asimilar diferencias. Al universal caído del imperio se sustituyó el de la religión. Pero la burocracia y la “ciencia” son en realidad aliados de la máquina volatilizadora del capital. Su fuego frío no apaga incendios: los alimenta.

No hay solución en la historia para los problemas con los que se enfrenta –y al mismo tiempo suscita– el nuevo sujeto político de nuestra época. 

Europa, siempre desgarrada, es nuestro síntoma. Para saber hacer con ella, mejor amarla al menos un poco. Hagamos como los bárbaros y ¡dejémonos de barbaridades!


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Europa entre la burocracia y el totalitarismo

Manuel Fernández Blanco


Hace unos días pudimos leer, en este mismo espacio de debate hacia el Forum Europeo de Milán, el excelente texto de Joaquin Caretti Ríos1 en el que analizaba el ascenso de Vox. España vio desaparecer la representación política de la ultraderecha heredera del franquismo muy pronto y por varias décadas. Su único diputado en el Congreso, Blas Piñar, fue elegido en las elecciones generales de 1979, tras la aprobación de la Constitución, y perdió su escaño en las siguientes (1982). Ahora España ve renacer con fuerza, como en la mayoría de los países europeos, una fuerza política que se suma al nacionalismo identitario anti Unión Europea. El líder de Vox, Santiago Abascal, afirma que a España no le viene bien esta Unión Europea. Su partido, que en las anteriores elecciones andaluzas (2015) había obtenido 18.017 votos, ahora ha obtenido 395.978 y 12 diputados en el parlamento regional. Marine Le Pen, por supuesto, se apresuró a felicitar a los líderes de Vox. Iñigo Errejón, analizando ese resultado electoral, expresaba: “No hay 400.000 andaluces fascistas”. Es posible que Iñigo Errejón tenga razón, lo que nos obliga a un esfuerzo para entender el ascenso de la ultraderecha en Europa y en el mundo.

Cuando se le critica a Santiago Abascal su ideología de extrema derecha siempre responde que su partido político no es de extrema derecha, sino de extrema necesidad. Frente a la que denomina dictadura de la corrección política, presenta su discurso como el de las verdades que muchos piensan y no se atreven a decir. Es una verdad que se pretende toda y transmitida en un lenguaje reducido e insistente, en ocasiones chabacano. Este estilo chabacano, con el que se pretende igualar al “ciudadano de la calle”, no se dirige a despertar la verdad (siempre no-toda) sino a despertar el odio visceral (visceral porque toma el cuerpo), que habita en el sujeto y al que Freud denominó pulsión de muerte.

El odio antieuropeo de la ultraderecha se alimenta de malestares reales. La Europa del Tratado de Maastricht es también la Europa de la evaluación generalizada, la de la homogeneización, la de los protocolos y la de las normas burocráticas asfixiantes.

Aprovechando este malestar, los líderes de la ultraderecha se posicionan rechazando la homogeneización, y encarnando una supuesta excepción necesaria. Santiago Abascal, al oponer al calificativo de extrema derecha el de extrema necesidad, se coloca en el lugar de quien parece no estar afectado por la división subjetiva y tiene todas las respuestas. 

Jacques-Alain Miller, cuando analiza la dialéctica entre homogeneización y excepción, opone al normativismo que representaría Hans Kelsen el decisionismo representado por Carl Schmitt. Kelsen consideraba que es conveniente que el estado administre y no gobierne. Para Carl Schmitt, por el contrario, la excepción responde al agotamiento de las normas. Miller señala que el punto de vista de Carl Schmitt “[…] es que la excepción es mucho más interesante que la norma y que en este algo inconmensurable, según sus palabras, reside la llave del orden político. Sin duda extrajo de esto las peores consecuencias: cierta simpatía por un tipo de bigotes que se presentó como diferente -por supuesto lo era- y puso en la calle la república de Weimar […]”.2

No parece ofrecer muchas dudas que la Unión Europea se fundó en una orientación mas próxima a Kelsen. Miller, ya en el año 1991, lo expresaba así: “No sin cierto número de dificultades están fabricándonos una Europa con la administración en el puesto de mando. Y es que se cree que ya no hay motivos para gobernar […]”.3 Y advertía de que “se observará que si se cree poder absorber la soberanía en la administración, uno se expone a cierto número de riesgos. […] Una Europa administrativa prometería el retorno del amo, de uno de verdad”.4 Porque, “[…] cuanto más se apunte a la norma, más se pagará el precio del retorno del amo”.5

Miller señala “[…] la solidaridad entre la homogeneidad, la completa homogeneización, y el surgimiento de lo heterogéneo bajo la forma, si me permiten, de una excepción compacta. A este binario se opone, del lado que Lacan llamo lo femenino, la serie, la enumeración, lo múltiple, que no forma un todo […]”.6

Vemos como las “excepciones compactas”, en la peor de las versiones posibles, proliferan en los países de la Unión Europea. Por eso parece inevitable unir a la lucha contra la ultraderecha, la crítica a la Europa de las burocracias que aspiran a una regulación totalizadora y asfixiante. La homogeneización que promueve la Europa de las normas es el caldo de cultivo para la tentación totalitaria encarnada en esos líderes que, hipnóticamente, conducen al abismo. Frente a esto sería una esperanza que lo femenino pasara a ser un factor de la política.

1 Caretti Ríos, J.: “Vox, España y la deriva de Europa”, disponible en: http://v7kn.mjt.lu/nl/v7kn/l91x3.html?m=AMUAACubXRgAAcXgl0wAAABy10EAAAAAHDIAAChfAAb1kwBcTqip4Io0o2caTYmqg9dL7Al1dQAGplw&b=74cc14cb&e=f3fac381&x=xmx-poaygytLp0fCuEdCTzTtXb8STyiLnSqt4jmIdp0

2 Miller, J.-A.: De la naturaleza de los semblantes (lección del 11 de diciembre de 1991: “Homogeneización y excepción”). Buenos Aires, Paidós, 2001, p. 62.

3 Ibid., pp. 58-59.

4 Ibid., pp. 59-60.

5 Ibid., p. 62.

6 Ibid., p. 65.

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El mapa de Hao

Antoni Vicens

Bismarck decía que, tratándose de una noción geográfica, todo aquél que hablara de Europa estaba equivocado. En general la tomamos como una unión política, geográficamente cambiante, desde los seis Estados de los Tratados de París y Roma hasta los 28 actuales. Pero no hay unas fronteras naturales que acojan una única nación. ¿Es Europa siquiera un continente?

Tras la Gran Guerra, ahora hace cien años, Paul Valéry escribía: “Nosotras, las civilizaciones, sabemos ahora que somos mortales.” Se atribuye a Napoleón la idea de que la geografía es el destino. La cuestión es si la realidad geográfica es suficiente para determinar el destino de una civilización. En tiempos de Valéry, a diferencia de los actuales, la realidad geográfica de Europa era colonial; su configuración física como extremo occidental de Asia no definía lo suficiente su destino. Valéry describía Europa contrastando su ser — un pequeño cabo del continente asiático — y su apariencia, “la parte preciosa del universo terrestre, la perla de la esfera, el cerebro de un vasto cuerpo”. Estas hipérboles apuntaban irónicamente a un destino aciago que no tardaría en realizarse.

Ese era el espíritu europeo, “autor de prodigios” — y de horrores, hay que decirlo. El cabo Europa “mira naturalmente hacia el oeste”. A decir de Valéry, sus habitantes, o sus ciudadanos, parecían tributarios de tres tradiciones: Jerusalén, Grecia y Roma: moral subjetiva, constante referencia a la perfección del cuerpo y al espíritu humanos y política de Imperio. Todo ello sometido a una disciplina de la que surgiría la ciencia. Esa era Europa.

Jacques Derrida, comentando estas expresiones de Paul Valéry, añadía algo que al poeta se le escapaba: justamente el valor de esa punta continental extrema, ese finis terrae, como “punto de partida para el descubrimiento, la invención y la colonización”. Con lo que Derrida nos hace pasar del cabo a la capital. Europa habría fallado siempre a la hora del acontecimiento capital: su aparición frente a sí misma. El espejo se ha roto en el momento de asumirse a sí misma. O sea: Europa no tiene capital; Europa no es la capital del mundo. Capitalistas, las capitales lo han sido como metrópoli de sus colonias.

A eso respondía el mapa usual que, aún hoy, sigue el sistema de proyección del flamenco Mercator (el nombre no hace la cosa, pero casi). Aunque el mapa original tenía el centro en el océano Atlántico (en la longitud de Fuerteventura), las versiones posteriores lo trasladaron al meridiano de París, Madrid, Lisboa, etc., hasta fijarlo en Greenwich. En el centro del mapa está entonces Europa, y en su periferia las tierras colonizables. Desde su posición de amo, Occidente quiere contemplar las otras civilizaciones como integrables en un vasto proyecto universalizante (cf. Lévi-Strauss, Raza e historia). Nuestro “modo de goce” se impone, con el respeto debido al Otro, tratándolo de “subdesarrollado”. Sin reconocer lo precario de nuestro modo, que “sólo se sitúa por el plus-de-gozar”, disfrazábamos nuestras exacciones con una fingida y cortés humanitariería. (Cf. Lacan, Televisión. El término de “exacción” se aclara en Kant con Sade). Les agradecemos el chocolate y la sangre con besitos y museos.

Eso fue así durante siglos. Hasta que el cartógrafo chino Hao Xiaoguang ha pintado las cosas de otro modo. En 2004, Hao diseñó su mapamundi vertical (http://english.whigg.cas.cn/ns/es/201312/t20131211_114311.html). Al principio sirvió para planificar los viajes de la marina china, una fuerza militar en ascenso; en 2006 se convirtió en el mapa oficial del ejército; desde 2014 es público.

Como comenta Anne-Marie Brady, una politóloga australiana del Wilson Center, en su libro China as polar great power, “la carta vertical reajusta completamente el mapamundi para destacar la significación de los océanos y de las regiones polares, con lo que crea una nueva perspectiva geográfica.” El resultado es una gran isla formada por Europa, Asia y África, rodeada por vastos océanos. China ocupa un lugar central, los EEUU quedan a un lado, África es un gran patio y Europa se agazapa en una esquina. Con este mapa, “toma forma una nueva geopolítica que refleja el nivel sin precedentes de la interconectividad del comercio, de la comunicación y de las migraciones; los acuciantes intereses del futuro, que incluyen los suministros de alimento y la seguridad de las fuentes de energía; las consecuencias del cambio climático en la geopolítica; y, finalmente, el ascenso de un nuevo poder global. China aspira a estar en el corazón de este nuevo orden.”i

Para leer el mapa de Hao hay que acostumbrar la mirada a la pintura tradicional china, como por ejemplo las obras de Shi Tao, con su arte de los espacios vacíos. Más que en China, el centro está en el océano Índico. Los polos no soy ya una terra incognita. La Antártida, en el centro de la mitad inferior, queda reducida a unas dimensiones más “naturales” que en el mapa de Mercator. El polo norte es la vía marítima entre Asia y América del Norte. Australia, Asia y África aparecen como un inmenso continente; Europa queda allá arriba a la izquierda, finis terrae en otro sentido. La base del mapa es el mar, como la vía más económica de comunicación.

Ahí ya no hay más Oriente ni Occidente; los surcos trazados por la lluvia en la superficie siberiana que llamaron la atención de Lacan se convierten en las amplias avenidas de los oceános, donde las rutas se trazan líquidas como los ideogramas sobre el papel, donde se instalan los grandes cables de la interconexión planetaria, donde se desplazan las mercaderías condensadoras del plus-de-gozar y donde se anudan las nuevas relaciones de poder. Y donde silenciosamente desaparecen los cuerpos, de uno en uno.

i Cf. también Limes. Rivista italiana di geopolitica, 11/2018. Mapa 8 y pág. 34. Más que trazar un universo sinocéntrico, parece privilegiar las vías líquidas de la comunicación. 



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Clôture du débat

Chers collègues, 

Lundi 11 février, le débat sur les listes pour le Forum sera clos. Nous vous attendons tous le samedi 16. 

A bientôt,

Marco Focchi


Closing the debate

Dear colleagues, 

Monday 11 February the debate on the lists for the Forum closes. We are waiting for you all on Saturday 16. 

See you soon

Marco Focchi


Para información e inscripción

Aprender mas

Dirección: Aula Magna dell’Università Statale via Festa del Perdono 7, Milano

Fecha: Sábado 16 de febrero de 2019

Hora: de 9:00 a 18:30

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L'EUROFÉDÉRATION DE PSYCHANALYSE

LES ÉVÉNEMENTS – THE EVENTS 

Forum Européen de Milan

Dibattito

L’Europa manca del significante vuoto

Sergio Benvenuto *

Quando nel 2014 si affrontarono le squadre di Argentina e Germania in Brasile per la conquista della coppa del mondo di calcio, tra noi amici italiani si chiese per chi si tifasse. Io dicevo: “Parteggio per la Germania, perché sono europeo”. La cosa creava sempre dello stupore, nessuno pensava che l’essere europea fosse per un italiano una ragione sufficiente per sostenere una squadra sportiva. Credo che nelle preferenze sportive si esprima molto più inconscio, non solo politico, che in tutte le analisi dei flussi elettorali. Sarebbe il caso di analizzare seriamente, da analisti, perché certe nazioni godono di pregiudizi favorevoli, ed altri sfavorevoli.

I padri fondatori dell’Europa – come Schumann, Adenauer, Monnet, Spinelli – pensavano che occorresse cominciare dal libero scambio economico per giungere un giorno, via via, agli Stati Uniti d’Europa. Per qualche decennio la strategia ha funzionato, oggi però ci pare di aver messo il carro davanti ai buoi. L’Unione Europea resta soprattutto un’unione economica, essa non è né politica né direi simbolica (in senso lacaniano), non ha S1 (significante-padrone). Non parlerei nemmeno di amore od odio per l’Europa: parlerei piuttosto di indifferenza. Certi paesi europei possono anche essere molto simili, ma perché tutti sono più o meno americanizzati. Gli Stati Uniti (e in parte la Gran Bretagna) restano il centro anche spirituale dell’Occidente, non certo l’Europa. Tutti imparano l’inglese, ma non perché sia una lingua europea, perché è la lingua degli scambi internazionali. E difatti si stanno affermando in Italia feste tipicamente americane come S. Patrizio e Halloween; non mi risulta che in Italia si adotti la festa della presa della Bastiglia del 14 luglio, o la festa svedese di S. Lucia del 13 dicembre, né l’Oktoberfest bavarese… I paesi europei convergono in una comune americanizzazione, ma raramente si guardano reciprocamente.

L’Europa è odiata piuttosto come meccanismo politico, perché non esiste alcun leader eletto d’Europa. Personaggi come Juncker o Draghi o Tusk non sono stati eletti dai cittadini, sono percepiti come dei burocrati cooptati da un’oligarchia politica. L’Europa esisterebbe se avesse quel che Ernesto Laclau ha chiamato significante vuoto, incarnato di volta in volta da un presidente, un re, una regina, un cancelliere…. Non esiste invece un capo dell’Europa eletto dal popolo, né mai ci sarà, perché in Europa si parlano almeno 24 lingue. Un leader eletto dell’Europa dovrebbe parlare correntemente le 24 lingue europee, condizione per essere amato od odiato da tutti… Ma non amiamo né odiamo alcun leader europeo, percepiamo ciascuno di essi come un intruso. Di fatto, ci interessiamo a quel che accade in America, in Inghilterra, persino in Russia, ma nessuno di noi si occupa minimamente di quel che accade in Estonia, Lituania, Cipro, Slovenia, Slovacchia… La maggior parte degli europei non sanno nemmeno quale sia la capitale di questi paesi, mentre tutti sanno chi ha vinto gli ultimi premi Oscar e come è composta la famiglia Trump. Gli italiani poi, che sono uno tra i popoli più ignoranti d’Europa, per lo più non sanno nemmeno quali paesi compongono l’Unione e quali usino l’euro.

L’attuale attacco di molti contro l’Europa come macchina politico-economica non è tanto quindi un atto di odio verso l’Europa delle nazioni (di cui non importa nulla a nessuno), quanto un corollario del dilagante populismo, che consiste essenzialmente in questa narrazione-opposizione: “la gente comune versus i politici”, o “gli elettori contro gli eletti”. Le istituzioni europee sono aborrite come sedi degli eletti, di una “casta politica”, e per ogni populismo “i politici” sono il Male assoluto. Il Male è chi la gente ha eletto – il che la dice lunga sulla crisi della democrazia. Il populismo è il sintomo di un disfacimento della democrazia, perché contrappone elettori a eletti.

Non esiste un esercito europeo, ovvero non esiste una politica estera europea. Una nazione esiste solo nella misura in cui ha una politica estera, non venti. C’è un esercito quando qualcuno è disposto a morire per un paese, ovvero per un Significante, ma chi è disposto a morire per il significante Europa? Il risultato è che l’Unione Europea resta pur sempre un gigante economico, ma un nano politico e militare.

Se l’Europa non troverà un significante vuoto che le dia sostanza politica, prima o poi si disgregherà. Diventerà una semplice unione economico-finanziaria di paesi, un po’ come lo sono oggi la Svizzera, o il gruppo Norvegia Islanda Liechtenstein (EEA, European Economic Area), paesi economicamente connessi all’UE, ma senza farne parte. Guarda caso, sono molto più prosperi dei paesi che ne fanno parte. Del resto, stiamo già scoprendo che chi è rimasto fuori dall’euro va economicamente meglio di chi vi è dentro – basti comparare la Norvegia della corona e la Grecia dell’euro.

*Psicoanalista e filosofo, ricercatore del CNR, redattore della rivista American Imago

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Per saperne di più

Indirizzo: Aula Magna dell’Università Statale via Festa del Perdono 7, Milano

Traduzione simultanea in inglese, francese, spagnolo e italiano.

Data: Sabato 16 febbraio 2019

Orario: 9.00h -18.30h

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Deutscher Buchpreis 2017: La capitale

Luisella Brusa

Quale libro hanno premiato i nostri vicini europei di Germania come miglior libro del 2017? La domanda non è futile. I libri che hanno successo in un paese, così come la stampa locale, danno il polso del pensiero condiviso. E soprattutto quando toccano temi politici è interessante conoscere come la pensano i vicini. Ebbene nel 2017 La capitale di Robert Menasse ha vinto il Deutscher Buchpreis, il premio letterario più prestigioso per gli scrittori di lingua tedesca. È un successo editoriale. 

Poiché la lingua rimane un confine molto netto all’interno dell’Europa, ciò che si discute nel dibattito politico del paese più potente dell’Unione rimane ignoto a tutti coloro che non ne conoscono l’idioma. Purtroppo la stampa degli altri paesi si premura di informare solo su ciò che è consono alla linea editoriale della propria testata. Così, l’ignoranza del discorso dell’altro lascia spazio alle proiezioni e ciascun paese può immaginarsi il vicino secondo i propri stereotipi. Fortunatamente in questo caso la traduzione in italiano per Sellerio ha reso più accessibile questo primo romanzo sulla capitale dell’Unione europea. Di fatto un saggio politico su sogno e realtà dell’Europa di cui discutiamo. Reso assai divertente dalla leggera ironia della scrittura, il romanzo non è privo di una certa consapevolezza del momento tragico che la storia europea sta per attraversare, ma anche di compassione per le passioni e le meschinità dei personaggi e per la loro umanità così normale. Sono tutti anonimi protagonisti della reale cos/dis-truzione del progetto europeo. 

Il professor Erhart è uno di loro. È un eminente economista che ha dedicato la sua vita a studiare le condizioni di possibilità del progetto di un’Europa unita. È molto preoccupato per la piega che hanno preso le cose e accoglie con impegno e speranza l’invito a far parte di un think tank di esperti per ripensare le condizioni di tenuta dell’Unione.

Ecco un collage di capoversi prelevati dal libro e buona lettura.

Il professor Erhardt divideva i membri del think tank in tre categorie: per primi i vanesi. D’accordo, vanesi erano tutti, compreso lui, in un certo senso. Bisognava precisare: i vanesi nudi e crudi. I think tank erano per loro importantissimi, sì, perché vi partecipavano. E con questo tutta l’importanza si esauriva, perché l’importanza bastava darsela e sprigionarla. Erhardt conosceva bene questi tipi, sapeva come bofonchiavano boriosi a casa, nei loro istituti universitari o nelle altre istituzioni con cui collaboravano: «Caro collega, domani del resto devo andare a Bruxelles. Lo sa, sono nell’Advisory Group del presidente della Commissione!». […]. In fondo erano innocui. Ma lo erano davvero? Nei gruppi come quelli, quando bisognava prendere decisioni, erano loro a formare la maggioranza.

Poi c’erano gli idealisti. Certo idealisti erano un po’ tutti. Lui compreso. […] Erano ovvietà che Erhardt aveva già discusso nel primo semestre di economia politica. In fondo si definivano idealisti solo coloro che non ricavavano nessun vantaggio dall’esserlo. Gli idealisti nudi e crudi. All’inizio erano stati i suoi alleati contro i vanesi, ma ben presto l’alleanza era andata a farsi benedire perché c’era sempre qualche aspetto, qualche dettaglio che andava contro il loro altruistico ideale. E allora abbandonavano il campo. […] comunque gli idealisti nudi e crudi non erano determinanti per formare una maggioranza. Erano troppo pochi. Di solito per formare una maggioranza bastavano i vanesi nudi e crudi. E comunque era singolare che gli idealisti di norma andassero d’accordo con i vanesi.

[…] quelli del terzo gruppo erano i lobbisti. […] per loro l’umanità e l’interesse comune erano solo qualcosa cui vendere quello che avevano da vendere. Negli Advisoy Groups non rappresentavano grandi gruppi industriali, ma le fondazioni di quei gruppi. […] qua e là avevano una grande utilità sociale, il professor Erhardt non lo metteva in dubbio, era una vecchia volpe lui, e non solo come economista, ma anche quando si trattava di acquisire finanziamenti esterni per la sua università. A mandarlo fuori di testa e a farlo disperare anche in quel think tank, però, era che ogni discussione a un certo punto si arenava e tutti finivano per ripetere il solito mantra: serve più crescita! Qualunque fosse l’argomento la discussione sfociava sempre nella domanda: come creare più crescita? […] Alla fine, ormai era lampante, il gruppo «New Pact for Europe» avrebbe consegnato al presidente della Commissione un paper con la proposta: bisogna creare più crescita.1

Sì, Erhardt era stato ingenuo. I lavori che aveva pubblicato negli ultimi anni avevano fatto sì che venisse invitato a quel team. Una cosa che aveva sopravvalutato. […] 

Ma così non funzionava. L’aveva capito fin troppo in fretta.

In ogni caso avrebbe tenuto il suo keynote. Ormai aveva accettato. Si era impegnato, e lui era una persona che rispettava gli impegni. […] 

Aveva completamente riscritto la sua relazione.[…] Aveva scritto un testo radicale. Per una volta aveva la palla. […]

Ansimava, si stringeva la borsa contro il petto, la borsa con il testo della conferenza che, in fondo, era un discorso sulla libertà. Sulla liberazione. O almeno un discorso di autoliberazione.2

Prima di concludere con la sua proposta Erhart osservò i compagni del gruppo. C’era qualcuno che immaginava il seguito? Dana sorrideva e lo guardava incuriosita. Stephanides teneva gli occhi puntati sulla finestra ostentando una noia mortale. Mosebach spippolava al computer. Pinto guardava l’ora. Ma dieci secondi più tardi, tutti fissavano Erhardt a bocca aperta. Esterrefatti. Tredici secondi dopo, la partecipazione di Erhardt, famoso professore emerito, al think tank «New Pact for Europe» era ormai storia passata.3

1 P.288 e seguenti.

2 P. 332.

3 P.383-384.


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La docta ignorantia

Antonio Di Ciaccia


Ce la farà la Vecchia Signora a risorgere? Tra pochi mesi sapremo se il futuro dell'Europa sarà quello di una vera ripresa, di una ripresina o, in modo più o meno mascherato, di una paradossale Eurexit. Paradossale sì, ma non impensabile.

Un tale pessimismo avrebbe le basi per poter dire che si tratta di un futuro possibile? Personalmente ritengo di sì. E lo ritengo possibile per il fatto che si assiste, in molti Paesi europei, a una specie di scaricabarile fra le diverse forze politiche circa le problematiche che assillano questa o quest'altra nazione per non dire l'intera eurozona.

Dare la colpa alle incapacità dei governi attuali – paradossalmente poco importa se di destra, di sinistra, di centroqualcosa, di populisti, sovranisti, nazionalisti – incapacità molte volte di un'evidenza accecante, non giustifica coloro che si erano arroccati al potere per decenni in forme più o meno democratiche, ma sovente di chiara tendenza di casta oligarchica nelle situazioni migliori, di malcelata ispirazione incuicista nelle situazioni correnti, per non dire – almeno in Italia – di inconfessabili intrighi e depistaggi che rivelano all'ignaro cittadino manovre di forze potenti ma occulte. In poche parole, se quelli attuali non vanno bene, nemmeno quelli di prima andavano bene.

A questo si aggiunga che le prese di posizioni di Organismi ad hoc non sono state praticamente mai all'altezza di individuare e di risolvere il problema. Per far paura oggi basta agitare lo spettro della Troika per riportare a miglior consiglio qualunque Consiglio dei Ministri.

Mi sembra di poter dire che il mio pessimismo sia giustificato.

Che fare davanti a uno scenario simile?

La risposta che si danno quelli stessi che si imputano reciprocamente la colpa è classica: il ricorso all'ideale. L'amore e l'odio sarebbero in prima fila per portare la soluzione: se questa Europa si porterà paladina di un ideale, allora l'ameremo (a condizione che questo ideale ci convenga); se questa Europa si arroccherà su un altro ideale, allora la odieremo (evidentemente se constatiamo che quest'altro ideale non ci conviene affatto). L'anfibologia del termine risiede su questo dato: l'ideale non risponde al Sommo Bene, il quale sarebbe quello di tutti e di ognuno, come un tempo si pensava o si credeva. Siamo all'epoca dell'Altro che non esiste, in un mondo in cui le segregazioni simboliche si sgretolano e al contempo si drizzano quelle reali – "reali, troppo reali", commenta Lacan nella sua Proposta

Forse, allora, non è tanto all'amore e all'odio le passioni a cui occorre volgersi, dato che l'amore prende troppo spesso la via della passione immaginaria e non già quella del dono attivo in cui dovrebbe consistere sul piano simbolico, e l'odio per giustificarsi si riveste nel nostro discorso comune di una quantità di pretesti e di "razionalizzazioni estremamente facili", commenta ancora, alla fine del Seminario I, Lacan.

Non ci rimane che volgersi verso la passione dell'ignoranza. Ossia, verso quella passione in cui ci si mette, ognuno e collettivamente, in posizione di ricerca della via verso un sapere che, senza alcun pregiudizio, metta in evidenza il reale in gioco.

Ricorrerò a Lacan per puntualizzarne due.

La prima investe la comunità umana in quanto tale, pur rivelando in ogni epoca, anche quindi nella nostra, dei risvolti legati alle situazioni contingenti. L'affermazione di Lacan nel suo testo Joyce il sintomo che "la storia non è niente di più che una fuga, di cui si raccontano solo degli esodi" e che "solo i deportati partecipano alla storia" è uno squarcio rispetto a ogni irenismo idealistico e ci fa vedere uno spaccato inedito in cui muri, steccati e mari risultano in ultima analisi effimeri rispetto al corso della storia umana, sebbene essi siano i nomi in cui oggi si materializza quella segregazione reale a cui Lacan dà il nome di campi di concentramento.

Ma questa incapacità di leggere la storia è condizionata da un altro fattore, anche questo puntualizzato a più riprese da Lacan. Si tratta del fatto che l'intrusione della scienza moderna pone dei problemi del tutto nuovi alle funzioni del potere, soprattutto nell'epoca del capitalismo. La scienza moderna è una valida alleata della realtà capitalista, la quale, per suo tramite, sa operare o manipolare il sapere. Ma il capitalismo ha completamente cambiato le abitudini del potere, le quali, se da un lato sono forse diventate più abusive, hanno comunque introdotto "qualcosa che non si era mai visto: il cosiddetto potere liberale". Questo potere liberale vuol semplicemente dire che colui che è al potere può rivelarsi un bravo o un inetto burocrate, dare le dimissioni o cambiare di casacca per farsi avvocato delle istituzioni che aveva prima contrastato, ma non sarà mai all'altezza affinché qualcosa cambi. Questo vuol dire, se leggo bene Lacan, che "il potere è altrove". Il vero potere è nelle mani della scienza. Tuttavia noi tutti saremo sempre più imbarazzati perché anche "dalla parte della scienza avviene qualcosa che supera le sue capacità di padronanza", dice Lacan nel suo Seminario Da un Altro all'altro.

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Un antidoto possibile all’odio

Francesca Duro


Se pensiamo ai totalitarismi del novecento, la vita dell’individuo è sottomessa all’ideale della Causa. L’imperativo è il dovere di annientare l’alterità dell’ebreo o del profugo che vive pensando a salvaguardare la propria vita. Cancellare la propria individualità in nome della Causa universale ci riporta al pensiero delirante della dittatura di Hitler, dove lo sterminio degli Ebrei nell’esaltazione della razza, è visto come un guadagno di identità.

J. Ortega y Gasset ci ricorda che nella massa si annulla la responsabilità personale e la violenza, consegnata al capo perché ne sia l’artefice, sembra non appartenere al singolo, assolvendolo dalla sua responsabilità.La modalità di colpire l’Altro, nella convinzione delirante del proprio fanatismo atto a ripulire il mondo, presente in molti politici sordi alle urla di disperazione che arrivano dal cuore del Mediterraneo, evidenzia un sadismo distruttivo nei confronti del diverso e in nome dell’ideale rende padroni della vita altrui per rifugiarsi nell’ipocrisia di una legge sull’immigrazione, che non dando cittadinanza favorisce clandestinità e sfruttamento.

Se la voce grossa che molti governanti mostrano, nascosti dietro precise scelte politiche dove la responsabilità assoluta attiene sempre all’Altro, ottiene consensi elettorali, è dovuta al fatto che il popolo si identifica al capo nell’interiorizzazione inconscia della legge dispotica del Super-Io, interpretata solo persecutoriamente. Di fatto sono all’ordine del giorno notizie sulla tratta dei migranti o di lavoratori migranti tenuti in condizioni disumane.

La fragilità dell’Europa denota una crisi culturale e antropologica in cui si stanno ignorando i principi fondamentali su cui essa stessa è stata costruita. Essa infatti nasce da un atto di rinuncia a una identificazione totalizzante alla propria nazionalità, di singoli paesi di ogni razza ed etnia, per costruire un’altra identità inclusiva di altre culture. Lungaggini in parlamento o difficoltà di un confronto di idee che vada a salvaguardare tutti, cela un tentativo non dichiarato di capri espiatori.

Ciò si inscrive in un’epoca che sembra aver perduto il senso del passato. C’è allarme di ritorno al fascismo, e chi assume il comando può, nella sua incapacità di ascolto e nel rifiuto del dialogo, esercitare abuso di potere, privando il diverso di libertà personale. Ognuno è chiamato a impedire che si perseveri negli stessi errori e a vegliare perché ciò non si ripeta. 

Il grande Altro di cui parla Lacan, ma anche l’uomo massa di cui parla di cui parla J. Ortega è una sorta di macchina parassitaria: quale invisibile impostura può divenire all’improvviso ben visibile ogni volta che riesce a serrare le fila e darsi un obiettivo. Sacrificare se stessi per un despota permette di conservare il proprio posto nel grande Altro, laddove non aderire ai suoi diktat o fanatismi sino a rischiare la propria vita, implicherebbe la perdita del suo sostegno e l’esclusione dall’ordine sociale incarnato dal grande Altro.

Pulsioni fondamentali quali amore e odio esercitano il loro ruolo nei giochi di potere tra le nazioni, ma la passione dell’ignoranza, del non volerne sapere, ha anch’essa un ruolo determinante nell’intreccio dei movimenti politici cui assistiamo. 

La difesa della democrazia in Europa denota giochi di potere che usano due pesi e due misure nella lettura degli avvenimenti, incapacità di volgere lo sguardo a una cultura in grado di trasformare valori che dovrebbero tenerci tutti uniti e di promuovere la dimensione dello scambio reciproco, dove la parola piena possa emergere e far sentire la sua voce verso l’inquietante massificazione di un pensiero populista, dove ostilità e intolleranza mostrano sempre più il loro godimento mortifero.

Si tratta si non lasciarsi sedurre dall’idea di un capo, il cui rischio è di livellare le coscienze ma ritrovare una nuova capacità di legame europeo legata al confronto e a una dimensione democratica della parola. La memoria di quanto è accaduto nei campi di sterminio potrà guidarci a includere modalità di leggi che portino ad un’Europa capace di avvicinare l’alterità dell’altro, includere l’eccezione, è la sola che possa impedire di perseverare negli stessi errori e ognuno deve avere il suo ruolo nel vegliare perché ciò non si ripeta in nome del despota.

Lacan parla di segregazione legata all’evaporazione del padre “… allora non funziona più la ripartizione dei godimenti, e la segregazione non più simbolizzata, si inscrive nel reale: il campo di concentramento ne è la forma più pura nella sua tragica realtà”.2

La psicanalisi può giocare la sua scommessa in ciò che nelle modalità politiche è in gioco tra le varie incomprensioni delle nazioni. 

Per Dostoevskij la bellezza salverà il mondo ma potremmo dire per parte nostra, che la presa in carico dell’orrore che la bellezza vela potrebbe aprire una via per costruire un antidoto all’odio. 


1 J. Ortega y Gasset La ribellione delle masse Il mulino

A. Di Ciaccia, Lezione I, in Amore domanda amore… Encore, a cura di L. Biondi, G. Pazzaglia, Panozzo Editore, 2018

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L’Europa Una? Sì, ma Uno per Uno

Giovanni Lo Castro



Amore e odio?

Cosa sono l’odio e l’amore? Sono vissuti primari, facce di una stessa medaglia. Li si incontra facilmente in chi non ha ancora avuto un pieno accesso al principio di realtà, o non ha ancora potuto maturare – o forse l’ha perduta – la capacità di sostenere il peso della complessa e meravigliosa realtà delle differenze. Della loro ineliminabile esistenza e del loro essere inattaccabili dal potere dell’Uno globalizzante. La natura mette a confronto e in competizione la molteplicità dei viventi, vegetali e animali che siano, non per amore o odio, ma: perché cosi va la vita. Noi umani ci riteniamo capaci di stabilire se una pianta è utile o inutile, brutta o bella o, addirittura, buona o cattiva, e possiamo privilegiarne alcune a scapito di altre, siamo capaci di creare “monocolture” e “monoculture”. Qualcuno direbbe che si tratta del ritorno all’uno dell’uguale. Ma la civiltà, contrariamente a quanto viene annunciato, è differenza, separazione, diversità non riducibile. L’Unbeagen in der Kultur, porta nell’etimologia del termine tedesco Kultur la radice indoeuropea Koll, in cui significato è: taglio, separazione, divisione. Da essa derivano i termini cultura e coltello. Il disagio della civiltà è un effetto del dover fare i conti con la differenza, ma anche il saperci fare con la complessità, con il limite posto dall’altro e con il reale della sua inassimilabile e irriducibile differenza, sino all’odioamorazione a noi ampiamente nota. 

Abbiamo, da una parte il disconoscimento della esistenza della diversità, sostenuto da un flebile moralismo buonista, irrealistico e strumentale e dall’altra la correlata denegazione sociale che sostiene il mito dell’uguale. Una combinazione che produce soggetti drammaticamente angosciati dall’incontro, inatteso e non simbolizzabile, con ogni forma di alterità; che irrompa dal loro mondo interno o che si presenti a minacciare l’insieme significante al quale il soggetto si identifica (nazione, cultura, religione, partito, ecc.). La diversità non nominabile, così come tutto ciò che è sottratto al simbolico, genera angoscia: se si afferma l’impero dell’Uguale, viene meno la bussola del significante. L’affermazione dell’Uguale nega il posto alla soggettività che il parlessere sostiene con le sue identificazioni. L’Uguale globalizzato, lungi dal pacificare e rasserenare con la sua positività, scrive Byung-Chul Han, produce terrore: il terrore dell’Uguale.1

Il mito dell’Uguale appare oggi un prodotto del tempo dell’Altro che non esiste – come J-A Miller e E. Laurent ci hanno da tempo mostrato nel loro Corso,2 è anche possibile spiegare, così, l’affannarsi dei “comitati d’etica”, oggi più che mai impegnati nel fallimentare tentativo di porre rimedio ad una angoscia dilagante. Ma cosa può un’etica che si sostiene sul mito dell’uguale? Come può aiutare il cittadino europeo a muoversi tra: l’angoscia della diversità e il terrore dell’uguale? Tra l’angoscia della separazione e il terrore della alienazione? Come potrebbe trattare il perturbante della differenza che s’incarna in ogni singolo individuo, in ciascuna singola comunità nel momento in cui si riconosce grazie a dei significanti, in ogni insieme di comunità, quando si aggrega per darsi la forma, e perché no, di una nazione? L’odio e l’amore testimoniano della difficoltà di accettare la caduta del mito dell’uno e dell’uguale, ma nello stesso tempo anche della necessità del riconoscimento e della difesa di quelle differenze che permettono a ciascuno di dirsi. 


Amore, odio e conoscenza

Per amare e odiare bisogna conoscere, ma cosa ne sanno, e come fanno a saperne dell’Europa i soggetti, i popoli che la abitano? Le occasioni di conoscenza estesa sono strutturalmente limitate. Ciò che è possibile osservare direttamente è solo il poco consentito dalla contingenza della propria realtà, mentre la gran parte delle informazioni giungono selezionate e mediate da sistemi di informazione, in alcun modo interessati, a tenere conto della realtà singolare di riceve l’informazione. Il precipitare d’informazioni cariche di valenze emotive, su popolazioni di soggetti sostanzialmente passivi e impotenti su gli eventi che vengono loro narrati, ne viola e ne forza il tempo logico e la soggettività, producendo reazioni di tipo sentimentale. Ma il sentimentale, “sentito” “mentale”, come dice Lacan nel Seminario XXIII, è “debile”, poiché è sempre riducibile all’immaginario,3 e la debilità – l’angelo della debilità umana del quale abbiamo avuto occasione di dire qualcosa4 – apre la via per il sentirsi e per il farsi vittima. E chi può negare alla vittima il diritto di difendersi, se può, da se, o di invocare una protezione da parte di altri? Impossibilitati a discriminare, ad esempio, se il gesto di un singolo che aggancia il suo atto pulsionale a una questione cosiddetta di “razza”, sia veramente, come la nominazione dei media enuncia: un “pericoloso attacco al cuore dell’Europa” (e quindi anche al mio, se mi sento europeo), e non piuttosto l’effetto di una psicopatologia individuale, il cittadino europeo non può non esserne angosciato.

Ma il principio di libertà dice che chiunque, nel nome del diritto di sapere e del “dovere di informare”, può disconoscere che le notizie che diffonde possono produrre gravi sofferenze in chi le riceve. Eppure tutti sappiamo che la narrazione della realtà non è mai oggettiva, e che porta sempre gli effetti della soggettività di chi la racconta, e della sua non sempre garantita “buona fede”. Come ignorare tutto questo? E ancora: come negare il diritto a difendersi, ciascuno per come può o sa fare, dalle fonti della angoscia: l’imprevedibilità della natura, la morte e … l’altro? Ci si meraviglia che vi siano narrazioni che suscitano reazioni di autodifesa e di “conservazione”, che si innalzano barriere e si erigono muri, anziché creare ponti. Si nominano queste risposte come non civili e non umane! Eppure si tratta proprio di questo: della più precisa espressione della fragilità umana.

Si invoca il diritto al rispetto della diversità e si descrive bene come la prima insopportabile fonte della angoscia è alterità che incontriamo dentro di noi. Ma cosa ci fa ritenere che il rispetto del “diritto alla diversità” debba riguardare solo il colore della pelle, del luogo di origine o delle disponibilità economiche, e non anche della temporalità soggettiva, della fragilità e della limitata disponibilità delle risorse necessarie per gestire le fonti dell’angoscia, che ci appartengono in maniera strutturale? Forse che qualcuno è in grado di dimostrare che le sofferenze prodotte dalla “povertà economica”, siano più insopportabili di quelle prodotte dall’abuso di un dire e di una narrazione che ignora sistematicamente i suoi effetti sul signolo soggetto e sul così detto “popolo”? Come mai ci si meraviglia se l’insieme di soggetti angosciati che lo costituisce, risponde con interesse al discorso dei “populisti”? E poi è davvero la soluzione migliore degradare la democrazia a “democratura”, per dare potere alla parola di chi dispone di maggiori risorse per fare fronte alla angoscia? O forse non sarebbe più opportuno tenere conto che, come per La Donna, non esiste l’europeo, ma gli europei, uno per uno. 



1 Byung-Chul Han L’espulsione dell’Altro, figure nottetempo, p. 7

2 J-A Miller e E. Laurent L’Autre que n’existe pas et ses Comitée de’Etique. 996-97, inedito

3 J. Lacan Il seminario Libro XXIII, Il Sinthomo, p. 35

4 G. Lo Castro, L’angelo della debilità umana, o la passione per farsi vittime, A. L. n. 23, p. 93.


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Parola e territorio

Maurizio Montanari

Che succede in Italia?’, mi domanda un collega elvetico. Siete diventati razzisti e odiate l’Europa? Gli basterebbe dare un’occhiata storica e clinica per capire che non si tratta dello spirare di un nuovo vento d’odio che spazza la penisola e produce torsioni persecutorie verso l’odiata Bruxelles abitata da torvi tecnocrati, quanto dell’affiorare di un’ antico linguaggio oggi di nuovo parlato. In Italia, e in parte del vecchio continente. E’ infatti difficile pensare che siano le parole di un ministro, ancorché gravi e incendiarie, a generare ex novo un sentimento di intolleranza verso chi chiede accoglienza, in una nazione che nel non lontano 1938 dava alle stampe una rivista come La difesa della razza. L’Ungheria di Orban, l’Austria di Kurz, il gruppo dei paesi di Visegrad che fa dell’euroscetticismo il plinto delle proprie fondamenta: li governano élites politiche non sganciate da movimenti popolari di chiara base xenofoba e avverse all’Europa.

La nascita dell’Europa unita e il conio della moneta unica hanno creato un linguaggio unificante, colmo di vocaboli economici, dimenticando forse di occuparsi di una riteritorrializzazione delle lingue e dei bisogni particolari dei singoli popoli, permettendo in tal modo neo formazioni politiche strutturate su fondamenta di odio paranoico munitesi di radici posticce (in Italia sono state a tal scopo costruire artificiali origini celtiche), di guadagnare consensi edificando un nemico, Bruxelles, luogo nel quale si anniderebbe l’origine di ogni problema particolare. Ha contribuito non poco a creare questa situazione l’aver pensato di poter equiparare ogni differenza sostanziale, ogni richiesta, ogni bisogno, uno per uno, secondo standard classificatori di ordine economico generalista. Una parte del corpo politico, incapace dell’ascolto singolare perché cristallizzato in una posizione di sapere supposto, non è riuscito forse a raccogliere le istanze particolari venute da ogni parte d’Europa, portando richieste inascoltate a fondersi un’ unica e generica richiesta di ‘cambiamento’, intercettata furbescamante ed artatamente dal fronte populista, non a caso dotato di una sola risposta totipotente capace di tacitare ogni interrogativo: il migrante e gli euro tecnocrati come colpevoli designati. In tal modo la ricetta dei populisti promette di superare ogni questione interna alle nazioni paranoicizzando la questione, definendo un nemico interno, Bruxelles, ed uno esterno, il migrante. Gli appartenenti a queste neo formazioni piu’ estreme interpretano le parole incendiare dei loro capi come ordini da eseguire, una lex che va al di la della legge degli uomini e delle regole Europee . Vivono gli incitamenti violenti come prova del fatto che l’odio che alberga nei loro animi altro non è che un mattone di un edificio più ampio nel quale essere finalmente accolti. A questo dobbiamo ascrivere il crescendo di azioni violente (spari, percosse, agguati, intimidazioni) dirette verso i migranti che hanno portato il presidente Mattarella a parlare di Far West. 

L’odio che questi autonominati difensori dell’‘Europa bianca’ nutrono verso chi proviene da altre culture, non è stato infuso da una qualche cattivo pensatore. Essi hanno invece scorto in un ordine simbolico, oggi sdoganato a livello Europeo, l’autorizzazione a far fuoriuscire dal proprio animo pulsioni virulente preesistenti, costrette per anni a vivere in sordina per il timore della reprimenda sociale, o della galera. Tenere l’Altro che emigra sotto lo scacco dell’angoscia, colpendone a caso alcuni membri, è ciò che fanno le reclute delle milizie xenofobe europee. 

Era il dicembre 2011 quando Gianluca Casseri uccideva brutalmente due uomini nativi del Senegal, per poi si togliersi la vita braccato dalle forze dell’ordine. L’obiettivo di quell’uomo erano i “neri”, oggetto di odio, il migrante come entità indistinta, un Altro da annientare falcidiando alcuni dei suoi appartenenti. Saverio Ferrari, esperto in tema di nuove destre, scrisse: “Attenzione perché è pericolosissimo derubricare il gesto di Casseri a follia ( ) così rischiamo di far cadere gli ultimi anticorpi alla deriva della destra xenofoba”. Casseri era probabilmente sano di mente così come lo era Luca Traini, il quale, nel febbraio 2018, scelse di mettere in pratica una personale vendetta, scaricando un’arma da fuoco verso alcuni immigrati ai quali “dare un segnale”. Anche in questo caso non un singolo migrante, ma l’Altro extraeuropeo. Hans Breivik, prima di compiere la strage di Utoya, viveva nella delirante convinzione di essere depositario di un qualche ruolo messianico di pulizia dell’Europa da ogni infiltrazione barbaro islamica. 

Per tutte queste formazioni, e per i loro appartenenti, Bruxelles è il Grande Architetto che programma le invasioni e mira a fra fallire economicamente le nazioni più deboli. 

Questo è il rischio insito nell’uso spregiudicato delle parole incendiarie oggi in gran voga tra i politici nazionalisti di Germania, Italia, Brasile, Ungheria. Proprio per questo è fondamentale che ciascuno dal proprio posto, secondo il proprio sapere, la propria professione, dia forza alla dialettica e al confronto che solo la parola non omologata può dare. Perché alto è il rischio di svegliare mostri dormienti nelle nostre città. I quali, poi, non accettano di essere rimessi a dormire, come avvenne per il Golem, ma continuano nella loro opera distruttiva.


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Educare all’amore per l’Europa?

Cristiana Santini


La mia professoressa di Italiano del liceo, negli anni Ottanta, ci parlava della Comunità Europea come di una evoluzione civile dei paesi, dei popoli. Sembrava l’inizio di una nuova era, fatta di pace, persone emancipate, corrette, positive. Era impegnata nel suo compito, noi annoiati. Ci parlava di qualcosa di lontano, ideale, ci giudicava se non avevamo il suo stesso entusiasmo. Solo gli studenti che si fingevano coinvolti da questa nuova era ottenevano i suoi favori, perché considerati più colti ed evoluti. Noi che ci entusiasmavamo di più per un bacio o uno sguardo, sopraffatti dal corpo, eravamo oggetto di scandalo o disprezzo per la nostra superficialità.

Oggi, ripensando a quel mio primo contatto con l’idea della Comunità Europea, mi chiedo come, e se, si possa insegnare l’amore per l’Europa e se abbia senso. 

Scrivo questo testo dal Brasile, dove mi trovo per una ricerca proprio sull’esperienza educativa di un missionario molto particolare, i cui scritti mi sono capitati fra le mani e mi hanno colpito. Si chiamava Don Paolo Tonucci e, nel periodo della dittatura militare, si impegnò molto affinché i poveri e gli emarginati avessero una coscienza civile, istruzione, ma soprattutto consapevolezza di se stessi, del proprio valore umano attraverso il racconto e la parola. Partendo dalle parole di questo uomo che inizia la sua prima lettera agli amici in Italia scrivendo: “avevo un sogno molto bello ma completamente sbagliato”, mi chiedo se anche il sogno dell’Europa sia molto bello ma sbagliato, soprattutto nell’idea che possa essere creata dall’alto piuttosto che dal basso, ossia che si possa imporre ideologicamente senza una cultura sociale, umana che la sostenga. Questo missionario arrivò armato di sapere, di buone intenzioni ma ben presto cambiò posizione, come scrive, si mise in una posizione di alunno e seppe farsi insegnare dalla diversità del popolo che pretendeva di aiutare. Mi ha colpito la testimonianza del sindaco di quel periodo, al suo funerale. Questi era un militare, suo acerrimo nemico perché lottavano su fronti diversi, Don Paolo in difesa dei poveri, il Sindaco in difesa della dittatura e dei privilegi dei ricchi, e disse: “vite come quella di Paolo, fanno l’esistenza umana più bella e infinita. Ci ricordano che in un mondo profondamente segnato dall’egoismo, dallo spirito competitivo che non riconosce il prossimo, dal predominio del mercato e della merce, possono ancora nascere persone che si lasciano inquietare dalla miseria, dalla fame, dall’esclusione di milioni di esseri umani dai benefici dello sviluppo. Vite come quella di Padre Paolo sono eterne, perché di lui si parlerà sempre, e sempre si dirà che seppe amare e che sapendo amare fu felice. E essendo felice fu umano.” Forse non solo egli cambiò la propria posizione ma seppe produrre cambiamenti, veri insegnamenti. Egli pensava di dover fare spazio dentro di sé, essere mancante, diremmo noi, affinché l’altro potesse rendere produttiva la propria mancanza, affinché si creasse una coscienza umana, un soggetto. 

La mia insegnante era di altra natura, predicava bene e razzolava male, parlava di pace e rispetto delle diversità ma non riusciva a sopportare che si avessero passioni diverse dalle sue, non considerava la contingenza fisica della nostra età ma soprattutto la sua era una passione intellettuale, senza amore perché senza corpo, quel corpo che non sopportava nei suoi allievi. Nessuno di noi è riuscito a provare amore per l’Europa, neanche quelli che la seguivano.

Perché ci sia insegnamento, ci vuole qualcuno che rinunci a essere confermato dall’altro, a essere riconosciuto e garantito, qualcuno che si sostenga sul proprio desiderio, la cui causa sia al di là della domanda d’amore, verso un orizzonte che apra spazi per altri desideri. Ci vogliono educatori che sappiano e-ducere, estrarre e non riempire, che facciano buchi nel pieno di un sapere ottuso e noioso, auto celebrativo che ormai si trova nelle scuole. Un sistema scolastico che non riconosce il soggetto non consente di fare esperienza della diversità, non prepara, non favorisce le esperienze relazionali, unicamente orientate su una logica competitiva ed esclusiva. Inevitabilmente prepara cittadini incapaci di cogliere il valore della cooperazione, della collaborazione, incapaci di collaborare, di lavorare, vivere nella differenza. Un futuro difficile per l’Europa, se continueremo a crescere giovani a cui chiediamo di essere poco umani e quindi poco capaci di amare e quindi poco felici. 

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L’Europa che verrà

Giuliana Zani


Gianfranco Pasquino, studioso e importante uomo politico italiano che abbiamo avuto modo di ascoltare in diverse occasioni, afferma in un’intervista1 che la crisi di fiducia nei confronti delle istituzioni europee dipende, tra l’altro, dalla mediocrità degli attuali uomini politici dei vari paesi, deputati a far funzionare anche il sistema Europa: tutt’altra caratura rispetto a quella dei padri fondatori.

Da un pensiero politico debole risulta un indebolimento delle istituzioni, anche quelle europee, nei termini di credibilità ed efficienza. Sono deboli, private di un pensiero politico preciso e ‘sapiente’, nei confronti dei poteri economici (la Grecia svenduta ad aziende tedesche, ad esempio), incapaci di far fronte alla crisi con adeguate misure e ancor meno di rispondere all’angoscia che, come scrive E. Laurent, è proprio ciò con cui abbiamo a che fare attualmente2. La mediocrità media degli attuali governanti è proporzionale al volume delle voci con le quali proclamano la necessità di difendere gli interessi nazionali contro le ‘regole imposte dai burocrati’ dell’Europa. Indebolirne la rappresentatività e la fiducia sembra funzionare in termini di guadagni in consenso. I movimenti populisti si fondano sulla delegittimazione dei saperi, si entusiasmano nel mostrare l’impotenza di un pensiero politico ‘colto’. Che d’altra parte, come si diceva, non è più il discrimine per scegliere i propri rappresentanti politici.

In Italia chi contrasta l’idea europeista in modo più sguaiato cavalca “il problema” dell’immigrazione: ‘l’Europa ci ha lasciati soli’ ad affrontare questa ‘minaccia’ alla sicurezza, al lavoro, alle risorse’…una vera campagna che a sua volta cavalca le angosce e le paure reali. L’Altro che gode è continuamente evocato e alimentato: godono di noi, a nostre spese, privandoci del nostro, sia gli immigrati, il nemico interno, che gli altri stati europei, quello esterno.

I nostri attuali governanti hanno fatto mostra di forza di fronte alle regole europee rispetto alla recente manovra economica. Hanno sbeffeggiato, esultato, per poi accettare le regole e correggere drasticamente i conti. Il che non ha impedito un aumento dei consensi nei sondaggi. Hanno fatto ‘come se’ sfidassero l’Europa, hanno denigrato e ridicolizzato le sue istituzioni: una parata, un’esibizione di virilità. In Italia ha già funzionato, in passato. 

Anche per i fatti di politica interna prevale un atteggiamento di denigrazione rispetto alle istituzioni (vedi l’approvazione dell’ultima manovra economica senza discussione in Parlamento). Emma Bonino lo ha detto così: mai come oggi le istituzioni democratiche sono state umiliate. E rispetto alle ‘ragioni umanitarie’: le navi che raccolgono i richiedenti asilo devono restare in mare, un’altra parata a favore di quei cittadini (sempre più) che hanno finito per crederci davvero che gli immigrati costituiscono una minaccia alla sicurezza e all’economia. Facendo leva sulle paure reali, come la precarietà delle economie che fa sì che facilmente si possa perdere il proprio posto nel sistema e diventarne lo scarto, le si polarizza su oggetti reali. Gli immigrati non sono più il sintomo (di ciò che non funziona nel sistema capitalistico), che divide le coscienze, oggi incarnano ciò di cui non vogliamo sapere niente. Nessuna divisione soggettiva, l’inconscio non è altro che un processo neuronale: la politica della paura propone l’illusione dell’identità forte come soluzione all’angoscia. Un centro vuoto rifiutato che, come ricorda Lacan, se espulso dal simbolico torna nel reale3, anche sotto forma di violenza.

Le prossime elezioni europee possono essere l’occasione per arginare questa deriva così come potrebbero decretare l’inizio di un periodo buio. Sapremo mostrare che l’alterità non la si espelle dal proprio centro, sapremo suggerire vie alternative per rispondere all’angoscia e mostrare che dietro la parata c’è il nulla? Europa alle origini e nel mito, è femminile. Saprà continuare a esserlo?



1 http://www.confronti.net/confronti/2017/02/europa. Vedi anche G. Pasquino, L’Europa in trenta lezioni, Utet, Torino 2017.

2 É. Laurent, Il rovescio della biopolitica, Alpes, Roma 2017, p. 153.

3 J. Lacan, Il Seminario, Libro III, Le psicosi, Einaudi, Torino 2010, p. 16.


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Traduzione simultanea in inglese, francese, spagnolo e italiano.

Data: Sabato 16 febbraio 2019

Orario: 9.00h -18.30h

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