EXCLUSIF
!
Parution du n° 3 du Forum des
Psychanalystes
Les déclarations
inédites des femmes et hommes politiques sur la psychanalyse, dans le cadre du
projet de loi sur la psychothérapie votée au parlement fédéral
belge.Les commentaires des
articles de loi qui concerne la psychanalyse et la psychothérapie d’orientation
psychanalytique.Les courriers envoyés
aux parlementaires.Des articles et
analyses de Patricia Bosquin-Caroz, Yves Vanderveken, Eric Laurent, Geert Hoornaert, Christine Le
Boulengéet une rencontre
exclusive avec Corinne Maier.
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Le congrès de la NLS ouvrira ses portes ce samedi. Nous serons nombreux. Dès lors l'accueil samedi matin est prévu dès 8h30 afin que l'on puisse commencer à 9h15 précise.
Les congressistes peuvent venir retirer leur dossier le vendredi à 20h00 au Vooruit, Sint-Pietersnieuwstraat 23, 9000 Gand.
Les inscriptions à la Conversation clinique du vendredi sont clôturées. Les inscrits ont reçu le volume dans leur boîte mail il y a quelques jours.
Il n'y aura aucune place disponible le vendredi pour la Conversation. Pour ceux qui ne peuvent y participer sachez qu'une partie de la conversation a été incluse dans le programme du samedi matin. Cette séquence sera animée par Jacques-Alain Miller.
Les inscriptions au repas du samedi soir sont également clôturées.
Par contre il reste des places pour le Congrès lui-même. Les inscriptions en ligne sont closes mais l'inscription au congrès sera encore possible sur place à partir de 8h30 le samedi.
Les membres de la NLS recevront leur dossier le vendredi avant la Conversation. L’accueil de la Conversation se fera à 13h00, la conversation commencera à 13h30 précise.
Pour l'équipe d''organisation du congrès,
Lieve Billiet et Dominique Holvoet
Une seule adresse pour ce WE: Vooruit, Sint-Pietersnieuwstraat 23, 9000 Gand.

erratum 1037.fr/ : l'auteur du compte-rendu du séminaire nouages à Brugges est Joost Demuynck
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Compte-rendu du 4ème Séminaire
Par Milena Popova et Bilyana Mechkunova
Le séminaire a eu lieu à Sofia le vendredi 7 février 2014 sous la présidence de Réginald Blanchet, psychanalyste à Athènes, membre de la New Lacanian School, membre de l'Ecole de la Cause Freudienne et de l'Association Mondiale de Psychanalyse, membre de la Société Hellénique de la NLS et enseignant au Collège clinique d'Athènes.
Le séminaire était dédié à « L'objet du désir » qui est le thème de travail de la NLS cette année.
La psychanalyse s'engage dans une voie fausse, enseigne Lacan, lorsqu'elle assimile l'objet du désir à l'objet du besoin, voire de la demande. Il se soutient du fantasme. L'objet du désir, celui autour duquel la dialectique du désir s'articule, c'est l'objet du fantasme. De sorte que la satisfaction du désir n'est jamais que la jouissance du fantasme. Le sujet, dans son désir, ne fait jamais que jouir de son fantasme. Lacan, dans le Séminaire VI Le désir et son interprétation, s'emploie à déployer les modalités propres de l'objet du désir saisi comme autre imaginaire dans sa formule du fantasme ($◊a), dans la névrose et la perversion.
Réginald Blanchet a proposé deux extraits du Séminaire VI de Jaques Lacan, pour la discipline du commentaire : chapitre « L'objet Ophélie », auquel Lacan consacre sa cinquième leçon :
1…. « l'objet – qui est l'objet de désir uniquement en ce qu'il est terme du fantasme » (Le Séminaire, livre VI, p. 370).
2. « dans l'articulation du fantasme l'objet prend la place de ce dont le sujet est privé, c'est à savoir, du phallus » (Le Séminaire, livre VI, p. 370).
Les deux extraits ont été commentés par Vessela Banova et Bilyana Mechkunova. Le fondement de la psychanalyse part de la thèse que du fait qu'il entre dans le langage, l'être vivant perd quelque chose. Dans la psychanalyse lacanienne, cette perte est appellé φ, phi (le phallus) et aussi – φ, moins phi où le signe moins indique une perte. Le sujet devient sujet, c'est-à-dire le sujet émerge par le fait qu'il a perdu quelque chose qui est le phallus, et c'est ce qu'on définit comme la castration. Il s'effectue une perte chez l'être vivant en raison de l'entrée dans le langage. C'est une perte phallique et le sujet, attaché au signifiant, remplace ce qu'il a perdu. Le sujet cherche dans les objets de son désir ce qu'il a perdu de cette façon. Autrement dit, l'objet du désir vient pour le sujet remplacer ce qui a été perdu, c'est-à-dire la perte phallique, c'est-à-dire – φ, moins phi. Le sujet est ce qui émerge après que cette perte se soit effectuée, et l'objet est ce que le sujet cherche, car cet objet va remplacer la perte.
Réginald Blanchet a repris les commentaires des extraits en présentant les concepts théoriques qui soutiennent l'apprentissage du graphe du désir auquel Lacan consacre deux, même trois leçons dans le Séminaire VI.
Le graphe comprend deux niveaux. Le premier niveau est celui du signifiant et de la demande, le deuxième – celui de l'inconscient. Au moment où le sujet se met à parler, tous les étages du graphe se mettent en action et fonctionnent simultanément et parallèlement. Le désir se situe et agit à la limite entre les deux étages. Lacan part du fait constituant du sujet parlant et de la chaîne signifiante. Le signifiant S1 s’articule au signifiant S2. Il est nécessaire que la chaîne s'interrompe pour qu'il y ait un effet de signification. S'arrêter plus tôt ou plus tard entraîne un changement du sens. Le sujet qui parle n'est pas présent, mais il est représenté dans la chaîne signifiante. La chaîne signifiante et ses coupures supposent une interprétation qui est au bout du compte une interprétation du désir, car la question est ce que ce sujet veut nous dire. Ce sujet qui n'est que représenté, Lacan le pose à la base du graphe, en face du désir. C'est le sujet de la chaîne signifiante et de l'intervalle signifiant, il est objet du désir. Quand le sujet parle et s'adresse à l'Autre, il adresse une demande. Ou bien nous voulons quelque chose, ou bien nous demandons la présence de l'Autre. Ce premier étage du graphe est accessible à la conscience.
Puis Réginald Blanchet a présenté le deuxième niveau du graphe où le sujet disparaît et il ne reste que sa demande au niveau inconscient – ce sont les différentes modalités de la pulsion orale, anale, le regard, la voix. Le désir de l'Autre est marqué par un inconnu au début, qui peut apparaître suite à l'interprétation des formations de l'inconscient. Voilà pourquoi Lacan va dire qu'à ce niveau l'Autre n'existe pas. Alors, quand le désir du sujet est interprété en termes des pulsions, le sujet répond avec une formation particulière qu'est le fantasme. Là il est articulé à un objet de la pulsion et quand ilse retrouve face au désir de l'Autre, le sujet répond avec son fantasme. Le symptôme apparaît au niveau de la chaîne signifiante. Le fantasme est toujours présent et actif dans un symptôme. Mais si la jouissance présente dans le fantasme apporte de la satisfaction au sujet, dans le symptôme, elle se vit comme déplaisir.
Réginald Blanchet a aussi indiqué les trois déterminants qu'on définit dans l'étude d'un fantasme principal : l'expression, les objets des pulsions et la forme que prend le trou, la non-existence de l'Autre dans le fantasme.
En bas du graphe de Lacan, on retrouve le système des identifications. Ici le sujet comme sujet dans la chaîne des signifiants apparaît et disparaît. En tant qu’il est représenté par la chaîne signifiante, il est représenté par les intervalles dans la chaîne – à travers les lapsus, les actes manqués, les rêves… Le sujet de l’inconscient apparaît et disparaît, c’est dans sa structure. A cette structure instable correspond la fixation du sujet au niveau du fantasme et au niveau du symptôme. Le symptôme et le fantasme sont une sorte de réponse à cette apparition et disparition du sujet. Il y en a une troisième réponse – au niveau des identifications.
Lacan s’arrête sur cette formation imaginaire au niveau du fantasme qui répète une dimension fondamentale du sujet parlant, qu’est l’expérience de la dimension de l’imaginaire. Lacan situe icil’expérience spéculaire de voir son image au stade du miroir. Mais il le réfère à l’autre comme alter ego. Tandis que dans le miroir nous voyons un moi qui anticipe son unité, il s’agit ici de quelquechose d’autre – un déplacement dans la direction de l’expérience de la dimension de l’imaginaire par rapport à l’autre vu dans le miroir. Cet autre, noté par le petit a, est celui que nous retrouvons dans la formule du fantasme. Le fantasme reproduit cette expérience de la dimension imaginaire qui se constitue dans le rapport à l’autre.
Toutes les valeurs que le sujet prend sont incluses dans ce graphe du désir. Elles sont liées d’une manière particulière. Comme sujet parlant, il est le sujet de la demande et il a à faire avecquelque chose qui est au-delà de l’Autre, qui constitue le désir de l’Autre. Au-delà de la demande à l’Autre est le désir de l’Autre. Le désir a le fantasme comme point d’appui et de fixation. Un des nombreux détails à retenir de ce Séminaire est cette note de Lacan qui dit que le désir peut être un peu plus prêt de l’Autre ou un peu plus prêt des pulsions. Cela peut être rapporté à des manifestations cliniques diverses et Réginald Blanchet a en donné des appuis théoriques précieux.
Les deux cas cliniques présentés au séminaire étés commentés dans les termes du graphe.
Milena Jekova, psychologue, psychothérapeute à Sofia, a parlé de sa façon d’accompagner une jeune femme qui ignore complètement la dimension de désir. Au premier niveau du schéma – le niveau de la demande – elle est coincée dans la demande d’amour et elle n’a pas d’accès au deuxième niveau de la dimension du désir. Cette femme éprouve l’horreur d'elle-même comme objet de jouissance de la maladie, elle s’est identifiée à cet objet – le déchet malade. Sa relation à l’autre est réduite à la demande que l’autre s’occupe, prenne soin de son corps malade.
Anelia Vassileva, psychologue, psychothérapeute à Sofia, a présenté le cas où se joue le théâtre statique du fantasme d’un jeune homme. C’est un sujet qui a un besoin permanent de recevoir des directions de l’autorité et c’est sa façon de tenir. Il se trouve dans une relation imaginaire à l’autre dans le miroir. Le fait que le petit autre l’amène chez le thérapeute. Dans ce cas se révèle la figure du Sur-moi, qui n’est pas refoulée ; c’est un fantasme à ciel ouvert. Cet homme incarne l’objet qui été maltraité par l’Autre.
Dans les deux cas – la femme–objet des soins et l’homme–sujet des commandes, la position du sujet est celle du sujet maltraité. Cette position du sujet n’a pas de connotation phallique et elle se voit clairement dans la psychose.
THE NLS CONGRESS / BLOG POUR LE CONGRÈS 2014 DE LA
NLS n°13
Comme treizième contribution, le Blog du
prochain congrès de la NLS à Gand les 17 et 18 mai
2014, propose un texte de Dossia Avdelidi.
Elle part de la dernière séance du Séminaire
VI où Lacan donne une définition généralisée
de la perversion. “Pour Lacan, l’analyste est
celui qui doit interroger les normes sociales.” “Ce
qu’il avance dans ce séminaire, c’est qu’on peut
qualifier de perversion tout ce qui résiste à la
normalisation.” “Il anticipe alors la père-version
paternelle. La père-version souligne effectivement
le caractère unique du désir du père.” Dossia
Avdelidi en tire les conséquences logiques : “Dans
ce sens, nous sommes tous « pervers ». Pour tout un
chacun, il y a un désordre au niveau de la
jouissance. Il y a pour tous, quelque chose qui ne
se normalisera jamais.” Elle termine en rappelant le
dire de Miller: «La normativation du psychique,
c’est sa disparition, sa suppression».
17th and 18th
May 2014 | XIIth
17
et 18 mai 2014 |
XIIè
Congrès de la NLS à Gand
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The Blog of the Congress We invite you
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Le Blog du Congrès est en ligne!
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Compte-rendu du séminaire nouages à Bruges
Les 22 et 23 février 2014
Par Thomas Van Rumst
Nouages à Bruges, Despina Andropoulou représentait le
Comité Exécutif de la NLS. Avant même de donner sa conférence très
précise, elle rappelait l’attention pour les cartels
électroniques. Ceux-ci occasionnent une possibilité de collaborer
d’une façon simple et rapide avec les collègues d’autres groupes
autour du thème de la NLS. Les cas travaillés dans ces cartels
forment souvent la base d’une intervention au Congrès de la NLS.
“ Fiction et structure du désir chez Hamlet”
Le caractère fictionnel de ce qui est dit et sa fonction
Despina Andropoulou fait d’abord retour sur le Séminaire La
relation d’objet où Lacan dit que la vérité a une structure de
fiction. Cela signifie que chaque expression de la vérité implique
une nécessité structurale de la même nature que celle de la
fiction. Aussi bien chez l’enfant que chez l’adulte, les mythes
ont affaire avec l’apparition de ce qui n’existe pas encore, avec
ce qui fait trou dans l’existence d’une part, et avec l’être sexué
d’un sujet d’autre part.
Ceci dit, aucun mythe ne résoud le problème de ce que signifie un
père. Lacan articulera dans L’envers de la psychanalyse les
grandes questions freudiennes au réel.
Il reste quelque chose qui ne peut être dit et qui, par
conséquent, ne peut être dit que de façon mythique.
La vérité mythique s’approche de ce que l’on appelle une fiction.
Despina se réfère à J.-A. Miller qui dit que “la fiction dans une
analyse est un faire qui s’appuie sur un dire’ (1). Pourtant, dans
“Fonction et champ de la parole et du langage”, Lacan propose de
réordonner les contingences passées en leur donnant un sens de
nécessités futures. Cette réordonnance constitue selon Miller une
continuité, un sens, une intention, un vouloir dire. En
psychanalyse, on appelle aussi cette conversion du hasard en
nécessité, rationalisation.
Lacan dessine le complexe d’Œdipe dans le sens d’une
rationalisation, comme un mythe. Il la différencie de celle du
complexe de castration qui constitue le noyau structurel du sujet.
Le choix d’Hamlet
Hamlet est une tragédie du désir dans son rapport au désir de
l’Autre. C’est sa rencontre avec la mort. Cette pièce n’est pas
sans effet sur le spectateur puisqu’elle questionne le rapport à
son propre désir. Il y a d’un côté une structure équivalente à
l’Œdipe, de l’autre un lieu vide peut loger son propre non-savoir.
Hamlet est la mise en présence de l’inconscient au sens où Hamlet
est le discours de l’Autre, où le héros se présente comme
quelqu’un qui ne sait pas ce qu’il veut et qui a perdu le chemin
de son désir et ce cadre est mis en scène pour le retrouver.
Une structure équivalente à l’Œdipe ne veut pas dire que ce soit
une tragédie œdipienne, une tragédie du destin, mais bien plutôt
une œuvre sur le problème du désir. L’homme doit retrouver, situer
son désir dans une action qui ne peut s’accomplir que pour autant
qu’il soit mortel. Et c’est précisément en suivant les méandres de
cette action que l’on participe au drame du héros. Lacan affine la
différence d’avec l’Œdipe par l’absence de la castration. Dans la
pièce, celle-ci s’accomplit par un processus lent.
Pour comprendre l’acte, on ne doit pas chercher ce qui ne va pas
dans son désir du côté du père, mais dans son rapport à l’objet.
Ce rapport qui est le support du désir, c’est le fantasme.
Une différence que Lacan mentionne à plusieures reprises est que
le père d’Œdipe est tué par son fils ignorant, poussé par le
destin. Hamlet sait que son père a été tué et par qui et comment.
Le drame de Hamlet est qu’il connaît le crime d’exister et qu’il
se pose la question du ‘to be or not to be’. La trahison de
l’amour ne trouve pas de réponse : il y a un manque dans l’Autre,
autrement dit la barre.
C’est avec cela que commencent les péripéties de Hamlet. Despina
pose que pour accomplir sa mission, de tuer son oncle et assassin
de son père, Hamlet doit changer de position sexuée afin qu’il
puisse agir comme sujet. Ce changement de position implique la
perte d’un objet.
Le désir de Hamlet et ce qui rate
Pourquoi Hamlet hésite pour tuer son oncle Claudius? Lacan en
donne deux raisons : Hamlet reste coincé dans le désir de sa mère;
puis, il est toujours dépendant du temps de l’autre.
L’axe du drame de Hamlet est le désir de la mère en tant que
non-réglé par le phallus. Hamlet n’arrive pas à résister au désir
de sa mère, ni à suivre son désir et d’agir en fonction de
celui-ci.
Hamlet fait dépendre son acte du temps des autres. Son heure de
vérité, dit Lacan, est l’heure de l’enterrement d’Ophélie. Elle
était d’abord l’objet sublime sur lequel il s’appuyait pour
ensuite devenir porteuse d’enfants et donc porteuse de péché, tout
comme la mère de Hamlet. Lacan explique ceci comme la destruction
de l’objet qui se fait réintégrer dans le cadre narcissique du
sujet. Autrement dit, il s’agit ici de i(a) au lieu de l’objet a
dans le fantasme. La voracité instinctuelle de la mère fait d’elle
un sujet de jouissance provenant de la satisfaction directe d’un
besoin et fait de Hamlet un objet négligé du désir, comme le dira
Lacan dans son Séminaire sur l’angoisse.
L’heure des autres et l’ajournement de l’action
La perte d’Ophélie est nécessaire pour que Hamlet s’active. En
devenant un objet impossible, elle redevient l’objet passionnel de
Hamlet qui lui permet de resaisir son désir. “C’est moi, Hamlet le
Danois” dit-il au bord de son sépulcre; il y est comme sujet
divisé devant son objet. Ainsi peut-il faire le deuil de la mort
de son père.
Il y faut encore un dernier pas : Hamlet s’identifie au signifiant
foil, le phallus mortel. Le meurtre du phallus, signifiant de la
puissance incarné par Claudius, ne devient possible qu’avec le
moment où Hamlet est frappé de mort. L’abandon de son narcissisme
permet l’accomplissement de l’acte.
Dans cette periode de son enseignement, Lacan voit la castration
comme point de visée d’une analyse et le fantasme fondamental
comme son produit. Ainsi ‘l’analyste’ devient un nouveau nom pour
le destin de la pulsion.
La fiction comme vérité mythique devient finalement un moyen du
sujet pour trouver son fantasme. La tragédie de Hamlet, qui est
une tragédie du désir, montre la rencontre avec le manque de
l’Autre et pousse le sujet à agir d’une façon ou d’une autre; le
vouloir savoir du pourquoi et du comment quelque chose ne marche
pas est un choix éthique qui peut constituer le début d’une
analyse.
La discussion a permis d’approfondir la place d’Ophélie comme
phallus imaginaire et comme objet. Despina souligna encore comment
l’objet de Hamlet était intégré dans le i(a) de l’image corporel
et que ceci était la raison pour laquelle il ne pouvait pas passer
à l’acte. Il restait coincé dans le désir de l’Autre, ici la mère.
Une autre remarque dans la discussion concernait le fait que le
père de Hamlet ne présentait aucun péché. Il était un père par
trop idéal. Quelque chose manque dans la transmission; son père a
pris sa femme comme objet d’amour et non pas comme objet du désir.
Il lui manque une certaine perversion. Despina souligne que le
péché du père reste énigmatique.
Cette conférence fut suivi de la présentation de trois cas.
THE NLS CONGRESS / BLOG POUR LE CONGRÈS 2014 DE LA
NLS n°12
Comme douzième contribution, le Blog du prochain
congrès de la NLS à Gand les 17 et 18 mai 2014,
propose un texte de Claudia Iddan. “Ce
qui ne peut se dire implique une sorte de paradoxe
tout comme le fait de voir « une image
impossible ».” Le photographe Richard Mosse utilise
une pellicule infrarouge pour capter ce qu’on ne
peut pas voir. Claudia
Iddan reprend cela à partir de la place de semblant
d’objet a de l’analyste, “ou autrement dit
l’objet cause, ce que le parlêtre ne sait pas et ce
qui se cache derrière l’être.” À partir du cas de L’Homme
aux rats, Claudia Iddan s’interroge
sur la formulation de Freud de “l’existence d’une
jouissance ignorée”.
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May 2014 | XIIth
17 et
18 mai 2014 | XIIè
Congrès de la NLS à Gand
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NLS CONGRESS / BLOG POUR LE CONGRÈS 2014 DE LA NLS
n°10
Comme dixième contribution, le Blog du prochain
congrès de la NLS à Gand les 17 et 18 mai 2014,
propose un texte de Philippe Carpentier.
Il traite de l’insulte, que Lacan
situe comme premier mot mais aussi dernier mot du
dialogue. “Poser l’insulte comme premier mot du
dialogue, c’est manière de dire qu’il n’y a pas
d’Autre de l’Autre, que d’« où on part », ce n’est pas
d’un Nom-du-Père mais bien plus sûrement d’un
Nom-d’oiseau”. Bien que solution coûteuse, “pour
l’écrivain Lionel Duroy, ce qui ne peut pas se dire,
l’insulte y supplée.”
17th and 18th May
2014 | XIIth
NLS Congress in Gand
17 et 18
mai 2014 | XIIè
Congrès de la NLS à Gand
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