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Sexualité        Amour         Temps       Nom-du-père ?        Disruption        Science
 
 
 
 
       
 
Édito – Une série « ovarienne »
Par Nicolas Moyson

 
« [L]a famille a son origine dans le malentendu, dans la non rencontre, la déception, dans l’abus sexuel ou dans le crime ». Cette citation de Jacques-Alain Miller – que j’ai piochée dans le beau texte de Pascale Simonet, publié cette semaine dans Ombilic – m’est apparue saisir à point nommé l’enjeu de la série que je viens de découvrir et que je souhaite partager avec vous. Il s’agit de la deuxième saison de la série dramatique Top of the lake. Intitulée China Girl, celle-ci démarre par la découverte du cadavre d’une jeune femme dont on apprend rapidement non seulement qu’elle était enceinte au moment du décès mais que l’enfant qu’elle portait est le fruit d’une gestation pour autrui, faisant d’elle une mère porteuse.L’intérêt de cette série policière réside selon moi peut-être moins dans les ressorts de son intrigue, pourtant palpitante, que dans la manière dont l’enquête sert de catalyseur aux enjeux subjectifs de son héroïne : l’inspectrice Robin Griffin…

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
De l’événement d’une IVG à l’avènement du désir d’être mère
Par Céline Aulit
 
« J’ai ressenti une violente envie de chier. J’ai couru aux toilettes, de l’autre côté du couloir et je me suis accroupie devant la cuvette, face à la porte. Je voyais le carrelage entre mes cuisses. Je poussais de toutes mes forces…

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Désir de paternité et GPA : le proton pseudos
Par Caroline Doucet
 
Lacan repérait dans Freud le polymorphisme du rapport au père. L’une de ses formes peut s’exprimer dans un désir de paternité auquel il est chez certains hommes « incompréhensible et déchirant de renoncer », écrit Marc-Olivier Fogiel…

 
 
 
 
 
 
 
 
Dystopies et avenir(s) de la filiation
Par Marianne Gérard
 
« Le vainqueur inconnu de demain, c’est dès aujourd’hui qu’il commande ». Sa voix ne serait-elle pas déjà singulièrement audible, sous ses accents les plus noirs, dans les dystopies ? A tel point que les pépites du genre…

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Animales no tan fantásticos
Por Patricia Lombardi
 
La disyunción entre la parentalidad biológica y familiar se puede rastrear en distintas culturas, aunque se velase en la historia de Occidente “con un manto púdico”, hasta la irrupción de la ciencia en materia de procreación…

 
 
 
 
 
 
 
 
Au commencement était le malentendu
Par Pascale Simonet
 
« La famille a son origine dans le malentendu, dans la non rencontre, la déception, dans l’abus sexuel ou dans le crime. […] [Elle] est essentiellement unie par un secret […]. Quel est ce non-dit ?…

 
 
 
 
 
 
 
YouTube Channel – Cristofaro DestefanoCentro PMA A.O. Moscati Avellino – Italy

 
 
 
 
Bibliographie
“Tel est le scandale – la mère est une femme. C’est le scandale à quoi le sujet névrosé ne parvient à se faire que dans une analyse.” Miller J.-A., “Mèrefemme”, La cause du désir, n°89, 2015, p. 122. – extrait des leçons des 30 mars et 6 avril 1994 du Cours “L’orientation lacanienne. Donc”
 
 
 
 
 
 
L'artiste du jour 1
Sofie Vangor
 
Sofie Vangor, issue des Marolles à Bruxelles, est plasticienne et professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Liège.C’est une artiste libre, curieuse et engagée, dans le sens d’une implication personnelle forte…

 
 
 
 
 
 
 
L'artiste du jour 2
Valérie Buchel
 
Les dessins de Valérie Buchel résonnent de manière toute particulière avec le thème de Pipol. Sa manière de transmettre ce qu'il en est de sa création fait écho à la complexité…

 
 
 
 
 

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« [L]a famille a son origine dans le malentendu, dans la non rencontre, la déception, dans l’abus sexuel ou dans le crime ». Cette citation de Jacques-Alain Miller – que j’ai piochée dans le beau texte de Pascale Simonet, publié cette semaine dans Ombilic – m’est apparue saisir à point nommé l’enjeu de la série que je viens de découvrir et que je souhaite partager avec vous. Il s’agit de la deuxième saison de la série dramatique Top of the lake. Intitulée China Girl, celle-ci démarre par la découverte du cadavre d’une jeune femme dont on apprend rapidement non seulement qu’elle était enceinte au moment du décès mais que l’enfant qu’elle portait est le fruit d’une gestation pour autrui, faisant d’elle une mère porteuse.L’intérêt de cette série policière réside selon moi peut-être moins dans les ressorts de son intrigue, pourtant palpitante, que dans la manière dont l’enquête sert de catalyseur aux enjeux subjectifs de son héroïne : l’inspectrice Robin Griffin…

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
De l’événement d’une IVG à l’avènement du désir d’être mère
Par Céline Aulit
 
« J’ai ressenti une violente envie de chier. J’ai couru aux toilettes, de l’autre côté du couloir et je me suis accroupie devant la cuvette, face à la porte. Je voyais le carrelage entre mes cuisses. Je poussais de toutes mes forces…

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Désir de paternité et GPA : le proton pseudos
Par Caroline Doucet
 
Lacan repérait dans Freud le polymorphisme du rapport au père. L’une de ses formes peut s’exprimer dans un désir de paternité auquel il est chez certains hommes « incompréhensible et déchirant de renoncer », écrit Marc-Olivier Fogiel…

 
 
 
 
 
 
 
 
Dystopies et avenir(s) de la filiation
Par Marianne Gérard
 
« Le vainqueur inconnu de demain, c’est dès aujourd’hui qu’il commande ». Sa voix ne serait-elle pas déjà singulièrement audible, sous ses accents les plus noirs, dans les dystopies ? A tel point que les pépites du genre…

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Au commencement était le malentendu
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« La famille a son origine dans le malentendu, dans la non rencontre, la déception, dans l’abus sexuel ou dans le crime. […] [Elle] est essentiellement unie par un secret […]. Quel est ce non-dit ?…

 
 
 
 
 
 
 
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Bibliographie
“Tel est le scandale – la mère est une femme. C’est le scandale à quoi le sujet névrosé ne parvient à se faire que dans une analyse.” Miller J.-A., “Mèrefemme”, La cause du désir, n°89, 2015, p. 122. – extrait des leçons des 30 mars et 6 avril 1994 du Cours “L’orientation lacanienne. Donc”
 
 
 
 
 
 
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– BIBLIOGRAPHIC FRAGMENTS –

 
_______________
 
The Envy to Get Out
 

 
"Female sexuality appears, instead, as the effort of a jouissance enveloped in its own contiguity […] in order to be realized in competition with the desire that castration liberates in the male”.
J. Lacan, Écrits
 

 

For Lacan, no one is in paradise, neither women whom he considers rather imprisoned within themselves. They therefore work to get out of a jouissance that envelopes them because it is not localised in one part of their body but takes it entirely. Wouldn’t we say that the famous Sadian injunction Yet another effort! (Encore un effort!) seems to be made for them? Their envy is not for the penis, but to be realised in the envy of the desire that castration liberates in men. What does a woman want? That her jouissance is liberated by becoming desire and better still, love.
Philippe Hellebois
 

 

 
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The Envy to Get Out
 

 
"Female sexuality appears, instead, as the effort of a jouissance enveloped in its own contiguity […] in order to be realized in competition with the desire that castration liberates in the male”.
J. Lacan, Écrits
 

 

For Lacan, no one is in paradise, neither women whom he considers rather imprisoned within themselves. They therefore work to get out of a jouissance that envelopes them because it is not localised in one part of their body but takes it entirely. Wouldn’t we say that the famous Sadian injunction Yet another effort! (Encore un effort!) seems to be made for them? Their envy is not for the penis, but to be realised in the envy of the desire that castration liberates in men. What does a woman want? That her jouissance is liberated by becoming desire and better still, love.
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"Woman does not exist"
– IN THE WORLD –
Correspondents

 
_______________
 
 

 
From the seven schools of the WAP, the correspondents of the Great Conversation will make us hear how Lacan's proposition "The woman does not exist" resonates in our time, and especially in their country and in their language.

 

 
_______________
 
Soeurs, mais presque
 

 
Par Martine Versel (ECF)
 
La sororité est un emblème du MLF dans les années 1970. Cet emblème désignait alors l’idéal rassemblement des « sœurs séparées » selon les termes mêmes de "L'hymne des femmes", écrit par des militantes du MLF. Il s’agissait donc pour ces sœurs de s’unir pour faire front commun et lutter ensemble pour l’égalité de leurs droits. Ce concept est ensuite tombé dans l’oubli pour réémerger dans le sillage du mouvement #MeeToo en 2017. Nombre de courants néo-féministes s'en réclament et l’invoquent. À présent, la sororité indiquerait que toutes les femmes sont victimes d’une oppression de genre et de la domination masculine, les sœurs se trouvant dès lors rassemblées par les violences machistes. Mais l’idéal que la sororité constitue ne semble pas empêcher quelques oppositions de taille. Le 8 mars dernier en a donné un exemple lors d'une manifestation parisienne où l’on a pu assister à l’affrontement physique de collectifs féministes divisés, entre autres, sur la question de l’inclusion des trans M to F dans l'ensemble des femmes.
 

 

 
_______________
 
Sisters, almost
 

 
By Martine Versel (ECF)

 
Sisterhood was an emblem of the MLF (Mouvement de libération des femmes) in the 1970s. At the time, this emblem referred to the ideal of "separated sisters" coming together, in the words of "L'hymne des femmes" (The Women's Hymn), written by MLF activists. The idea was for these sisters to unite to form a common front and fight together for their equal rights. This concept was then forgotten, only to re-emerge in the wake of the #MeToo movement in 2017. Many neo-feminist currents claim it and invoke it. Now, sisterhood would indicate that all women are victims of gender oppression and male domination, with sisters therefore being brought together by macho violence. But the ideal that sisterhood constitutes does not seem to prevent some major oppositions. The 8th of March gave an example of this during a demonstration in Paris, where feminist collectives physically confronted each other, divided over, among other things, the question of including Male to Female trans women in the group of women.

 

 
_______________
 
I LANDAI, una voce per le donne
 

 
Per Adele Succetti (SLP)
 
“È stato un incidente, dici,
scusa se mi trovo tra il tuo pungo e il vuoto”
Mariangela Ruggiu
 
Da una decina d’anni, negli ambienti poetici italiani, oltre alle poesie più canoniche, sono stati presentati al pubblico anche i LANDAI (landays in inglese), una forma di poesia breve, nata in Afghanistan, che le donne utilizzavano in segreto per invocare l’amore, la libertà e per denunciare le violenze e i soprusi subiti.
In lingua pashtun, landai significa “piccolo serpente velenoso” ed è formato da un distico di nove e tredici sillabe. I versi sono come il morso del serpente velenoso, diretti, forti, sempre anonimi. Gli uomini possono scriverne o recitarli ma la voce narrante è sempre al femminile. Per questo motivo in Italia, alcuni blog di poesia hanno deciso di “adottare i landai come arma internazionale di denuncia delle donne contro la società maschilista” e per dare voce alle donne che subiscono violenze (in Italia e anche in America latina). Per la loro incisività, le poetesse utilizzano i landai anche per parlare della violenza contro le donne nelle scuole.
 

 

 
_______________
 
Les LANDAI, une voix pour les femmes
 

 
Par Adele Succetti (SLP)
 
“Ça a été un accident, tu dis,
Pardonne-moi si je suis entre ton poing et le vide”
Mariangela Ruggiu
 
Depuis une dizaine d’années, dans les milieux poétiques italiens, outre les poésies plus canoniques, on présente également au public les LANDAI (landays en Anglais). Il s’agit d’une forme de poésie courte, née en Afghanistan, et que les femmes utilisaient en secret pour évoquer l’amour et la liberté, ou pour dénoncer les violences et les vexations subies.
Dans la langue pashtun, landai signifie « petit serpent venimeux ». Cette forme poétique est formée de deux vers de neuf, puis treize pieds. Ces vers, toujours anonymes, sont comme la morsure du serpent : venimeux, directs, forts. Les hommes peuvent en écrire ou en réciter, mais c’est toujours une femme qui y parle. Pour cette raison, quelques blogs de poésie ont décidé d’« adopter les landai comme arme internationale de plainte des femmes contre la société machiste » et pour donner la parole aux femmes qui subissent des violences (en Italie, mais aussi en Amérique latine). Les poètes utilisent les landai pour leur tranchant, y compris pour parler de la violence contre les femmes dans les écoles.
 

 

 
_______________
 
Ni una menos
 

 
Por Marina Recalde (EOL)
 
El movimiento Ni Una Menos nació hace siete años, luego de que un joven asesinara a su novia de 14 años, embarazada. Luego de dos tuits de dos mujeres periodistas, se organiza una marcha para exigir justicia en este caso ya catalogado como femicidio, una marcha como tantas otras. Sin embargo, esta marcha dará un giro dando lugar al movimiento Ni Una Menos que significa : "ni una menos". Un lema que se condensará en un grito alrededor del cual se reúnen un grupo de mujeres que dicen "¡Basta!" a la gran cantidad de femicidios que se han producido en Argentina, mujeres cuyos cuerpos han aparecido generalmente en basurales.
El epicentro de la convocatoria fue frente al Congreso Nacional, que estaba iluminado en violeta, color que luego se convertiría en representativo de este movimiento, e identificable en los pañuelos que llevaban las manifestantes. Es de señalar que el pañuelo es un símbolo en la Argentina. El primer movimiento que lo utilizó fue el de las Madres de Plaza de Mayo, es decir, las madres de los desaparecidos de la dictadura quienes, para reconocerse entre ellas sin ser reconocidas por otros, caminaron por la Plaza de Mayo con un pañuelo blanco en la cabeza, que en esa época era un pañal de tela.
Años después, reaparecen los pañuelos, primero violetas en las filas de las manifestantes del movimiento Ni Una Menos, y luego verdes para las mujeres que reclaman el derecho a la interrupción voluntaria del embarazo (aborto). Esta es la famosa “ola verde” que ha cruzado fronteras. Otro pañuelo es el naranja, que simboliza la exigencia de la separación de Iglesia y Estado. Otro pañuelo es el celeste, que portan las mujeres que se oponen al aborto.
Los pañuelos son un símbolo tal que muchas mujeres nacidas en de los años 50 y 60 pudieron decir que son las hijas de la generación de los Pañuelos Blancos y las madres de los Pañuelos Verdes.
Este movimiento se ha vuelto ahora más complejo. Denuncia la denominada violencia de género, en todos los estratos políticos, sociales y culturales, reclamos que luego se extenderán en varios países.
A partir de este movimiento, que se inició con el asesinato de una adolescente embarazada, y cuya última batalla ganada es la del derecho a la interrupción voluntaria y gratuita del embarazo, fue posible promulgar una serie de leyes en favor de los derechos de las mujeres.
Ni Una Menos, este movimiento que ha empujado a las mujeres a las calles, mujeres que rechazan la existencia de una mujer menos de entre todas las mujeres vivas, continúa teniendo sus efectos.
 

 

 
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Ni una menos
 

 
Par Marina Recalde (EOL)
 
Le mouvement Ni Una Menos est né il y a sept ans, après qu’un jeune homme ait assassiné sa petite amie de 14 ans, enceinte. Après deux tweets de deux femmes journalistes, une marche est organisée pour demander justice dans cette affaire déjà classée comme féminicide – une marche comme tant d'autres. Cependant, cette marche prendra une autre tournure et donnera naissance au mouvement Ni Una Menos qui signifie : « pas une de moins ». Un slogan qui va se condenser dans un cri autour duquel se réunit un ensemble de femmes qui disent « Assez ! » à l'énorme nombre de féminicides qui a eu lieu en Argentine, où l’on voyait ainsi réapparaitre des cadavres de femmes, en général dans des décharges.
L’épicentre de l’appel se situant alors devant le Congrès national illuminé d’une lumière violette, cette couleur deviendra représentative du mouvement et repérable dans les foulards portés par les manifestantes. Il est d’ailleurs remarquable que le foulard est un symbole en Argentine. Le premier mouvement qui l’a utilisé est celui des Mères de la Plaza de Mayo, c’est-à-dire les mères des disparus de la dictature, qui, pour se faire reconnaître des unes sans être reconnues des autres, marchaient sur la place de Mayo, en portant sur la tête, un lange blanc, tels ceux qui servait de couche à l’époque.
Des années plus tard, les foulards réapparaissent, d’abord de couleur violette parmi les manifestantes du mouvement Ni una menos, et bientôt de couleur verte pour les femmes qui revendiquent le droit à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) – il s’agit là de la fameuse « vague verte » qui a dépassé les frontières. On en voit aussi de couleur orange portés par celles qui exigent la séparation de l’Église de l’État ou encore de couleur bleu ciel porté par les femmes qui s'opposent à l'avortement.
Les mouchoirs sont un symbole tel que beaucoup de femmes des années 1950 et 1960 ont pu dire qu'elles étaient les « filles de la génération des Foulards Blancs et les mères de celle des foulards Verts ».
Aujourd´hui, ce mouvement est devenu plus complexe. Il dénonce les violences dites sexistes, dans toutes les couches politiques, sociales et culturelles et porte ainsi des exigences qui se répandent dans divers pays.
À partir de ce mouvement qui a commencé avec le meurtre d'une adolescente enceinte, et dont la dernière bataille gagnée est celle concernant le droit à l’interruption volontaire de grossesse – et sa gratuité –, il a été possible de promulguer un certain nombre de lois faisant progresser les droits des femmes. Ni Una Menos, ce mouvement qui a poussé dans la rue, des femmes refusant l’existence d’une seule femme de moins dans l’ensemble des femmes vivantes, continue ainsi de porter ses effets.
 

 

 
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 The Addled Woman

Amandine Dhée

 

Amandine Dhée is a writer and comedienne, and in her stories published by La Contre-allée she explores the various nuances of femininity, the one that is assigned as such and the one that discovers itself in a non-standardised desire, the one that wants to become a mother or not.

In The Addled Woman, she takes us through the experience of pregnancy with a malicious lucidity and a blistering irony that does not prevent us from experiencing moments of grace also.

In the company of Saso, a singer and musician from Lille, she will offer us a fresh version of this story through her musical interpretation.

 

She will be at the Pipol Plenary

 

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Amandine Dhée est écrivaine et comédienne, et explore dans ses récits parus à La Contre-allée toutes les nuances de la féminité, celle qu’on assigne comme telle, celle qui se découvre dans un désir hors-norme, celle qui veut ou pas devenir mère.

Dans La femme brouillon, elle nous donnait à traverser à ses côtés l’expérience de la grossesse avec une lucidité malicieuse, une ironie mordante qui n’empêche pas d’en éprouver aussi les instants de grâce.

En compagnie de Saso, chanteuse et musicienne lilloise, elle nous offrira une version renouvelée de ce récit grâce à sa lecture musicale.

 

Elle sera à la plénière de Pipol

 

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