Cercle de Varsovie de Psychanalyse de la New Lacanian School

Programme 2013-2014

Séminaires, Congrès, Conférences

 

14-15 septembre 2013, Palerme

Thème : Le sujet, le désir et le discours : des torus à la bouteille de Klein

Animation : Riccardo Carrabino

Rencontre dans le cadre de la : Clinique psychanalytique – en suivant Lacan.

 

26-27 octobre 2013, Varsovie

Thème : La névrose obsessionnelle

Animation : Patrick Monribot

Rencontre dans le cadre des : Structures du sujet dans la clinique psychanalytique.

 

30 novembre – 1er décembre 2013, Cracovie

Thème : L’institution du fantasme

Animation : Jean-Pierre Rouillon

Rencontre dans le cadre du : XXIe Séminaire de la NLS.

 

11-12 janvier 2014, Poznań

Thème : La perversion

Animation : Hervé Castanet

Rencontre dans le cadre des : Structures du sujet dans la clinique psychanalytique.

 

1er-2 ou 8-9 février 2014, Palerme

Thème : [séminaire sur Plan Projectif]

Animation : Riccardo Carrabino

Rencontre dans le cadre de la : Clinique psychanalytique – en suivant Lacan.

 

1er-2 mars 2014, Poznań

Thème :

Animation : Jacques Borie

Rencontre dans le cadre du : XXIIe Séminaire de la NLS.

 

14-18 avril 2014, Paris

Thème : Le réel pour le XXIe siècle

Rencontre dans le cadre du : IXe Congrès de l’AMP.

 

16-18 mai 2014, Gand

Thème : Ce qui ne peut pas se dire : le désir, le fantasme, le réel

Rencontre dans le cadre du : XIIe Congrès de la NLS.

 

31 mai – 1er juin 2014, Varsovie

Thème : La notion du réel dans le dernier enseignement de Lacan

Animation : Esthela Solano

Rencontre dans le cadre du : XXIIIe Séminaire de la NLS.

 

14-15 juin 2014, Cracovie

Thème : Fantasme et trauma dans la clinique psychanalytique

Rencontre dans le cadre des : IVèmes Journées scientifiques des Cercles de Varsovie et de Cracovie de la NLS.

 

16-18 juin 2014, Varsovie

Thème : La femme n’existe pas : est-ce entièrement vrai ? – IIIe partie ; sur le Seminaire XVIII, J. Lacan

Animation : Riccardo Carrabino

Rencontre dans le cadre de la : Lecture des Séminaires de Lacan.

 

28 juin 2014, Varsovie

Thème : Variantes de la cure-type

Animation : Jean-Louis Gault

Rencontre dans le cadre de la : Lecture des Écrits de Lacan.

                                                                                                                    ***

Les thèmes manquants des séminaires seront annoncés au fur et à mesure dans les éditions suivantes du Courrier du Cercle de Varsovie.
 


 

                            Cycle de séminaires préparatoires
                                                               pour le XIIe Congrès de la NLS
                                                         Gand, 16-18.05.2014

 

                                            « Ce qui ne peut se dire : désir, fantasme, réel »
                                                       
                                                         Qu’en est-il de l’Autre de Lacan – existe-t-il ou non ?

***

                                            Cycle de séminaires organisés à VARSOVIE
                    Lieu : siège de l’Institut de Philologie de l’Université de Varsovie, ul. Krakowskie Przedmieście 1, salle 6

 

12.10.2013 (samedi)

Thème : Introduction (J.-A. Miller, L’Autre sans Autre, avec J. Lacan, Séminaire XVI, D’un Autre à l’autre)

Animation : Barbara Kowalów

Lecture des textes de la bibliographie du Congrès : Tomasz Gajda.

 

9.11.2013 (samedi)

Thème : Le graphe du désir (J. Lacan, Séminaire VI, chapitres I et II, et Subversion du sujet et dialectique du désir dans l’inconscient freudien)

Animation : Barbara Kowalów

Lecture des textes de la bibliographie du Congrès : Agnieszka Kurek.


7.12.2013 (samedi)

Thème : Le graphe du désir et le fantasme (J. Lacan, Séminaire VI)

Animation : Barbara Kowalów

Lecture des textes de la bibliographie du Congrès :
 

18.01.2014 (samedi)

Thème :

Animation : Janusz Kotara

Lecture des textes de la bibliographie du Congrès :

 

08.03.2014 (samedi)

Thème :

Animation : Janusz Kotara

Lecture des textes de la bibliographie du Congrès :

 

05.04.2014 (samedi)

Thème :

Animation : Janusz Kotara

Lecture des textes de la bibliographie du Congrès :

 

                                                   Cycle de séminaires organisés à POZNAŃ
                                                  Lieu : siège de l’Institut Occidental (Instytut Zachodni), ul. Mostowa 27

 

19.10.2013 (samedi)

Thème : Introduction (J.-A. Miller, L’Autre sans Autre, avec J. Lacan, Séminaire XVI, D’un Autre à l’autre)

Animation : Barbara Kowalów

Lecture des textes de la bibliographie du Congrès :

 

23.11.2013 (samedi)

Thème : Le graphe du désir (J. Lacan, Séminaire VI, chapitres I et II, et Subversion du sujet et dialectique du désir dans l’inconscient freudien)

Animation : Barbara Kowalów

Lecture des textes de la bibliographie du Congrès : Sebastian Godlewski.

 

08.12.2013 (samedi)
Thème : Le graphe du désir et le fantasme (J. Lacan, Séminaire VI)

Animation : Barbara Kowalów

Lecture des textes de la bibliographie du Congrès :

 

25.01.2014 (samedi)

Thème :

Animation : Janusz Kotara

Lecture des textes de la bibliographie du Congrès :

 

15.03.2014 (samedi)

Thème :

Animation : Janusz Kotara

Lecture des textes de la bibliographie du Congrès :

 

06.04.2014 (dimanche)

Thème :

Animation : Janusz Kotara

Lecture des textes de la bibliographie du Congrès :

***

Les thèmes manquants et les horaires des séminaires seront annoncés au fur et à mesure dans les éditions suivantes du Courrier du Cercle de Varsovie.
 

 

                                            Rencontre clinique  15 h -17 h (réservée aux membres du Cercle)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 A CIEL OUVERT, de Mariana Otero

             LE FILM TOURNÉ AU COURTIL

Projet de projection à Athènes (avec sous titrage en grec) et à Moscou (avec sous titrage en russe), sous titrage en anglais en préparation

SYNOPSIS

Alysson observe son corps avec méfiance.

Evanne s’étourdit jusqu’à la chute.

Amina ne parvient pas à faire sortir les mots de sa bouche.


À la frontière franco-belge, existe un lieu hors du commun qui prend en charge ces enfants psychiquement et socialement en difficulté. Jour après jour, les adultes essaient de comprendre l’énigme que représente chacun d’eux et inventent, au cas par cas,  sans jamais rien leur imposer, des solutions qui les aideront à vivre apaisés. Au fil de leurs histoires, «  A ciel ouvert » nous ouvre à leur vision singulière du monde. 

LE BLOG

Découvrez en exclusivité un premier extrait du film sur le blog de A CIEL OUVERT: http://www.acielouvert-lefilm.com/


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Entretien avec François Ansermet* 1

 

Invité international de l’Ecole Brésilienne de Psychanalyse – Minas Gerais à ses XVIIIèmes journées, François Ansermet a donné un entretien exclusif au Bulletin Sinapsy. Dans le dialogue avec notre collègue Yolanda Vilela, il touche certains thèmes dont il sera question lors de cet événement, tels que le réel de la science, le génome humain et la place de l’enfant dans le discours scientifique. François Ansermet précise encore quelques défis de la clinique psychanalytique contemporaine, une clinique qui résulte aussi de l’avancée de la science. Sur le lien suivant vous trouverez la première partie de cet entretien.

Les organisateurs des XVIIIèmes journées remercient François Ansermet, Yolanda Vilela et Ernesto Anzalone (pour l’édition de cette vidéo)

http://www.youtube.com/watch?v=4TkMR5oUWXQ

Entretien avec François Ansermet* 2

Nous vous présentons la deuxième partie de l’entretien avec François Ansermet au Bulletin Sinapsy, des XVIIIèmes journées de l’Ecole Brésilienne de Psychanalyse – Minas Gerais. Dans ses réponses à Yolanda Vilela, François Ansermet a souligné les relations entre la psychanalyse et les neurosciences, et a ciblé les points de convergence et divergence entre les deux champs du savoir. Selon François Ansermet, le risque pour le psychanalyste est celui de devenir un spécialiste de la prédiction du passé. La confrontation entre neurosciences et psychanalyse aboutit à une critique d'un déterminisme réducteur. Dans ce sens, la psychanalyse introduit là une clinique de la réponse, une clinique ouverte au futur, comme l’a voulue Jacques Lacan dans son dernier enseignement.

Les organisateurs des XVIIIèmes journées remercient François Ansermet, Yolanda Vilela et Ernesto Anzalone (pour l’édition de cette vidéo)

Nous vous attendons aux XVIIIèmes journées de l’EBP-MG !

 

http://www.youtube.com/watch?v=bNhvC80LXs8

*Entretien réalisé à l’Hôtel Lutetia, à Paris, le 2 mai 2013.


Le Brésil depuis la Suisse

François ANSERMET


Dans l’entretien filmé en perspective du Congrès de l’EBP à Belo Horizonte, Yolanda Vilela m’a demandé si c’était ma première invitation au Brésil. Ma réponse fut trop brève. Je voudrais apporter quelques précisions avant ma venue.

Ma relation au Brésil a en effet commencé en Suisse.  A travers deux collègues brésiliens, Daisy De Avila Seidl et Renato Seidl, qui sont devenus des amis importants, et dont j’ai même été un des témoins de mariage ! Tout en entretenant avec eux une conversation permanente sur le Brésil,  nous avons participé ensemble à la mise en place de ce qui est aujourd’hui l’Association suisse romande de l’Ecole européenne de psychanalyse, l’ASREEP-NLS, qui a donc aussi des racines brésiliennes!

C’est à travers eux que j’ai construit, d’abord sans le savoir, un lien avec Minas Gerais, d’où Daisy est originaire, et avec Rio, d’où vient Renato, dont le père a travaillé à l’hôtel Gloria. Le voyage actuel était donc prémédité depuis longtemps !

Par la suite, j’ai été invité en 1999 à Rio par le Prof. Helcio Matos de l’Université Fluminense UFRJ. J’y ai donné la Conférence inaugurale à la IIème Journée psychiatrique Prof. Nobre de Melo, après un moment très officiel où ont retenti les hymnes nationaux devant les drapeaux de la Suisse et du Brésil. Je n’avais pas imaginé une rencontre de ce type avec mon pays d’origine en plein Rio. Après cet Journée d’étude, j’ai aussi donné des cours et présentations cliniques d’enfants des rues dans le cadre du service d’Helcio Matos – dont l’organisation très novatrice comprenait en particulier un hôpital à temps partiel ouvert en permanence dans un quartier difficile de Niteroi. Parallèlement, j’ai encore été invité au XVe Congrès brésilien de neurologie et de psychiatrie infantile pour y parler des troubles alimentaires chez l’enfant et l’adolescent.

Je venais de publier à cette époque mon livre, « Clinique de l’origine ». Un projet d’édition au Brésil a émergé. Finalement, c’est Daisy De Avila qui l’a traduit, en demandant à Romildo Barros une préface pour une publication aux éditions Contra Capa. Ceci m’a donné l’occasion de revenir à Rio une seconde fois en 2003 pour sa sortie, avec différentes conférences données à cette occasion dont une à l’EBP. J’ai eu le bizarre sentiment à cette époque–là de voir ce livre dans les vitrines d’un quartier de Rio, une expérience qui ne faisait pas du tout partie de ce que j’avais imaginé jusque là.

Votre invitation, à Belo Horizonte puis à Rio, s’inscrit pour moi comme une nouvelle étape de ce lien qui tisse pour moi d’une façon chaque fois renouvelé entre la Suisse et le Brésil.

 

                                                                                                   

François Ansermet, le 18.09.2013


  1. Ansermet F., Clinique et psychopathologie des troubles alimentaires chez l'enfant. Conférence dans le cadre du XVe Congrès brésilien de neurologie et de psychiatrie infantile, Rio de Janeiro,

    3-6 septembre 1999.

  1. Ansermet F., Les troubles alimentaires chez le nourrisson et l'enfant. Trois cours au Département de psychiatrie et de santé mentale, Université Fédérale de Fluminense, Rio de Janeiro, 8, 9 et 10 septembre 1999.

  1. Ansermet F., Enfants abandonnés et traumatisme. Conférence inaugurale à la IIème Journée psychiatrique Prof. Nobre de Melo, Université Fédérale de Fluminense, Rio de Janeiro, 10 septembre 1999.

  1. Ansermet F., Présentations cliniques en psychopathologie de l'enfant dans le cadre de la IIème Journée psychiatrique Prof. Nobre de Melo, Université Fédérale de Fluminense, Rio de Janeiro, 11 septembre 1999.

  1. Ansermet F., "Les ambiguïtés sexuelles". Conférence à l'Ecole Brésilienne de Psychanalyse, Rio de Janeiro, 9 septembre 1999.

  1. Ansermet F. Présentation du livre Clinica da origem à la Librairie Contra Capa, Rio de Janeiro, 22 avril 2003

  1. Ansermet F., Psychanalyse et biosciences. Conférence à l'Université Fédérale, Rio de Janeiro,

    24 avril 2003.

  1. Ansermet F., Différences des sexes et des générations à l'épreuve des procréations médicalement assistées. Conférence à l'Ecole Brésilienne de Psychanalyse, Rio de Janeiro, 24 avril 2003.


Livre :

Ansermet F. Clinica da origem : a criança entre a medicina e a psicanalise. Rio de Janeiro : Contra Capa, 2003, 223 p. [Trad. de Clinique de l’origine, Lausanne, Payot, 1999, par De Avila Seidl D.]


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ASSOCIATION MONDIALE DE PSYCHANALYSE

Communiqué du Secrétariat de la passe de l’AMP

 

Nomination d’AE

 

 

La Commission de la Passe de l’ECF a nommé une nouvelle AE : Michèle Elbaz, de Bordeaux.

 

Au nom du Conseil de l’AMP, nous adressons à notre collègue française, membre de l’ACF-Aquitania, nos  plus vives félicitations et nous nous réjouissons d’entendre prochainement son témoignage.

 

 

Leonardo Gorostiza

Président de l’AMP

 

Anne Lysy

Secrétaire de la Passe à l'AMP

 

Bruxelles – Buenos Aires, le 22 septembre 2013.

 

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Paru dans PIPOL NEWS 64

Jacques-Alain Miller

Une réflexion sur l’Œdipe et son au-delà

 

Quelques mots pour clore ce Congrès[1].

Je me suis demandé si je pouvais donner un point de capiton à ce Congrès. Mais les exposés qui se sont fait entendre sont trop foisonnants, trop divers aussi, pour que l’on puisse songer à donner un authentique point de capiton.

Je me suis demandé si j’allais conclure en ouvrant sur ce que sera, ou serait, pipol 7 qui se tiendra dans deux ans. Mais l’expérience même, que nous avons faite avec pipol 6, montre que deux ans à l’avance, c’est trop tôt pour fixer un sujet.

Je me suis demandé si j’allais faire projeter sur l’écran la couverture du Séminaire vi de Jacques Lacan, l’illustration que j’ai choisie pour ce Séminaire. Il y a de quoi dire sur ce tableau de Bronsino. Il s’agit évidemment d’une exaltation du corps féminin. Son appellation traditionnelle est Triomphe de Vénus. Mais ce tableau mériterait surtout d’être dans ce Congrès parce que, depuis qu’il a été produit, il fait énigme aux interprètes. Certains ont même pensé qu’il était une illustration du dévoilement, que son véritable sujet était, en quelque sorte, l’interprétation elle-même. Mais, dans ce cas, je n’aurais pu apporter que des considérations de seconde main, à partir de la masse des interprétations qui ont été faites de ce tableau.

Je voudrais donc seulement placer en colophon de ce Congrès, une réflexion sur l’Œdipe, à laquelle invitent autant le titre de ce Congrès, que le Séminaire vi.

« Le vœu de l’Œdipe »  

Après l’Œdipe, ce n’est pas contre l’Œdipe, ce n’est pas non plus l’anti-Œdipe. Après l’Œdipe, c’est Œdipe remis à sa place, l’Œdipe freudien cadré, saisi avec ses limites.

On sait où aboutira Lacan : il dira que le père est un sinthome et que l’Œdipe ne saurait rendre compte de la sexualité féminine. Mais, cela, le Lacan du Désir et de son interprétation, ne le dit pas encore. Il est sur le chemin qui le conduira à le dire et à ouvrir un au-delà de l’Œdipe.

Dans le Séminaire vi, la notion d’un au-delà de l’Œdipe se présente dès les premières interprétations qui sont données du désir du rêve, et même dès l’interprétation du premier rêve que Lacan a choisi de mettre en exergue de ce Séminaire. Il s’agit du rêve dupère mort où le fils rêve de son père qui était mort et qui ne le savait pas.

Nous connaissons l’interprétation que Freud a donnée de ce rêve. Cette interprétation est, de part en part, œdipienne. Elle ajoute après le il était mort – phrase dont le sujet est le père – un selon son vœu : le vœu du fils, « le vœu de l’Œdipe »[2] comme le dit Lacan.

Lacan ne s’arrête pas à cette interprétation œdipienne. Il dit, au contraire, qu’« il s’agit maintenant de donner sa pleine portée à ce qui […] va bien au-delà de ce vœu »[3], qu’il a précisément qualifié de « vœu de l’Œdipe ». Je prends cette formule – extraite d’un Séminaire oral –, comme la marque du désir de Lacan, déjà présent dans ce Séminaire, de passer au-delà de l’Œdipe.

Que ce soit le désir de Lacan d’aller au-delà de l’Œdipe, on le sent d’autant plus, dans cette phrase que je viens de citer, que précisément ce qu’il appelle ici ce qui va bien au-delà de l’Œdipe n’est pas si clair. Il y a comme un flottement. Ce qui met d’autant plus en évidence l’insistance qu’il met à chercher « au-delà » de l’Œdipe. Qu’y a-t-il donc bien au-delà de l’Œdipe ?

Deux au-delà de l’Œdipe

L’interprétation œdipienne de ce rêve, c’est donc : le père mort selon le vœu du fils. Et l’interprétation de Lacan, c’est de dire : l’interprétation œdipienne « n’est que le masque de ce qu’il y a de plus profond dans la structure du désir »[4]. Et ce qu’il y a de plus profond dans la structure du désir, c’est – je le paraphrase – l’impossibilité d’échapper à « la concaténation de l’existence en tant qu’elle est  déterminée par la nature du signifiant »[5].

Ce qu’il y aurait de plus profond dans la structure du désir et que masquerait l’Œdipe – la lecture œdipienne –, ce serait donc la chaîne signifiante. Lacan a le désir d’outrepasser la limite œdipienne de Freud, dans une direction dont il formule le sens d’une façon qui reste très générale et qui recourt à ce qui est finalement l’universalité de la chaîne signifiante.

Mais Lacan propose, en quelque sorte, un second au-delà de l’Œdipe, lorsqu’il fait de la confrontation du fils avec le père une confrontation onirique imaginaire, où le père figurerait en tant que l’alter ego, rival du rêveur.

Le premier au-delà de l’Œdipe, c’est donc le symbolique, la chaîne signifiante ; le second, c’est la relation imaginaire, le rapport a–a’. Et, sous cette forme imaginaire, se dessine le fantasme inconscient, qui lui obéit à la célèbre formule S barré, poinçon, petit a. Et c’est, en fait, cette formule du fantasme qui articule ce qu’il y a pour Lacan de plus profond dans la structure du désir. Elle est, tout au long du Séminaire, justifiée, élaborée, perlaborée, et aussi transportée, modifiée, perfectionnée.

Au début du Séminaire, là où nous sommes[6], le petit a du fantasme, de la formule S barré, poinçon, petit a, est celui de la relation imaginaire : le petit a du stade du miroir, de l’image de l’autre, du corps propre conçu comme l’objet prévalent du désir et l’objet matriciel de tous les objets du désir. C’est cette image qui donne son support au sujet que Lacan définit comme barré, annulé, aboli par l’action du signifiant.

Mais ce Séminaire est fait, je dirais, pour aller au-delà de l’Œdipe, dans la direction du fantasme. Et il nous montre que les interprétations, les réponses de Freud au désir s’inscrivent sur le mur de l’Œdipe.

Lacan cherche, au fond, une porte dérobée pour aller plus loin, dans la direction du fantasme. Et ce rapport S barré, poinçon, petit a, ce rapport finalement binaire, à multiples sens, lui paraît plus profond que la triangulation ou la quadrangulation œdipienne. Ces deux éléments du fantasme, le petit a et le sujet barré, seront constamment repensés au cours du Séminaire.

Le désir indexé par le fantasme

Je ne crois pas forcer le texte outre mesure – donc je crois le forcer un peu si je dis cela – en disant que le fantasme, dans son articulation au désir, se situe au-delà de l’Œdipe, qu’il est déjà à s’émanciper de l’Œdipe et à valoir comme élément de structure.

D’ailleurs, voyez le graphe du désir, à doubles étages, dont Lacan achève la construction cette année-là, et que la majorité de ceux qui sont ici connaît. Ce qui crève les yeux, c’est ce qui ne figure pas dans ce graphe : à savoir la formule dans laquelle Lacan avait formalisé l’Œdipe freudien, la métaphore paternelle. Le graphe du désir n’est visiblement pas construit sur la structure de la métaphore paternelle. Et, s’il y a forçage ici, c’est celui de Lacan quand il fait entrer le fantasme dans le rêve. Il s’en reprend lors de la leçon suivante, quand il indique que la signification du désir ne se satisfait pas d’être abordée par le rêve, mais que le désir doit être pris, je le cite, par « un bout qui n’est pas donné dans les rêves »[7], à savoir la formule du fantasme.

On pourrait dire que l’Œdipe coupe la théorie du désir à la racine. Que l’Œdipe, lorsqu’on s’y réfère pour aborder la théorie du désir, limite la théorie du désir au désir infantile, qui est double, comme l’envers et l’endroit : le désir du meurtre du père et celui de la jouissance de la mère. Alors que le désir, dont Lacan fait la théorie, est précisément un désir qui n’a pas d’objet propre, mais dont l’objet est, je le cite, « le support d’une métonymie essentielle »[8].

On voit ici Lacan être tiraillé par une contradiction. Le désir a-t-il un objet, a-t-il des objets, qui sont des objets du désir ? Ou, fondamentalement, le désir n’a-t-il pas d’objet, est-il seulement métonymique ?

La solution que Lacan propose dans ce Séminaire, c’est de poser que le désir, comme métonymique – ce qui veut dire essentiellement non œdipien – est cadré, réglé, régulé, indexé par le fantasme, c’est-à-dire par un rapport permanent du sujet à un objet petit a.

Dans la suite de son enseignement, nous verrons Lacan mettre en œuvre, pour sortir de cette contradiction, le plan B si je puis dire. Ceci, lorsqu’il inventera de faire de l’objet une cause, de faire de l’objet fantasmatique une cause du désir et non pas son attracteur.

Nous y sommes aujourd’hui familiers, mais ça a été une nouveauté que d’inventer que l’objet du désir est en arrière du désir, le provoque, l’enclenche, l’appelle à être, alors qu’on a toujours pensé les objets de désir comme étant en avant du sujet et du désir, et que le sujet dans le désir les viserait. La solution que Lacan trouvera à la contradiction qui travaille ce Séminaire vi, c’est l’objet cause, c’est de fixer l’objet comme le déclencheur du désir, et non pas sa cible.

Et, là, on voit que la problématique du désir n’est plus œdipienne, mais à proprement parler structurale. Lacan s’efforce de mettre à nu la structure – la structure mise à nu par son psychanalyste même, pour reprendre un titre célèbre de Marcel Duchamp. Alors, que dans l’Œdipe, la structure est voilée par le mythe.

Ce qui est essentiel, et qui n’est pas encore accompli dans le Séminaire vi, c’est la scission entre la structure et le mythe. Le mythe, comme le dira Lacan plus tard, donne une forme épique à la structure, mais en lui donnant une forme épique, en même temps il la voile. Cette scission est ici suggérée, amenée comme par allusion. Il l’accomplira dans son écrit « Dialectique du désir et subversion du sujet »[9], où il reprendra son grand graphe, en disant : le complexe d’Œdipe, c’est un mythe, tandis que le complexe de castration, c’est à proprement parler la structure.

Dans la théorie de l’Œdipe, l’entrée en jeu de la loi est donc rapportée au père, alors qu’elle se révélera consubstantielle, si je puis dire, à la structure du langage.

Hamlet en contrepoint de l’Œdipe

Dans le Séminaire VI, l’Œdipe est essentiellement mis en question par Hamlet. L’analyse du Hamlet de Skakespeare se poursuit, dans ce Séminaire, en contrepoint de l’Œdipe. Ce parallèle s’autorise de Freud qui le dessine dans la Traudeutung. L’analyse d’Hamlet par Lacan peut trouver sa caution dans cette référence à Freud. Mais il est clair que Lacan rivalise ici avec Freud, puisqu’il tire de Hamlet bien plus, et en fait autre chose, que ce que Freud y avait trouvé. Il y a là toute l’ambiguïté du rapport de Lacan à Freud, qui affleure : il suit l’indication de Freud de regarder à propos de l’Œdipe du côté d’Hamlet, il obéit à son indication, mais en même temps, dans la mise en œuvre de son analyse d’Hamlet, il n’est pas exagéré de dire qu’il dame le pion à son maître.

Vous verrez toutes les références à l’Œdipe dans la partie du Séminaire qui s’occupe d’Hamlet. D’un côté, elles sont placées sous le signe de l’équivalence. Lacan peut dire que Hamlet est mis par Freud sur un rang équivalent à l’Œdipe. Ou que la « valeur de structure » de Hamlet « est équivalente à celle de l’Œdipe »[10]. Ou encore que Hamlet est « un thème égal à celui d’Œdipe »[11].

Mais, aussi, que Hamlet est une variante de l’Œdipe, qu’il y a dissymétrie de l’un à l’autre. Tout cela pourrait faire l’objet d’une étude très détaillée, à laquelle je procéderais si je faisais cours, là je l’évoque seulement.

La dissymétrie saute d’abord aux yeux dans la position du sujet à l’endroit de l’acte. Hamlet est bien connu pour atermoyer cet acte, le différer, le procrastiner – mot qui nous est aujourd’hui devenu familier, mais que Lacan qualifie à l’époque de mot savant qu’utilisent surtout les Anglais, la langue a bougé entre-temps. Œdipe, quant à lui, fait cet acte sans barguigner et, surtout, sans le savoir. Il y a donc également entre les deux héros une position différente à l’endroit du savoir. Œdipe ne sait pas, et le père pas davantage. Œdipe ne sait pas qu’il est le fils, et le père ne sait pas qu’il est le père de cet inconnu qui le tue. Hamlet, dès le premier acte de la pièce, sait. Il sait parce que le père mort sait et lui dit.

Le père mort sait qu’il a été trahi, et il le dit au fils en le chargeant d’une mission de vengeance. C’est sur ce point, précisément, qu’à la différence d’Œdipe, Hamlet sait. Il sait le malheur du père, il sait que la trahison a effacé ce guerrier si bon, si merveilleux, exemplaire, etc. C’est sur ce point-là que Lacan dit à propos de Hamlet : « ce qui fait la valeur de la pièce », c’est qu’elle nous donne accès « au sens du symbole de S(A barré) »[12]. Je ne peux que vous renvoyer à ce propos aux pages 352 à 354, qui sont sans doute les trois pages de plus de poids de ce Séminaire.

« Ce que Hamlet apprend par ce père […], c’est l’irrémédiable, absolue, insondable, trahison de l’amour […]. C’est l’absolue fausseté de ce qui est apparu […]. Il y a là la réponse. La vérité d’Hamlet est une vérité sans espoir. »[13] Et c’est alors que Lacan dit : « On doit pouvoir, de cette réponse, donner une formule qui serre de plus près ce qui a motivé le choix de ce sigle, S(A barré) », qui veut dire « qu’en A, le lieu de la parole, le lieu où repose […] l’ensemble du système des signifiants […], il manque quelque chose […]. C’est, si je puis dire, le grand secret de la psychanalyse. Le grand secret, c’est – il n’y a pas d’Autre de l’Autre. »[14]

Il faut resituer cet énoncé fameux « il n’y a pas d’Autre de l’Autre » à la place exacte où il est introduit : à la place où il s’avère qu’il y a quelque chose de pourri, si je puis dire, non seulement dans le royaume du Danemark, mais encore qu’il y a quelque chose de pourri dans le roi du Danemark.

Il n’y a pas le Nom-du-Père

Pour savoir ce qu’est l’Autre de l’Autre, il suffit de lire le Séminaire v[15], qui précède celui-ci, ainsi que la fin de la « Question préliminaire »[16]. L’Autre de l’Autre est une catégorie que Lacan a lui-même forgée, et qu’il utilise dans les temps qui précèdent le Séminaire vi. Il l’utilise comme équivalente au Nom-du-Père, il l’utilise comme signifiant de la loi, inscrit dans le langage. À partir de la distinction qu’il introduit entre l’Autre de la loi et l’Autre du langage, on a la position de l’Autre de l’Autre : l’Autre de la loi étant l’Autre de l’Autre du langage.

Et le grand secret qui apparaît à Lacan – le premier – à partir d’Hamlet, c’est précisément qu’il n’y a pas d’Autre de l’Autre, à savoir que l’Autre est troué, inconsistant. Et, donc, il fait sauter le bouchon du Nom-du-Père. Et ceci est reporté, c’est très clair, sur le graphe de Lacan.

Le graphe ne s’arrête pas en haut, à gauche, là où aurait pu être écrit S(A). Ce A est barré, et la flèche continue plus bas, jusqu’à l’emplacement du fantasme. C’est cette distance-là, ce segment-là, entre S(A barré) et le fantasme, de l’un à l’autre, que Lacan a gagné dans ce Séminaire – dans la préparation de ce Séminaire, j’imagine – et qu’il offre à ses auditeurs. C’est un pas majeur, en effet. Et il répétera très exactement ce mouvement-là dans son Séminaire xvi, intitulé D’un Autre à l’autre[17] : l’Autre, avec un grand A, se situe à S(A barré) ;  l’autre, avec un petit a, c’est l’objet petit a du fantasme.

Il est très remarquable que, sur ce point, Lacan fasse silence, il ne donne pas à ses auditeurs l’addition. Il suffit de lire ces trois pages du Séminaire vi et de se référer au Séminaire de l’année qui précède, pour saisir (2+2=4) que ça veut dire que le Nom-du-Père n’est pas la clé de voûte de l’architecture linguistique, sociale, dialectique, etc. Il ne dit pas qu’il vient de dégrader ce qu’il avait, l’année d’avant, promu : ce Nom-du-Père qui réjouissait une partie importante de son auditoire, qui y retrouvait les échos de la tradition chrétienne.

Est-ce pour ménager son auditoire qu’il a fait silence ? Est-ce pour ne pas clore trop vite la question ? En tout cas, on pourrait mettre en ordre les différents Séminaires à partir de cette question.

À la fin du Séminaire vi, on le voit déjà saisir que l’objet a du fantasme n’est pas l’image du corps propre, et qu’il est beaucoup plus probant de mettre à cette place les objets dits prégénitaux. On voit la bascule se faire dans le Séminaire. Des cent premières pages que j’ai citées aux dernières, l’objet a change d’identité. Il était, au départ, l’image du corps propre. À l’arrivée, Lacan situe à cette place les objets prégénitaux.

Dans le Séminaire suivant, le Séminaire vii, il montrera que la place principale est occupée, non par le Nom-du-Père, mais par ce qu’il appelle la chose, à savoir la jouissance. La chose vient à la place de ce Nom-du-Père qui vient d’être détrôné.

Le Séminaire sur Le transfert, c’est la confrontation de l’objet a et de la chose, une nouvelle pensée sur le transfert à partir de l’objet a cette fois-ci.

Le Séminaire de « L’identification », le Séminaire ix, isolera la fonction idéalisante du signifiant et travaillera le concept du sujet barré.

Le Séminaire x, sur L’angoisse, étalera la liste complétée des objets : aux objets de Freud, Lacan ajoute le regard et la voix.

Et, enfin, il avait prévu d’expliquer, dans le Séminaire xi, les conséquences de la page 353 du Séminaire vi, c’est-à-dire d’expliquer qu’il n’y a pas d’Autre de l’Autre veut dire qu’il n’y a pas le Nom-du-Père, et qu’il y a au mieux les noms-du-père. Et là, il considère que le bâillon qu’on a mis sur sa bouche avait du sens, et donc il n’a, en effet, jamais repris la question, comme il avait l’intention de le faire.

Voilà les quelques mots que j’ai pu vous dire. Ce n’est pas un point de capiton. Ce n’est pas une ouverture sur dans deux ans. Je vous ai communiqué ce qui, dans le moment où nous sommes, continue de m’intéresser dans le Séminaire vi. J’espère qu’il en sera de même pour vous. Merci.

 



[1]Texte établi par Monique Kusnierek, non revu par l’auteur.

[2] Lacan J.,  Le Séminaire, livrevi, Le désir et son interprétation, Paris, Éditions de la Martinière, Le Champ freudien, 2013, p. 118.

[3]Ibid.

[4] Ibid.

[5]Ibid.

[6]Ibid., p. 119.

[7]Ibid., p. 124.

[8] Ibid.

[9]Lacan J., Écrits, « Subversion du sujet et dialectique du désir », Paris, Seuil, 1966,p.  820.

[10]Lacan J.,Le désir et son interprétation, op.cit., p. 324.

[11]Ibid., p. 347.

[12]Ibid., p. 352.

[13]Ibid., pp. 352-353.

[14]Ibid., p. 353.

[15] Lacan J., Le Séminaire, livre v, Les formations de l’inconscient, Paris, Seuil, 2008.

[16] Lacan J., Écrits, « D’une question préliminaire à tout traitement possible de la psychose », Paris, Seuil, 1966,pp.  531-583.

 

[17]Lacan J., Le Séminaire, livre xvi, D’un Autre à l’autre, Paris, Seuil, 2006.

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EuroFédération de Psychanalyse – Nouvelle École Lacanienne – Fondation du Champ freudien

4e ATELIER LACAN en RUSSIE

Présidé et animé par Jacques-Alain Miller

L’ENFANT ET SES SYMPTÔMES

Pratiques orientées par la psychanalyse

MOSCOU

4 et 5 octobre 2013

BIBLIOTHÈQUE DES LITTÉRATURES ÉTRANGÈRES

 

PROGRAMME

Vendredi matin :

– Ouverture par  Matthieu Ardin, directeur de l’Institut français, et Daniel Roy, délégué NLS

– Introduction : Mikhael Strakhov, président du Groupe du Champ freudien – Russie

– Jacques-Alain Miller : Présentation du thème

– Alexandre Fedtchuk  (Novossibirsk) “Le joueur d’échec”

 

Vendredi AM : “COMPLEXES FAMILIAUX”

            – Alexandre Bronnikov (Moscou) « Comment faire un avec deux »

            – Anna Kondyakova (Saint-Pétersbourg) « Sasha-le-clown »

            – Ogneslava Khaluk (Tcheliabinsk) « Un garçon désaxé »

 

Samedi matin : “L’ENFANT AUTISTE ET SES OBJETS”

            – Irina Soboleva (Saint-Pétersbourg) « Au bord du monde »

            – Anna Fiodorova (Saint-Pétersbourg) « Regarde ! »

            – Tatiana Medvedeva (Saint-Pétersbourg) « Le garçon qui nie »

 

Samedi AM : ” CHERCHER UNE ISSUE”

            – Mikhael Strakhov (Moscou) « Au revoir, le petit train ! »

            – Alexey Zaïtchikov (Moscou) « La petite fille qui répondait par le silence »

– Konstantin Zoubahin (Novossibirsk) « La petite fille aux mannequins »

 

RÉUNION DU DIMANCHE 6 OCTOBRE

Institut français de Moscou – 10 à 12 h

 

Conversation avec J.-A. Miller

L’orientation lacanienne en Russie : aspects institutionnels

Assemblée générale du Groupe du Champ freudien – Russie

 

Groupe du Champ freudien – Russie

 

 

 

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Papers
nº 3

Bulletin électronique du Comité d'action de l'École Une

Version 2013—2014

 

Éditorial, Laure Naveau
Une hésitation
mise en scène, Gil Caroz
Événement de corps, Mónica
Febres-Cordero de Espinel

Le rêve et le réel,
Pierre Naveau
Au XXIe siècle, un réel qui fait la
loi, Maria Laura Tkach
Ordonner le réel: des lois de la nature aux
codes et algorithmes,Véronique Voruz

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Association Suisse Romande de l’Ecole Européenne de Psychanalyse
ASREEP – NLS
 
Séminaire « Nouages » à Genève

Préparation du XIIè CONGRES DE LA NLS 

CE QUI NE PEUT SE DIRE

désir, fantasme, réel

 

 
 

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COMMUNIQUÉ du 9 septembre
Lors de la fondation de la NLS qui rassemblait les groupes psychanalytiques en Europe non constitués en Ecole, il fut important d’inclure les collègues au-delà des frontières européennes, qui avaient des liens évidents avec notre champ et avaient développé localement une activité psychanalytique consistante. Ce fut évidemment Israël, Société affiliée, mais également l’Australie, groupe associé, avec notre collègue Russel Grigg qui malgré l’éloignement géographique, conserve un lien fort à la NLS et contribue à son développement. 
Le groupe québécois, malgré la distance, mais du fait de son appartenance à la francophonie, a maintenu, développé et renforcé depuis dix ans ses liens avec la NLS, sans avoir le statut de groupe associé. Pour cela, il fallait constituer un groupe psychanalytique fondé sur les exigences d’Ecole. Depuis un an, le Comité Exécutif de la NLS, avec le conseil de l’AMP, a suivi avec attention la préparation de la constitution de ce groupe sur l’initiative d’Anne Béraud. Le groupe se nommera NLS-Québec, aura le titre de “groupe associé”; et ses statuts, préparés en concertation avec le C.E., seront déposés prochainement. 
L’invitation régulière de collègues à Montréal, la publication de travaux et conférences, la diffusion remarquable de publications sur le net, le choix des thèmes de travail orientés par ceux de l’Ecole, un nombre croissant de participants aux Congrès de la NLS – tout cela fait du travail de nos collègues au Québec un vivier éclairé et décidé vers la cause analytique. Et surtout, des analyses se poursuivent et produisent des effets d’Ecole. Les fondateurs de NLS-Québec ne sont pas encore nombreux mais leur désir décidé en amènera d’autres, un par un – les activités sur place rassemblant un nombre important d’auditeurs, analysants ou non, intéressés à la psychanalyse de diverses façons. 
 
Dominique Holvoet
Président de la NLS
 


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Déclaration des cartels (in vivo) pour l’année 2013-2014

Chers collègues, 
Vous êtes invités à déclarer votre cartel sur le site de l’École en remplissant la fiche que vous trouverez en cliquant sur la rubrique « Vie de l’École – Cartel - Déclaration de cartel ». 



La déclaration concerne les cartels de la NLS qui commenceront cette année ainsi que ceux de l’année dernière qui se poursuivent. 

Attention ! :  Ne cochez pas la case « Cartel vers le congrès » qui est réservée aux cartels électroniques.  
Je souhaite à tous bon travail !
Despina Andropoulou
Déléguée aux Cartels pour la NLS
www.amp-nls.org