
La NLS à Gand : Vooruit ! – En avant ! – Let’s go !
En 1913 la ville de Gand fût, pour quelques mois, le centre du monde. Cette année-là s’y tenait
l’exposition universelle. Donnant lieu à
une nouvelle planification de plusieurs quartiers et à la construction de nombreux
bâtiments, l’événement laissa ses traces dans la ville.
C’est un de
ces bâtiments, le Vooruit, qui
accueillera le week-end du 16 au 18 mai le Congrès de la NLS. Gand sera, pour
quelques jours, le centre de notre monde
psychanalytique. Construit comme salle de fêtes par le mouvement socialiste qui
voulait témoigner de sa force dans cette ville industrielle, le bâtiment est à
l’heure actuelle un monument protégé. Mais
cela n’en fait pas un pur témoin mort d’une époque révolue. Transformé en Centre
d‘Arts dans les années ’80, qui organise et accueille des événements
artistiques et culturels de toutes nature, le Vooruit est devenu un véritable lieu de rencontres qui bouillonne
de vie. Lors du congrès, vous pourrez
découvrir la beauté et le charme des salles réservées aux congressistes, mais
vous pourrez aussi goûter de l’ambiance du café en vous mêlant parmi ses
visiteurs habituels.
L’organisation
scientifique et logistique du congrès est dans la dernière ligne droite. Nous
serons nombreux, les travaux seront de qualité et l’accueil convivial. Le Comité
Exécutif de la NLS et les collègues du Kring
voor Psychoanalyse vous invitent à ne plus tarder à vous inscrire.
Les inscriptions en ligne restent ouvertes
jusqu’au 9 mai. Des inscriptions sur place seront possibles, si payées en
espèces.
Rendez-vous
à Gand donc après un détour par la page d’inscription, le site du congrès et leblog du congrès !
Dominique
Holvoet et Lieve Billiet, co-directeurs du Congrès
(E-FLYERS EN PIÈCES JOINTES)
.
NLS CONGRESS / BLOG POUR LE CONGRÈS 2014 DE LA NLS n°8
Comme huitième contribution, le Blog du prochain
congrès de la NLS à Gand les 17 et 18 mai 2014,
propose un texte de Sandra Pax-Cisternas. Elle
fait part d’une expérience reliée à l’histoire de
l’Amérique Latine du 20ème siècle : “devoir effacer « ses
propos », s’effacer pour ne pas être mis en danger.” “Face
à l’impuissance du dire, il y avait la puissance du mot :
« disparu »”. Petit texte qui tente “de faire une «
esthétique du traumatisme »”.
17th and 18th May
2014 | XIIth
NLS Congress in Gand 17 et 18 mai 2014 | XIIè
Congrès de la NLS à Gand
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The Blog of the Congress is
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Le Blog du Congrès est
Nous vous invitons à lire le 8ème
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à Roussé. Chaque fois que je le regarde j'ai
envie de le regarder encore une fois car je découvre des détails que je
n'avais pas aperçu la fois précédente ! »
Et ensuite une
interview où Vessela Banova parle du travail du groupe en Bulgarie (en français également) :
UN MOMENT UNIQUE À NE PAS MANQUER
LORS DU CONGRÈS DE LA NLS À GAND (17-18 MAI 2014)
ÉRIC LAURENT
RENCONTRE
TOM LANOYE

lien pour l'inscription au congrès de la nls à Gand
Tom Lanoye (1958) est l’écrivain le plus renommé, le
plus fameux et le plus hétérogène de Flandre (la partie néerlandophone de la Belgique).
Il vit en alternance entre la Belgique (Anvers) et l’Afrique du Sud (au Cap).
Il est poète, chroniqueur, auteur
dramatique, romancier, interprète, polémiste. Il maîtrise tous les aspects
du métier d’auteur avec une virtuosité inouïe et s’avère être depuis des
décennies une voix très écoutée en Flandre, aux Pays-Bas et ailleurs dans le
monde. Cela lui a valu de nombreux prix littéraires, tel ce prestigieux prix Constantijn
Huygens qui couronna l’ensemble de son œuvre en 2013.
La Flandre découvre cet auteur tous azimuts en 1983 lorsqu’il publie son
premier roman Slagerszoon
met een brilletje (Un
fils de boucher binoclard),
suivi de Alles moet weg (Tout doit
partir) et Kartonnen dozen (Les boîtes en carton*). D’une façon inimitable Het
goddelijke monster, Zwarte
tranen et Boze tongen (Le monstre divin, Larmes
noires et Méchantes langues)
décortiquent le déclin de la Belgique des affairistes et des puissants qui ne
respectent rien au sein d’une Europe en voie de changement. Cette trilogie a
été filmée pour la télévision flamande officielle. Het derde huwelijk (Troisièmes noces) s’en prend durement à la Flandre multiculturelle et Forteresse Europe* à la politique de migration,
tandis que Gelukkige slaven (Les
esclaves heureux)
s’attaque, entre autres, à la récente crise bancaire. Dans Sprakeloos (La langue de
ma mère*), cette œuvre magistrale et
éminemment personnelle, Tom Lanoye décrit la mort de sa mère qui, frappée d’un
AVC, souffre d’aphasie, horreur indicible pour un écrivain. Entretemps paraît Heldere hemel (Tombé du ciel*), tiré à 833 000 exemplaires et
distribué comme cadeau par les libraires lors de la Semaine du livre aux
Pays-Bas. Il est le quatrième Flamand à qui échoit cet honneur.
Il s’inscrit dans l’histoire comme auteur dramatique avec Ten Oorlog
(En guerre), une pièce épique de onze heures inspirée des drames royaux
de Shakespeare. Suivent alors d’autres
pièces telles que ‘Risjaar Modderfokker den Derden’, Mamma Medea, Méfisto
for ever*, Atropa, la vengeance de la paix*, De Russen (Les Russes) … qui
donnent sa propre interprétation de Shakespeare,
Mann, Euripide, Tchékhov et autres. Entretemps Tom Lanoye est devenu un
hôte fort apprécié et aimé au festival
d’Avignon. Sa pièce sur Jeanne D’arc et Gilles De Rais, Sang
et roses, a été
représentée en 2011 dans la Cour d’honneur ! En mars 2014 eut lieu la première de son Hamlet vs Hamlet, en une collaboration des deux plus grandes
maisons de théâtre de la Belgique et des Pays-Bas.
Tom Lanoye n‘aime rien tant qu’être lui-même sur scène. Avec La langue de ma mère sur scène
il a été en tournée aux Pays-Bas, en Flandre, à Bruxelles, en Wallonie et même
à Paris. Un an ou deux auparavant il se démenait dans une représentation dont
le titre est très évocateur : Sauvage. Comme premier poète de la
ville d’Anvers il donna ainsi le ton. Sa forte présence se manifesta jusqu’à la
Boerentoren (Tour des paysans) qu’il drapa d’un poème d’amour dédié à la
cathédrale.
En 1996, Tom Lanoye et son compagnon René Los signent comme premier couple homosexuel un contrat de vie commune en Belgique,
dont la presse fit écho avec un vif intérêt. Il signifia ainsi à la Belgique,
et à la Flandre en particulier, qu’il était grand temps de permettre le mariage
aux personnes du même sexe. Une preuve de plus de ses engagements
anticipateurs. Ses chroniques, pamphlets et présence dans des programmes TV
témoignent de son combat passionnel et éloquent contre tout ce que le monde
compte de préjugés. Pour le mariage gay
ou une loi en faveur de l’avortement, contre le nationalisme militant, contre
le racisme… Une seule fois, en 2000, il s’est trouvé comme indépendant en
queue de liste sur l’affiche électorale d’Agalev (devenu le Parti écolo) pour
contrer le Vlaams Blok (Parti d’extrême droite, nationaliste flamand) et
transformer ainsi ses convictions en action.

Quelques textes en traduction anglaise et française: http://www.lanoye.be/tom/translations
Un extrait de la représentation de La langue de ma mère: http://vimeo.com/69072986
(*) : publié en Français
Texte par Bart Duron
Traduction par Monique de Buck



