Conversation clinique de la NLS
ouvertes, ainsi que pour le congrès, via le lien internet suivant
|
New Nous contacter: nls-messager-help@amp-nls.org Nouvelle inscription: https://amp-nls.org/page/fr/42/sinscrire-nls-messager | Le site de la NLS www.amp-nls.org | | Agenda en ligne – Cliquez ici |
New New registration: https://amp-nls.org/page/gb/42/sinscrire-nls-messager | The website of the NLS www.amp-nls.org | | On-line calendar – Cliquez |
des Sociétés et Groupes de la NLS
Groups of the NLS
Hellénique de la NLS
CRÈTE
|
New Lacanian School Nous contacter: nls-messager-help@amp-nls.org Nouvelle inscription: | Le site de la NLS www.amp-nls.org | | Agenda en ligne – Cliquez ici |
New Lacanian School New registration: https://amp-nls.org/page/gb/42/sinscrire-nls-messager | The website of the NLS www.amp-nls.org | On-line calendar – Cliquez ici |
des Sociétés et Groupes de la NLS
Groups of the NLS
Hellénique de la NLS
IIIe Journée d’étude sur l’École et la passe
par Anna Pigkou
à l’Amphithéâtre de l’Hôpital Général « G. Gennimatas », la IIIe
Journée d’étude de la Société Hellénique de la NLS sur « L’École
et la passe », avec la participation de Bruno de Halleux,
AE en exercice.
Prenant pour textes de référence la « Note italienne »i de J.
Lacan et la « Théorie de Turin sur le sujet de l’École »ii de
J.-A. Miller, la première partie de cette journée d’étude a été
consacrée à la théorie de « L’École comme expérience inaugurale ».
La seconde partie, « La clinique de la passe », a porté sur les
travaux de notre invité traitant de « L’amour après la passe ».
I. L’École comme expérience inaugurale
C’est Lacan lui-même, en 1964, dans la Note adjointe à l’« Acte de
fondation » de l’École française de psychanalyse, qui caractérise
l’École d’expérience inaugurale : « Cet aspect s’impose assez,
pensons-nous, dans l’acte de fondation, et nous laissons à chacun
d’en découvrir les promesses et les écueils »iii, comme le
soulignait Anna Pigkou dans son introduction. Et ceci
parce que, comme nous l’explique J.-A. Miller dans l’introduction
de son Séminaire « Politique lacanienne », il s’agit d’une
expérience sans précédent dans l’histoire du mouvement
psychanalytique. « Elle ne poursuit aucune autre »iv. Au lieu de
la Société instituée par Freud sur un « ordre de cérémonie »v,
dans l’École de Lacan, comme le précise Miller, « tout est d’ordre
analytique »vi.
Dans la théorie de Turin, J.-A. Miller revient une fois de plus
sur cette qualification de l’École comme expérience inaugurale,
soulignant cette fois que « L’École est inaugurale dans la mesure
où elle inaugure un nouveau sujet supposé savoir, et que son
histoire est une suite de phénomènes subjectifs analysables »vii.
Afin de mettre en valeur la différence radicale qui sépare une
École de psychanalyse des autres associations psychanalytiques,
Bruno de Halleux, dans sa contribution théorique intitulée « Une
École trouée », s’est appuyé sur le graphe du désir. Il propose de
situer la société au premier niveau du graphe et l’École
lacanienne au second. Les associations, comme il le rappelle,
constituent des groupes de personnes qui se donnent des règles et
des lois valables pour tous, c’est-à-dire, comme le dit J.-A.
Miller, qu’une association répond à des énoncés qui valent « pour
tout x ». Cela ne vaut pas toutefois pour l’École fondée par
Lacan, étant donné que l’ensemble des innovations qui la
caractérisent – c’est-à-dire le fait que sa fondation relève d’un
performatif, qu’elle est un organe de travail, que, dès le départ,
elle prévoyait un contrôle qualifié du praticien en formation, le
fait également que, dans le cadre de cette École, Lacan admettait
comme élèves ses analysants, mais avant tout parce qu’elle a
institutionnalisé en son sein la procédure de la passe – assurent
l’accès au second niveau du graphe, celui qui correspond à
l’articulation du message inconscient qui est en rapport avec S (A
barré), soit le grand secret de la psychanalyse.
Le S (A barré), comme nous l’indique Bruno de Halleux, est
également le lieu où se joue le désir de l’analyste. Ce dernier
prend en charge d’incarner ce point, le trou qui est nécessaire
dans les articulations symboliques et la consistance imaginaire de
l’École afin que soit conservée sa propriété d’expérience
inaugurale.
Il revint ensuite à Dora Pertessi de prendre la parole
pour commenter les passages suivants de la « Note italienne » :
« L’analyste ne s’autorise que de lui-même, cela va de soi. » viii
« Ce à quoi il a à veiller, c’est qu’à s’autoriser de lui-même il
n’y ait que de l’analyste. »ix
« Pas tout être à parler ne saurait s’autoriser à faire un
analyste. »x
« Seul l’analyste, soit pas n’importe qui, ne s’autorise que de
lui-même. »xi
Dora Pertessi a fait valoir la thèse selon laquelle « Il n’y a pas
d’auto-autorisation de l’analyste que du pas-tout ». Lacan,
fait-elle remarquer, se réfère à l’analyste de l’École. Il se
recrute selon la procédure de la passe laquelle est définie dans
un certain nombre de propositions dont l’énoncé négatif n’est pas
sans raison. C’est, en effet, « du pas-tout que relève
l’analyste ». C’est dire qu’il se rapporte à du négatif mais aussi
à quelque chose qui ne peut pas porter le signe de la négation,
comme c’est le cas de l’objet a. Cet objet bien
qu’universel, est particulier quant au mode par lequel le sujet
choisit de se représenter.
Aussi bien s’agissant de l’autorisation de l’analyste,
c’est-à-dire du désir de l’analyste, il y a lieu de se référer en
tout premier lieu sur le particulier de chaque sujet, sur le
pas-tout, sur l’élément de l’inconsistance. Une École aura à cœur,
en effet de « préserver son inconsistance comme son bien le plus
précieux, son agalma »xii.
Pour clôturer la matinée de cette journée d’études, Nouli
Apazidou commenta les passages suivants de la « Théorie de
Turin sur le sujet de l’École » :
« L’École est une formation collective où la vraie nature du
collectif est sue »xiii.
« Le désir de Lacan a porté au-delà de l’Œdipe, et de lui procède
non pas une société analytique mais une École »xiv.
L’École, fit-elle valoir, constitue elle aussi un groupe de
personnes ayant un idéal commun et présentant des phénomènes de
transfert, d’identification et d’idéalisation : elle est une
formation collective.
Sa spécificité, toutefois, repose sur le fait qu’elle est
interprétée par les analystes qui la composent de sorte que le
transfert et l’identification portent en fin de compte sur la
relation unique de chacun avec la jouissance et son objet. Dans la
composition classique d’un groupe, les membres sous-estiment leurs
différences et s’identifient à l’objet extérieur commun
d’idéalisation. Dans ce cas, l’objectif poursuivi est
l’universalité. La loi qui introduit la fonction du Nom-du-Père en
est le garant. Elle vaut pour tous les membres sauf un qui fait
exception et à qui ils ne peuvent que se soumettre. Toutefois
l’École ne se réduit pas à cette logique œdipienne. Reconnaissant
en son sein qu’ « il n’y a pas de rapport sexuel », qu’il n’y a
pas de modèle de jouissance qui puisse nous unir, chacun est
renvoyé en ce lieu où il est absolument seul et d’où il peut
puiser une connaissance qui permettra au groupe de « ne pas être
condamné à disparaître »xv.
II. La clinique de la passe
La question que s’est posée Bruno de Halleux dans son intervention
sur l’amour après la passe est celle de savoir si le fait de se
faire psychanalyser, jusqu’au terme conclusif de l’analyse, change
quelque chose pour un sujet dans son rapport à l’Autre sexe. Et
plus précisément pour le sujet masculin : qu’est-ce qu’une
rencontre amoureuse si le fantasme est réduit à la fin de
l’analyse ?
Si l’on suit Lacan dans son Séminaire XX, on pourrait dire
que le seul rapport du sujet masculin à une femme passe par le
fantasme. C’est la raison pour laquelle l’homme, avant une
analyse, risque de se répéter à l’identique dans ses choix
amoureux qui sont indexés par l’objet de son fantasme, l’objet qui
compléterait le manque à être de l’Autre.
La fin de l’analyse fait perdre consistance à cet autre et dégage
le sujet de ce cadre rigide du « pourtoutisme »xvi qui le garde
embourbé dans l’imaginaire. Il peut dès lors aborder sa partenaire
à partir d’une position qui lui permet de mesurer qu’une fois
l’Autre troué, il se trouve lui-même dans le pas-tout propre au
féminin. Sortir d’un univers du Tout Universalisant permet au
sujet d’aborder une femme comme Une, dans sa différence absolue,
dans une singularité qui ne cesse de trouer toute tentative
amoureuse qui veut croire en une harmonie dans un rapport sexuel
qu’il n’y a pas.
Le sujet masculin peut alors situer l’Autre féminin comme Autre
où, comme le dit Lacan, il ne peut rester que toujours Autre.
Fabian Fajnwaks, rapporte Bruno de Halleux, a cité récemment, lors
d’une conférence, ce passage de Rilke : « Lorsque l’on a pris
conscience de la distance infinie qu’il y aura toujours entre deux
êtres, quels qu’ils soient, une merveilleuse vie à côté devient
possible. Il faudra que les deux partenaires deviennent capables
d’aimer cette distance qui les sépare et grâce à laquelle chacun
des deux aperçoit l’autre entier, découpé dans le ciel »xvii.
La distance infinie entre deux êtres, en conclut Bruno de Halleux,
renvoie à l’impossibilité d’écrire le rapport sexuel. Apprendre à
aimer cette distance qui sépare les amants introduit à une
certaine sagesse dans l’amour. L’amour, avance Lacan dans son Séminaire
L’angoisse, est une sublimation du désir. Il faut, pour
arriver à cette sublimation, pouvoir cerner la dimension
pulsionnelle de ce qui fait l’objet de son fantasme. À cette
condition, un rapport au partenaire devient possible, un rapport
qui transcende la dimension fantasmatique qui ne cesse de
contaminer le désir. Cela donne à l’amour une dignité nouvelle qui
permet une ouverture, un accueil au réel, à quelque chose qui
n’est pas encore là, qui n’est pas programmé, quelque chose qui
relève de la contingence.
i J.
Lacan, « Note
italienne »,
in Autres
écrits,
Paris, Seuil, 2001.
ii J.-A.
Miller, « Théorie
de Turin sur le sujet de l’École » (2000), in La
Cause freudienne,
no
74,
2010.
iii J.
Lacan, « Acte de fondation », in Autres
écrits,
Paris, Seuil, 2001, p. 236.
iv J.-A.
Miller, Politique
lacanienne,
ECF, 2001, p. 19.
v J.-A.
Miller, op.
cit.,
p. 19.
vi J.-A.
Miller, « Théorie de Turin sur le sujet de l’École » (2000),
in
La
Cause freudienne,
no
74, 2010, p. 139.
vii Ibid.,
p. 139.
viii J. Lacan, «
Note italienne », in Autres
écrits,
Seuil, 2001, p. 307.
ix Ibid., p. 307.
x
Ibid.,p. 308.
xi Idem.
xii J.-A.
Miller, « Théorie de Turin sur le sujet de l’École » (2000),
op.
cit.,
p. 139.
xiii Ibid.,
p. 136.
xiv Ibid.,
p. 137.
xv J.
Lacan, « Note italienne », in Autres
écrits,
Paris, Seuil, 2001, p. 310.
xvi J.
Lacan, « Les non-dupes errent », séance du 11 juin 1974,
inédit.
xvii Rilke,
Lettres
à un jeune poète.
|
New Lacanian School Nous contacter: nls-messager-help@amp-nls.org Nouvelle inscription: | Le site de la NLS www.amp-nls.org | | Agenda en ligne – Cliquez ici |
New Lacanian School New registration: https://amp-nls.org/page/gb/42/sinscrire-nls-messager | The website of the NLS www.amp-nls.org | On-line calendar – Cliquez ici |
Paru! iNWiT 12, revue du Kring voor Psychoanalyse de la NLS
Out now! iNWiT 12, journal of the Kring voor Psychoanalyse
of the NLS

Table de matières
Content

|
New Lacanian School Nous contacter: nls-messager-help@amp-nls.org Nouvelle inscription: | Le site de la NLS www.amp-nls.org | | Agenda en ligne – Cliquez ici |
New Lacanian School New registration: https://amp-nls.org/page/gb/42/sinscrire-nls-messager | The website of the NLS www.amp-nls.org | On-line calendar – Cliquez ici |

Activités des Sociétés et Groupes de la NLS
avec LAURE ET PIERRE NAVEAU
VARSOVIE LE 25 OCTOBRE 2014
Par Barbara Kowalow
C’est dans le prolongement de la petite série de séminaires intitulée Structures du sujet dans le cadre de la clinique psychanalytique, organisée par le Cercle de Varsovie de la NLS, que, après le séminaire de P. Monribot sur la structure obsessionnelle et celui de H. Castanet sur la structure perverse, nous avons eu le plaisir d’accueillir Laure Naveau et Pierre Naveau qui sont venus nous parler de la structure hystérique.
Cette journée de travail était divisée en 3 parties :
-
Hystérie lacanienne et discours – L. Naveau
-
Théorie renouvelée de l’hystérie – P. Naveau
-
Jouissance de la privation – cas présenté par L. Naveau.
1. Hystérie et discours
Faisant référence à son propre acte à demi manqué, L. Naveau nous a introduit d’emblée, de façon très vivante, à ce qui constitue l’essence du discours de l’hystérique – témoignage qui nous a fait saisir comment une psychanalyste, en s’appuyant sur ce qu’elle a extrait de sa propre analyse finie, élabore ce qui relève d’un certain infini : l’inconscient.
Ensuite, elle a mis l’accent sur les deux traits – celui qui divise et celui qui sépare – de cette moitié du discours de l’hystérique :
$
—
a
qui indique quel est le noyau hystérique, présent, d’ailleurs, dans chaque névrose. La découverte freudienne de l’inconscient peut s’expliquer à partir de ce noyau hystérique que l’on peut lire ainsi : « Le sujet est à la fois divisé et séparé de son objet de jouissance ». L’objet de jouissance (a) est à retrouver et à élaborer au terme de sa propre analyse.
L’analyste n’est pas l’hystérique.
Pour le discours de l’analyste, Lacan a écrit :
a → $
Il y a donc un mouvement d’oscillation – un « ballet » – entre le sujet $ et l’objet de la jouissance a.
L. Naveau a souligné que l’analyste ne doit jamais être le a (l’objet de la jouissance), mais doit savoir occuper la place de a.
En parcourant la théorie lacanienne des discours, elle a précisé, à chaque fois, quel était le statut du savoir.
L. Naveau a en effet situé, dans chaque discours, ce dont on ne veut rien savoir :
– Dans le DM, l’esclave s’adresse au maître qui ne veut rien savoir de ce qui le divise.
– Dans le DU, le sujet s’adresse au signifiant d’un savoir sans visage qui fait autorité, d’un savoir pour tout le monde.
– Dans le DH, le sujet ne veut rien savoir de sa jouissance (c’est pour cela qu’il est hystérique) et demande du savoir au maître. Mais comme c’est du savoir d’un maître qu’il s’agit, pour le sujet, cela ne sert à rien. Au bout du compte, le maître ne sait pas – il est donc un maître châtré.
Ce que le sujet voudrait savoir, c’est ce qu’il est en tant que (a) pour le maître. D’où : $/a. C’est pourquoi, s’il s’intéresse à S₁/S₂, c’est afin que le maître produise du savoir.
– Dans le DA, le savoir de l’analyste est le résultat de son analyse.
À l’issue de sa propre analyse, on sait ce qu’est cette jouissance dont on ne voulait rien savoir. Grâce à une telle expérience, l’analyste sait comment s’adresser à l’Autre de façon à ce qu’il produise les signifiants-maîtres (S1) de sa vie.
La tâche de l’analyste consiste non pas à dire tout le savoir qu’il a acquis en écoutant le patient, mais à interpréter. Or, l’interprétation est un mi-dire. Une interprétation ne doit pas tout dire. L’analyste doit, comme le souligne Lacan, ne rien savoir a priori. Freud, au contraire, a dit à Dora tout ce qu’il savait – ou plutôt – croyait savoir. La conséquence est qu’elle est partie.
Laure Naveau s’est servi du cas de Dora comme d’un point de repère qui lui a permis d’illustrer comment le DH fonctionne chez une hystérique, et de démontrer que l’hystérique s’intéresse davantage au sinthome de l’Autre qu’au sien propre tout en se refusant cependant à l’incarner – ce qui montre bien la différence entre l’hystérie et la féminité.
2. Les deux jouissances de l’hystérique
Pierre Naveau a également évoqué le cas de Dora, mais en posant la question : « Dans quelles conditions un homme peut-il parler de l’hystérie ? ». Pour un homme comme pour une femme, se pose en effet la question : « Être ou ne pas être hystérique ? » (cf. Lacan, Séminaire XX, p. 93).
Son développement, riche en références aux Séminaires XVI, XVII, XVIII, XIX, XX et XXIII de Jacques Lacan, a soutenu la thèse de Jacques-Alain Miller selon laquelle la clinique de l’hystérie tourne autour d’un refus.
Lorsqu’on parle de l’hystérie, on rencontre beaucoup de contradictions, a-t-il souligné. Qu’est-ce qu’une hystérique ? … Que veut l’hystérique ? … Pourquoi, selon la formule de Lacan, l’hystérique refuse-t-elle d’être la femme ?
P. Naveau a surtout mis l’accent, à cet égard, sur la distinction introduite par Lacan entre deux sortes de jouissance – la jouissance absolue et les jouissances relatives. Barbara Kowalow
Il a enfin abordé la question de « l’au moins un » qui constitue le point d’appui soutenant ce que Lacan a appelé, dans le Séminaire XVIII, « la politique de l’hystérique ».
3. Un cas d’hystérie féminine
La dernière partie de cette journée de travail dense et intense fut consacrée à la présentation – suivie d’une discussion – du cas d’une patiente de L. Naveau, dont le symptôme consistait à se refuser à l’homme qu’elle aimait et à se priver ainsi d’une jouissance qui serait liée à celle de l’homme. S’identifiant par là même à l’homme châtré, elle prenait néanmoins la position d’être celle qui l’avait, le phallus, et qui, du coup, était celle qui avait la main, qui exerçait le pouvoir. Pour les auditeurs, ce fut l’occasion de découvrir la façon dont un analyste traite la « jouissance de la privation » chez un sujet hystérique.
Rédaction : Barbara Kowalow
Traduction : Jacek Waga
(Relecture : Pierre Naveau)
SEMINARIUM
STRUKTURY PODMIOTU W KLINICE PSYCHOANALITYCZNEJ
Tytuł: NERWICA HISTERYCZNA
Prowadzenie: LAURE I PIERRE NAVEAU
Data: 25 PAŹDZIERNIKA 2014
Miejsce: WARSZAWA, ul. Krakowskie Przedmieście 1, sala nr 6, (Siedziba Instytutu Filologii Klasycznej UW)
Odpłatność: 150 zł, członkowie Kół 120 zł, studenci 70 zł
Sprawozdanie z seminarium
W ramach małego cyklu seminariów zatytułowanego, Struktury podmiotu w klinice psychoanalitycznej, organizowanego przez Koło Warszawskie NLS, po wcześniejszych seminariach Patricka Monribot – na temat struktury obsesyjnej, i Hervé Castaneta – na temat struktury perwersji, mieliśmy wielką przyjemność gościć i pracować z równie znamienitymi Laure Naveau i Pierre Naveau.
Ten dzień pracy był podzielony zasadniczo na 3 części:
-
Histeria lacanowska w dyskursie – L. Naveau
-
Odnowiona teoria histerii – P. Naveau
-
Jouissance prywacji – przypadek prezentowany przez L. Naveau
-
Histeria i dyskurs …
Dzięki własnej czynności pomyłkowej Laura Naveau wprowadziła nas od razu, w sposób żywy, w samą esencję dyskursu histeryka. To małe świadectwo uczynione przed nami, dało nam możliwość uchwycenia tego, jak psychoanalityk, dzięki temu, co wyciągnął ze swojej skończonej analizy, opracowuje to, co nieskończone – nieświadome.
Następnie prowadząca podążyła za dwoma kreskami – tą dzielącą i tą obdzielająca – z części dyskursu histeryka:
S/
—
a
która jest jądrem histerycznym, obecnym, zresztą, w każdej nerwicy. Całe odkrycie Freuda można uzasadnić, wyjaśnić, posługując się tym jądrem histerycznym, które można czytać: ‘podmiot jednocześnie podzielony i oddzielony od swojego przedmiotu jouissance’.
Obiekt jouissance (a) jest do odnalezienia i opracowania na końcu własnej analizy.
Analityk to nie histeryk.
Dla dyskursu analityka Lacan napisał następujący matem:
a → S/
Jest więc pewien ruch, jakiś „balet”, między podmiotem, S/ i przedmiotem jouissance, a.
Laura Naveau podkreśliła, że analityk nigdy nie powinien być a (przedmiotem jouissance), ale powinien umieć zająć miejsce a.
o jest, w każdym z dyskursów, tym o czym się nic nie chce wiedzieć:
– W dyskursie mistrza niewolnik adresuje się do mistrza, który nie chce wiedzieć o tym, co go dzieli.
– W dyskursie uniwersytetu podmiot adresuje się do znaczącego wiedzy bez twarzy, która stanowi autorytet, takiej wiedzy dla wszystkich.
– W dyskursie histeryka podmiot nie chce wiedzieć o swojej jouissance (dlatego jest histerykiem), a domaga się wiedzy od mistrza. Jednak – ponieważ to wiedza mistrza – nie służy ona podmiotowi do niczego. Ostatecznie, mistrz nie wie – więc jest mistrzem wykastrowanym.
Tu podmiot chciałby wiedzieć, jakim jest a dla mistrza. Stąd: S/ /a. A jest tak dlatego, o ile interesuje się S1/S2, aby to mistrz produkował wiedzę.
– W dyskursie analityka wiedza analityka jest efektem jego analizy.
Wychodząc z własnej analizy wie się, czym jest ta jouissance, o której nie chciało się nic wiedzieć. Dzięki takiemu doświadczeniu analityk wie, jak się zwracać do Innego, by ten wyprodukował znaczące swojego życia. Zadaniem analityka nie jest to, żeby powiedział całą wiedzę, którą zdobył poprzez to, co usłyszał od pacjenta, ale by interpretował. A interpretacja jest mi-dire, wpół-powiedzeniem. Interpretacja nie ma mówić wszystkiego. Analityk ma – jak to podkreśla Lacan – nie wiedzieć nic a priori. Freud, przeciwnie, w przypadku Dory, powiedział, co wiedział – a raczej – co zakładał, że wie. I ona od niego odeszła.
Przypadek Dory był dla Laure Naveau punktem odniesienia do wskazania, jak u histeryczki działa dyskurs histeryka i wykazania, że histeryczkę bardziej interesuje synthom Innego niż jej własny. Interesuje ją synthom Innego, ale ona odmawia bycia jego wcieleniem – co wyraźnie pokazuje różnicę między histerią i kobiecością.
-
Dwie jouissance histeryka
Pierre Naveau również przywołał przypadek Dory, jednak postawił pytanie: „w jakich okolicznościach mężczyzna może mówić o histerii?” Istotnie, zarówno mężczyzna jak i kobieta, staje wobec kwestii: „Być czy nie być histerykiem?” (Lacan, Seminarium XX, str. 93).
Odwołując się do Seminariów Jacques’a Lacan’a – XVI, XVII, XVIII oraz XX i XXIII – słuchacze spotkali bogaty, intrygujący wywód potwierdzający słowa Jacques’a-Alaina Millera, że gdy mówi się o histerii, to krąży się wokół jakiejś odmowy.
P. Naveau podkreślił, że jeśli mówi się o histerii, to spotyka się wiele sprzeczności.
Czym jest histeryczka…? Czego chce histeryczka…? Dlaczego, idąc za formułą Lacana, histeryczka odmawia bycia kobietą…?
Pierre Naveau, przede wszystkim, położył, z tego względu, akcent na rozróżnieniu wprowadzonym przez Lacana pomiędzy dwoma rodzajami jouissance – jouissance absolutną i jouissance względną.
A zakończył, podchodząc do kwestii „przynajmniej jeden”, stanowiący punkt oparcia dla tego, co Lacan nazwał, w Seminarium XVIII, „polityką histeryka”.
-
Przypadek histerii kobiecej.
Końcową część tego niezwykle bogatego dnia pracy zakończyło przedstawienie i dyskusja przypadku pacjentki Laure Naveau, gdzie symptom polegał na odmowie oddania się mężczyźnie, którego kochała i, tym samym, na pozbawianiu się pewnej jouissance, która byłaby związana z jouissance mężczyzny. Identyfikując się tym samym z mężczyzną wykastrowanym, pacjentka zajmowała jednakże pozycję bycia tą, która ma fallusa i która zarazem jest rozgrywającą – tą, która sprawuje władzę. Dla słuchaczy była to okazja, by poznać sposób pracy analityczki z „jouissance prywacji” u podmiotu histerycznego.
Sporządziła: Barbara Kowalów
Przejrzał: Pierre Naveau
Wskazała, zarysowując teorię dyskursów Lacana, jaki, w każdym z dyskursów, jest status wiedzy. Co jest, w każdym z dyskursów, tym o czym się nic nie chce wiedzieć:
– W dyskursie mistrza niewolnik adresuje się do mistrza, który nie chce wiedzieć o tym, co go dzieli.
– W dyskursie uniwersytetu podmiot adresuje się do znaczącego wiedzy bez twarzy, która stanowi autorytet, takiej wiedzy dla wszystkich.
– W dyskursie histeryka podmiot nie chce wiedzieć o swojej jouissance (dlatego jest histerykiem), a domaga się wiedzy od mistrza. Jednak – ponieważ to wiedza mistrza – nie służy ona podmiotowi do niczego. Ostatecznie, mistrz nie wie – więc jest mistrzem wykastrowanym.
Tu podmiot chciałby wiedzieć, jakim jest a dla mistrza. Stąd: S/ /a. A jest tak dlatego, o ile interesuje się S1/S2, aby to mistrz produkował wiedzę.
– W dyskursie analityka wiedza analityka jest efektem jego analizy.
Wychodząc z własnej analizy wie się, czym jest ta jouissance, o której nie chciało się nic wiedzieć. Dzięki takiemu doświadczeniu analityk wie, jak się zwracać do Innego, by ten wyprodukował znaczące swojego życia. Zadaniem analityka nie jest to, żeby powiedział całą wiedzę, którą zdobył poprzez to, co usłyszał od pacjenta, ale by interpretował. A interpretacja jest mi-dire, wpół-powiedzeniem. Interpretacja nie ma mówić wszystkiego. Analityk ma – jak to podkreśla Lacan – nie wiedzieć nic a priori. Freud, przeciwnie, w przypadku Dory, powiedział, co wiedział – a raczej – co zakładał, że wie. I ona od niego odeszła.
Przypadek Dory był dla Laure Naveau punktem odniesienia do wskazania, jak u histeryczki działa dyskurs histeryka i wykazania, że histeryczkę bardziej interesuje synthom Innego niż jej własny. Interesuje ją synthom Innego, ale ona odmawia bycia jego wcieleniem – co wyraźnie pokazuje różnicę między histerią i kobiecością.
-
Dwie jouissance histeryka
Pierre Naveau również przywołał przypadek Dory, jednak postawił pytanie: „w jakich okolicznościach mężczyzna może mówić o histerii?” Istotnie, zarówno mężczyzna jak i kobieta, staje wobec kwestii: „Być czy nie być histerykiem?” (Lacan, Seminarium XX, str. 93).
Odwołując się do Seminariów Jacques’a Lacan’a – XVI, XVII, XVIII oraz XX i XXIII – słuchacze spotkali bogaty, intrygujący wywód potwierdzający słowa Jacques’a-Alaina Millera, że gdy mówi się o histerii, to krąży się wokół jakiejś odmowy.
P. Naveau podkreślił, że jeśli mówi się o histerii, to spotyka się wiele sprzeczności.
Czym jest histeryczka…? Czego chce histeryczka…? Dlaczego, idąc za formułą Lacana, histeryczka odmawia bycia kobietą…?
Pierre Naveau, przede wszystkim, położył, z tego względu, akcent na rozróżnieniu wprowadzonym przez Lacana pomiędzy dwoma rodzajami jouissance – jouissance absolutną i jouissance względną.
A zakończył, podchodząc do kwestii „przynajmniej jeden”, stanowiący punkt oparcia dla tego, co Lacan nazwał, w Seminarium XVIII, „polityką histeryka”.
-
Przypadek histerii kobiecej.
Końcową część tego niezwykle bogatego dnia pracy zakończyło przedstawienie i dyskusja przypadku pacjentki Laure Naveau, gdzie symptom polegał na odmowie oddania się mężczyźnie, którego kochała i, tym samym, na pozbawianiu się pewnej jouissance, która byłaby związana z jouissance mężczyzny. Identyfikując się tym samym z mężczyzną wykastrowanym, pacjentka zajmowała jednakże pozycję bycia tą, która ma fallusa i która zarazem jest rozgrywającą – tą, która sprawuje władzę. Dla słuchaczy była to okazja, by poznać sposób pracy analityczki z „jouissance prywacji” u podmiotu histerycznego.
Sporządziła: Barbara Kowalów
Przejrzał: Pierre Naveau
|
|
|

– Ahinoam Metzer-Gur – Israel
– Gabriela Van den Hoven – UK
-Nassia Linardou – Grèce
-Nelson Feldman- Suisse
– Ahinoam Metzer-Gur – Israel
– Gabriela Van den Hoven – UK
-Nassia Linardou – Greece
-Nelson Feldman- Switzerland
|
New Lacanian School
Nous contacter: nls-messager-help@amp-nls.org
Nouvelle inscription: https://amp-nls.org/page/fr/42/sinscrire-nls-messager
| Le site de la NLS www.amp-nls.org |
| Agenda en ligne – Cliquez ici |
New Lacanian School
New registration: https://amp-nls.org/page/gb/42/sinscrire-nls-messager
| The website of the NLS www.amp-nls.org |
| On-line calendar – Cliquez |

|
New Lacanian School Nous contacter: nls-messager-help@amp-nls.org Nouvelle inscription: https://amp-nls.org/page/fr/42/sinscrire-nls-messager | Le site de la NLS www.amp-nls.org | | Agenda en ligne – Cliquez ici |
New Lacanian School New registration: https://amp-nls.org/page/gb/42/sinscrire-nls-messager | The website of the NLS www.amp-nls.org | | On-line calendar – Cliquez ici |

– Quelles Journées! –
– Les 44es Journées de
l’École de la Cause freudienne –
L’embryon des nouvelles
Journées
par Miquel
Bassols
L’opinion tout court a
été touchée
par Yves
Vanderveken
La scène nouvelle des
Journées
par Philippe La Sagna

|
New Lacanian School
Nous
Nouvelle
|
|
|
New Lacanian School
New
| The website of
| |


|
New Lacanian School Nous contacter: nls-messager-help@amp-nls.org Nouvelle inscription: https://amp-nls.org/page/fr/42/sinscrire-nls-messager | Le site de la NLS www.amp-nls.org | | Agenda en ligne – Cliquez ici |
New Lacanian School New registration: https://amp-nls.org/page/gb/42/sinscrire-nls-messager | The website of the NLS www.amp-nls.org | | On-line calendar – Cliquez ici |

–
CRISIS BREAKING NEWS –
Paris aura ses moments de crise !
entrées, des sorties et des pauses,
prochain congrès de la NLS, à Genève,
10 mai 2015
|
New Nous contacter: nls-messager-help@amp-nls.org Nouvelle inscription: https://amp-nls.org/page/fr/42/sinscrire-nls-messager | Le site de la NLS www.amp-nls.org | | Agenda en ligne – Cliquez ici |
New New registration: https://amp-nls.org/page/gb/42/sinscrire-nls-messager | The website of the NLS www.amp-nls.org | | On-line calendar – Cliquez |
